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Nevers en quête de constance

Nevers en quête de constance

Le 25/07/2019 à 10:09

PRO D2 - Ce vendredi face au Stade français, l’USON est le premier club de Pro D2 à disputer un match de préparation. Pour sa troisième saison à ce niveau, le club bourguignon veut se montrer plus régulier. Et s’ancrer un peu plus dans les hauteurs du championnat.

Le public du Pré-Fleuri va pouvoir observer ses troupes ce vendredi 26 juillet à 20h dans un premier match face au Stade français. D’ici au coup d’envoi officiel de la saison de Pro D2 le 23 août prochain et une opposition à domicile face à Soyaux-Angoulême, l’USON enchaînera 3 rencontres de préparation. Face au Stade français donc puis à Montauban (2 août) et à Saint-Affrique contre Colomiers (8 août). L’occasion de valider le travail entrepris en préparation. "Cela se passe plutôt bien, sourit le jeune talonneur Janick Tarrit. Nous touchons déjà beaucoup le ballon, c’est une bonne chose".

Déjà habitués à être dans le rouge tout en maniant l’ovale, les joueurs s’appliquent à mettre l’équipe sur de bons rails pour son troisième exercice en Pro D2. 7e l’année après son accession, 6e et barragiste malheureux (défait à Bayonne) la saison passée, l’USON veut passer un nouveau cap cette saison. "L’objectif fixé est de faire encore mieux que la saison passée, énonce Janick Tarrit. Il faut poursuivre sur cette phase ascendante pour la troisième saison du club en Pro D2. Réussir à s’installer et de faire encore mieux que les deux saisons précédentes". "L’objectif est de se requalifier, appuie le manager Xavier Péméja. Et pour être dans l’évolution, il faut tout tenter pour faire un barrage à domicile après celui à l’extérieur".

Un jeu en évolution

Pour atteindre ces objectifs, plusieurs chantiers sont ouverts. "De manière globale, nous cherchons à avoir plus de maitrise dans ce que nous faisons, explique l’entraîneur des avants, Sébastien Fouassier. Nous avons attaqué il y a deux ans en Pro D2 avec des joueurs qui ne connaissaient pas le niveau ou le club. Il y avait eu un énorme renouvellement d’effectif, cela a été une année de découverte. La saison dernière, nous avions une certaine connaissance. Aujourd’hui, nous entrons dans une troisième saison où nous allons avoir plus d’exigence.

Xavier Pemeja et son coach assistant Sebastien Fouassier

Xavier Pemeja et son coach assistant Sebastien FouassierIcon Sport

Il faut avoir plus de maitrise, dans la gestion des temps forts et temps faibles par exemple. Nous devons aussi gagner en maturité et voir nos leaders de groupe et de jeu prendre du poids dans l’équipe pour la driver encore plus". Et éviter une dégringolade comme celle de la fin de saison passée. Car les Neversois occupaient en effet le fauteuil de leader au soir de la 19e journée. Mais sur les 12 matchs qui ont suivi, les Bourguignons ont concédé 8 défaites et 1 nul pour seulement 3 victoires.

Et finalement arraché de justesse une place en barrage. "Il faut gommer ce qui n’a pas fonctionné sur les deux saisons écoulées, reprend Sébastien Fouassier. Si nous refusons de regarder là où nous avons été moins bons, nous aurons du mal à progresser. Il faut que nous soyons plus réguliers dans ce que l’on propose. Nous sommes capables de faire de grosses performances comme de tomber très bas aussi. De faire des matchs à 18/20 et d’en livrer d’autres à 5-6-7/20. Là-dessus, il faut vraiment gagner en maturité".

L’expérience des saisons passées doit servir à un groupe qui a peu changé, avec seulement 5 arrivées à l’intersaison (Kaikatsishvili, Njewel, Cazenave, Jaminet et Camou). Cela simplifie le travail sur les premiers automatismes. Il y a un socle solide en terme de systèmes et sur le jeu. Plus de 80 % de l’effectif va ainsi vivre sa deuxième ou troisième saison au club.

Une évolution est en cours côté projet de jeu. "Nous faisons très souvent des remises à jour, explique Sébastien Fouassier. Nous cherchons des modifications pour améliorer tout ce que l’on fait et dans tous les secteurs". Nevers mise sur un projet de jeu toujours ambitieux, mais avec une palette plus complète. Sur certains aspects, l’USON doit conserver son niveau de performance vu la saison passée. En défense, dans le secteur de la conquête et en possession notamment. En revanche, elle n’a pas été assez efficiente en terme d’essais marqués, dans le nombre de points mis au pied et dans l’occupation. "Il y a quelques modifications sur le plan de jeu de la saison passée, confirme Janick Tarrit. L’objectif va être de commencer à mettre en place une partie de celles-ci pour que l’on soit prêts pour le début de saison".

PRO D2 - Janick Tarrit (Nevers)

PRO D2 - Janick Tarrit (Nevers)Icon Sport

Un match de gala pour débuter

L’USON n’avait pas pu faire de match de préparation au Pré-Fleuri ces dernières saisons et donc le public bourguignon va encore plus apprécier d’observer son équipe ce vendredi, notamment les nouveaux venus. Et face à un adversaire de standing de surcroit. "Jouer contre le Stade français est excitant, lance Janick Tarrit du haut de ses 20 ans et 10 matchs en Pro D2. Mais surtout, cela va être bénéfique de se confronter contre une telle équipe en terme de niveau de jeu. Il y a moins de pression car si nous perdons c’est logique. Et si nous les surprenons, c’est " bonnard". Je pense que sur ce match, la vitesse de jeu et les enchaînements risquent de nous surprendre. Mais également de nous faire du bien".

Les joueurs sont enthousiastes, le staff s’en frotte les mains. "Nous avons toujours envie de nous confronter à ce qui se fait de mieux, donc c’est intéressant de faire un match de préparation contre une équipe de Top 14, explique l'entraîneur Sébastien Fouassier. Cela permet de se mesurer collectivement et individuellement à un niveau supérieur même si les deux équipes sont dans une phase de préparation. L’objectif n’est pas d’être prêts pour cette rencontre face au Stade français mais pour la reprise du championnat".

Sans Raisuqe ni Roelfose

En cette pré-saison, l’USON est notamment privée des Samoans Senio Toleafoa et Auvasa Faleali’i et du Canadien Conor Trainor (présélectionnés pour la Coupe du monde) mais également de ses piliers Max Curie (Ilia Kaikatsishvili est son joker médical), Nemo Roelfose (opéré d’une pubalgie, il sera absent 2 à 3 mois) ou encore de son ailier Josaia Raisuqe. Des absents qui ne doivent pas empêcher l’USON de proposer un jeu intéressant. "L’important est ce que l’équipe est capable de faire, expose ainsi Janick Tarrit. Il ne faut pas se reposer sur les exploits individuels de "Winni" (Josaia Raisuqe, ndlr). Quand il est là, cela fait du bien au moral mais il faut que l’on montre que nous sommes capables de nous débrouiller sans lui aussi".

Après un confortable maintien et une présence en barrage à l’extérieur, le club de président Dumange poursuit son évolution structurelle en terme de jeu et de maturation d’un groupe qui prend peu à peu de l’expérience. L’équipe se donne les moyens de repartir lutter pour les sommets de ce championnat. Avec un collectif plus mur et un jeu par moment plus clinique. "J’ai vraiment confiance en ce groupe, je suis persuadé qu’il va réussir" assène le manager Xavier Péméja.

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