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Bélie : "C’est inquiétant !"

Bélie : "C’est inquiétant !"

Le 02/09/2019 à 16:25Mis à jour Le 04/09/2019 à 17:35

PRO D2 - Son compteur matchs dépasse la centaine de rencontres en Top 14. Mathieu Bélie l’ancien joueur de Toulouse, Brive et de l’USAP notamment a fait son retour sur les pelouses vendredi dernier.

Après quasiment une année sans jouer (sa dernière apparition datait du 2 novembre 2018 à Brive) et une opération de l’épaule digéré, l’ouvreur évoque son retour et la situation difficile de son club de Nevers. Echange.

Que s’est-il passé la saison dernière ?

J’ai vécu une saison compliquée. Alors que je n’avais pas trop joué en début de championnat, j’avais des problèmes récurrents à l’épaule. J’ai décidé de me faire opérer en décembre et je n’ai pas pu rejouer de la saison. Là, j’ai pu reprendre la prépa physique avec tout le monde. Quasi neuf !

Qu’est-ce que cela vous fait d’enfin rejouer ?

Je suis content d’être sur la pelouse. Je galérais depuis quelques années avec cette épaule. L’opération était inévitable. Je me suis quand même posé la question de savoir si je voulais continuer à jouer. Mais nous sommes chanceux car nous faisons un beau métier, qui est aussi ma passion. Maintenant, je veux profiter. Du peu de temps de jeu que j’ai eu et peut-être du temps de jeu que j’aurais après.

Vous n’êtes pas si vieux que cela… (31 ans)

Non, non. Mais c’était tout de même une grosse opération. Lorsque l’on se sent diminué, il a une période post-opératoire compliqué. Moi qui aime bien défendre, une opération à l’épaule n’était quand même pas anodine.

Quelle est votre ambition personnelle ?

Je veux surtout retrouver du plaisir. Profiter du terrain, des copains. S’il y a temps de jeu, tant mieux. Quand on est joueur c’est mieux de jouer mais je ne me prends pas la tête non plus.

Comment avez-vous vécu la fin de saison difficile de l’USON alors que vous ne pouviez pas aider vos partenaires ?

J’avais fait une croix sur la saison donc je me suis concentré sur mon épaule. Après c’est sûr qu’avec les blessures de Zack Henry et de Nicolas Vuillemin, j’aurai peut-être été utile pour le groupe. Mais je ne sais pas si cela aurait changé grand-chose.

Que vous inspire ce début de saison galère de l’USON ?

C’est inquiétant ! Surtout au niveau de la manière et des scores que nous prenons. Même si Oyonnax sera un gros de Pro D2 - il n’y a pas de souci là-dessus -, prendre 56 points, c’est trop. Je n’avais jamais connu cela avec Nevers ici. La semaine dernière, nous avons perdu contre une équipe d’Angoulême décomplexée qui est venu faire un coup au Pré-Fleuri. Si, c’est inquiétant car on ne peut pas dire que c’est juste le début de saison et que l’on va se réveiller après.

Comment l’expliquer ?

Les raisons… C’est toujours pareil, nous avons tous notre point de vue, peut-être différent… Pour l’instant, nous ne l’expliquons pas trop. Le staff est en train de se poser des questions, le président aussi. Mais c’est surtout à nous joueurs de se poser les bonnes questions et de se remettre vite la tête à l’endroit.

La mauvaise dynamique de la fin de saison dernière ne pèse-t-elle pas un peu ?

Force est de constater que si, certainement. Il n’y a pas eu beaucoup de recrues, le groupe reste inchangé. Donc, si certainement que la fin de saison dernière est encore dans les mémoires et qu’il falloir enchaîner quelques victoires pour que cela s’efface.

Quel sera le mot d’ordre pour Biarritz ?

Je pense qu’il faut se rassurer sur les bases. Nous avons une équipe vraiment complète que ce soit devant ou derrière. Il faut faire les choses à l’endroit et ne pas se prendre pour d’autres. Il faut remettre les choses à leurs places et le faire par de la simplicité.

Peut-on s’attendre à une grosse réaction d’orgueil ?

Forcément, il faut de l’orgueil. Mais pas que, car cela ne suffira pas face à une grosse équipe de Biarritz qui a fait un super recrutement à l’intersaison. Il faudra aussi de l’application, du sérieux et de la simplicité.

A Nevers, vous êtes mis dans de bonnes conditions autour du terrain. La pression va-t-elle être rapidement plus forte ?

Oui, je trouverais cela normal que le président nous mette la pression. Il nous met dans de superbes conditions. A Nevers, nous avons la chance d’être dans un club très structuré et super professionnel. Alors à nous de ne pas tout gâcher quoi.

Dans un autre registre, la Coupe du monde approche. Vous auriez rêvé de la jouer avec l’Espagne. La plaie est-elle refermée ?

Non, elle ne l’est pas. Et elle ne le sera jamais. C’est dur pour moi encore d’en parler. Et je ne regarderais pas un match de la coupe du Monde.

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