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Pro D2 - Nicolas Vuillemin (Nevers) : de Jaunard à Jaunet pour la réussite du projet neversois

Vuillemin : de Jaunard à Jaunet pour la réussite du projet neversois
Par Rugbyrama

Le 11/01/2019 à 09:33Mis à jour Le 11/01/2019 à 09:39

PRO D2 - Après une brève expérience du côté d’Oyonnax, l’oancien espoir de Clermont Nicolas Vuillemin a fait le choix assumé de redescendre dans la hiérarchie pour s’inscrire dans le projet de Nevers, alors en Fédérale 1. Après avoir connu la montée avec le club bourguignon, c’est un joueur en pleine confiance qui nous livre son plaisir de grandir avec l’USON.

Rugbyrama : Nicolas, l’USON débute l’année 2019 en tête du championnat de Pro D2. Un classement que votre équipe souhaite maintenir à l’occasion du difficile bloc qui arrive (déplacement à Mont-de-Marsan et Massy, réception de Bayonne) ?

Nicolas Vuillemin : Avec ce nouveau bloc qui s’annonce, on a la volonté de valider le bon travail entrepris depuis le début de saison et avec un mois de décembre plutôt réussi. Maintenant qu’on a pu goûter au haut du classement, on se prend au jeu et on a envie de rester le plus longtemps possible leader. On commence l’année avec ce très difficile déplacement à Mont-de-Marsan, mais on se présentera avec des intentions et l’envie de mettre notre jeu en place, pour mettre les Landais à mal. La réception de Bayonne est aussi très importante et on n’oublie pas ce déplacement à Massy, qui est une équipe qui a toujours su nous mettre en difficulté.

Si ce bloc se passe bien, pourra-t-on dire que Nevers a fait un grand pas vers les phases finales ?

NV : Comptablement parlant on serait pas mal en effet, mais on va d’abord jouer ces trois matchs avant de faire les comptes. Rien ne sera simple ! Quand on va recevoir Bayonne qui a trouvé son rythme dans ce championnat, on sait qu’ils ne viendront pas chez nous sans ambition. C’est important de rester maître à domicile si on veut coller avec nos objectifs en fin de saison. Dès-lors, on prend les matchs comme ils viennent, sans se poser de questions sur les conséquences. Notre volonté est de continuer à développer notre jeu et nous concentrer sur nous-même, avant tout.

Pro D2 - Hugo Fabrègue (Nevers) contre Carcassonne

Pro D2 - Hugo Fabrègue (Nevers) contre CarcassonneIcon Sport

Après une année d’apprentissage de la Pro D2, le club grandit à vitesse grand V tant dans ses structures que par ses résultats. Vous aviez cette volonté de grandir aussi en vous inscrivant dans ce projet ?

NV : Je suis au club depuis 2013 maintenant. A l’époque l’USON évoluait encore en Fédérale 1 mais tout de suite, j’ai senti qu’il existait un projet solide et ambitieux avec les moyens pour réaliser de belles performances sportives. Avec un Président qui met les choses dans le bon ordre et des infrastructures mises à disposition des joueurs, qui sont remarquables, on ne peut que progresser. C’est à nous, les joueurs, de maintenant répondre aux attentes et continuer à faire grandir ce club.

Vous aviez commencé votre carrière au plus haut niveau à Oyonnax, qui vous avez surtout utilisé en Challenge Européen, C’est difficile d’avoir la confiance des clubs de l’élite pour un jeune ouvreur français ?

NV : Aujourd’hui, avec un peu plus de recul, je me dis que c’était peut-être un peu le cas à cette époque. Néanmoins je ne regrette absolument pas mon passage à Oyonnax. J’ai appris énormément et j’ai pu côtoyer des joueurs qui avaient un niveau supérieur au miens. J’ai beaucoup observé et travaillé à leurs côtés et c’est pourquoi je n’ai vraiment aucun regret. Si tu fais le travail, je pense que jeune, français ou pas, on te donne ta chance. Je ne pense pas que j’étais au niveau à cette époque et depuis j’ai progressé.

C’est pourquoi vous avez fait le choix de redescendre dans les divisions pour trouver du temps de jeu ?

NV : C’est vraiment le projet qui m’a donné envie de rejoindre l’USON. Après c’est vrai que j’avais aussi cette volonté d’avoir plus de temps de jeu, car plus tu joues, plus tu progresses et si tu es épanoui, les choses se passent mieux et tu progresses plus vite encore.

" Le projet de Nevers m’a tout de suite tenté. Les conseils d’Hugues Bastide et Stéphane Bonvalot m’ont convaincu que c’était le bon choix."

D’autant plus qu’à Nevers vous avez l’occasion de côtoyer des garçons comme Mathieu Bellie ou Zack Henry, c’est une opportunité aussi de progresser avec leur expérience ?

NV : C’est indéniable… en plus ce sont de bons mecs et des bosseurs ! Matthieu est un garçon formidable qui a cette envie d’aider les autres à progresser à son contact. Il est très agréable à vivre et j’apprends énormément de choses à son contact. Zack est certes plus jeune, mais il possède une rigueur de travail impressionnante. Pouvoir travailler et se comparer avec des joueurs de ce niveau est une chance pour moi, et cela t’obliges à travailler et progresser plus encore pour être à la hauteur.

Vous avez remporté deux championnats espoirs avec Clermont (2011-2012). A votre image, on trouve plusieurs anciens espoirs de Clermont dans l’effectif de Nevers, il existe une filière ?

NV : Pour ma part je me suis aussi inscrit dans ce projet à l’initiative d’Hugues Bastide et Stéphane Bonvalot que j’avais côtoyer à Clermont. Ils ont su me confirmer le sérieux du projet et le plaisir d’évoluer dans ce groupe. Leurs avis et leurs conseils ont pesé dans la balance pour affirmer plus encore mon choix. Aujourd’hui, on voit d’autres anciens espoirs nous rejoindre, comme Maxence Barjaud. On a cette chance d’avoir des clubs assez proches géographiquement entre Clermont et Nevers, ce qui peut permettre d’avoir des échanges réguliers et de développer plus ou moins naturellement ce que vous appelez une filière.

C’est aussi grâce à cette histoire commune que l’on peut trouver une continuité dans le jeu actuel de l’USON ?

NV : Pour l’intégration et pour avoir déjà un certain nombre de repères c’est évident que c’était un plus. D’autres anciens espoirs nous ont ensuite rejoins, comme Maxence Barjaud, mais ancien clermontois ou pas, on est dans un groupe qui vit bien ensemble, et dès-lors c’est toujours plus facile de se fondre au sein de ce collectif et de se mettre à son service.

L’effectif semble équilibré autour de joueurs d’expériences, d’autres revanchards, mais aussi des stars comme Raisuqe ou Gildford. Selon vous c’est la patte de Xavier Péméja qui marque ce groupe ?

NV : Xavier est arrivé dans une période où le club semblait un peu stagner et se chercher. Il a apporté énormément à ce groupe, comme au club, par sa rigueur et sa vision différente des choses. Est-ce cela la patte Péméja ? Je ne sais pas mais dans tous les cas il porte ce projet à bout de bras. Il connait sur le bout des doigts ses garçons et comment les aider à donner le meilleur d’eux même pour bien vivre dans ce groupe. Il nous emmène dans son sillage et chacun d’entre nous apprend énormément à son contact.

Pro D2 - Josaia Raisuqe (Nevers)

Pro D2 - Josaia Raisuqe (Nevers)Icon Sport

Le coach nous a dit dans une précédente interview, que ce groupe-là montera un jour en Top 14 avec ou sans lui, tu as aussi cette sensation ?

NV : Je n’ai pas encore trop envie de penser au Top 14, cela me parait encore un peu utopique aujourd’hui. Quand on met en place notre jeu et qu’on voit arriver les résultats, évidemment c’est présent dans un coin de nos têtes. Mais pour le moment, on veut surtout profiter de notre classement et prendre les matchs un par un avant d’envisager quoique ce soit. On doit rester humble et se concentrer sur la mise en place de notre jeu avant tout. On verra bien au printemps ce qui arrivera mais jouer des phases finales doit être un objectif à part entière dorénavant.

Selon vous, c’est quelque chose qui peut arriver dès cette année ? Le club comme le groupe sont-ils prêts ?

NV : Ce n’est jamais trop tôt ! Je ne suis pas fan des calculs avant l’heure. A-t-on le niveau pour monter ? Aurons-nous les reins assez solides pour se maintenir ensuite ? On ne se pose pas ce genre de questions car on est avant tout dans l’action. Si cela doit arriver, on assumera pleinement la chose. Le groupe est suffisamment armé en termes de talent comme en termes d’expérience et on aura à cœur de relever ce défi. Mais tout cela est encore loin, pour le moment l’horizon c’est ce prochain match face à Mont-de Marsan, lui aussi prétendant à l’accession.

Vous-même, serez-vous prêt à répondre à ce défi et vous inscrire dans la durée dans ce club de Nevers ?

NV : C’est évident ! Il existe tout pour avoir envie de grandir avec ce club. On nous pousse à travailler toujours plus et mieux, et j’ai trouvé ici un cadre formidable pour ma famille. On ne sait jamais de quoi demain est fait, mais nous sommes heureux ici avec ma femme et ma fille et pour le moment on ne se pose pas d’autre question que celle de réussir avec l’USON.

Propos recueillis par Julien Oury

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