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Pro D2 - Les attentes de Clarkin (Biarritz)

Biarritz : Les attentes de Clarkin...
Par Rugbyrama

Le 10/01/2019 à 15:48

PRO D2 - Huitième au classement, le Biarritz Olympique se déplace à Brive ce soir. À quatre points de la sixième place, il reste encore 14 matchs aux Basques pour accrocher le wagon qualificatif.

Promu à la tête du sportif au mois de novembre dernier, Matthew Clarkin découvre, jour après jour, les joies et difficultés du rôle de manager. Pour l’instant, son bilan à la tête du Biarritz Olympique est de deux victoires (à Oyonnax et contre le Stade Montois), pour deux défaites (Béziers et Vannes). Le BO, huitième à sa prise de fonction, n’a pas bougé de place. Clarkin apprend et doit composer avec un groupe amputé par les nombreux blessés (une quinzaine avant la trêve).

En construction

Fin novembre, il nous confiait alors : "Je suis dans l’adaptation et je ne me pose pas trop de questions. Comme les joueurs, je suis en train, moi aussi, de faire le maximum pour qu’on avance le mieux possible."

Les deux derniers mois de 2018 ont été durs et la trêve a fait le plus grand bien. "Oui, il y a eu un peu d’usure physiquement. Et quand le physique commence à tirer, ça devient mentalement compliqué reconnaît le Néo-Zélandais. Quand je dis que ce n’est pas évident, je parle pour tout le monde - moi compris - mais je suis plongé dedans. Je veux que les joueurs continuent à s’investir autant, et on va y arriver."

Pro D2 - Mathew Clarkin (Biarritz)

Pro D2 - Mathew Clarkin (Biarritz)Icon Sport

S’attendait-il à une tâche aussi difficile avec ces responsabilités ? "Oui, affirme-t-il. Je savais depuis longtemps que dans une structure sportive il y avait besoin à la fois d’un directeur sportif et d’un manager de l’équipe professionnelle. Individuellement, ces deux tâches sont tellement lourdes qu’elles sont très compliquées à gérer. Je suis content que la direction m’ait fait confiance pour s’occuper des résultats à court terme en sachant que je vais rester fidèle aux objectifs à long terme sur la structuration du club. Ce n’est pas évident, mais pour l’instant, ça se passe bien. Globalement, nous voulons optimiser le groupe à notre disposition. On a envie de construire quelque chose, même si pour l’instant on est plutôt en mode déconstruction. On enlève certaines choses qui ne fonctionnent pas trop après six mois d’observation. On essaye de simplifier les choses pour que chaque joueur comprenne exactement son rôle."

Le comportement, avant les résultats

Toujours fin novembre, alors que le BO venait de se séparer de Jack Isaac, nous avions alors demandé à son remplaçant quelles étaient ses attentes. Il nous avait alors répondu : "Je veux qu’on serre les dents pour mieux traverser cette période très compliquée et on fera le bilan à la trêve de Noël pour, peut-être, adapter nos objectifs pour la fin du championnat." Du coup, qu’en est-il début janvier ? "J’ai été très clair en arrivant dans ce rôle de manager. Pour l’instant, je cherche plutôt un comportement que des résultats purement sportifs" répond l’ancien troisième ligne. "Il nous demande d’être là sur l’état d’esprit" glisse Gauthier Doubrère. Le demi-de-mêlée, qui l’a côtoyé pendant une saison en tant que joueur à l’UBB, poursuit : " Quand il jouait, il avait cet esprit de combattant, de meneur d’hommes. Il aimait beaucoup le jeu, cet enthousiasme que mettait l’UBB à l’époque et la défense."

Pro D2 - Jack Isaac (Biarritz)

Pro D2 - Jack Isaac (Biarritz)Icon Sport

Mais outre le comportement, le top 6, est-il toujours l’objectif des rouge et blanc cette saison ? "Je veux qu’une qualification dans les phases finales soit un effet secondaire de tout le travail effectué collectivement depuis le début de la saison rétorque Clarkin. Si on fait les choses bien comme il faut, avec les joueurs qu’on a, j’ai bon espoir que notre classement final soit bon."

Un meilleur visage à l’extérieur

Avec huit déplacements pour six réceptions au programme jusqu’à la fin du championnat, les Biarrots, qui ne se sont imposés qu’une seule fois loin d’Aguiléra cette saison, savent toutefois qu’ils devront aller chercher des points en déplacement. "Ça rend les choses assez claires note Clarkin. Il faudra être performant à l’extérieur pour espérer se qualifier. Quoi que ce soit, pour faire ça, nous devons maîtriser notre jeu et après, on va rester optimiste jusqu’au bout."

Le manager du BO, qui se dit satisfait des progrès aperçus en mêlée, conçoit que la conquête en touche, elle, reste trop irrégulière. Peu importe. La victoire acquise dans le froid d’Oyonnax est la preuve que Biarritz sait gagner à l’extérieur. Le plus grand des défis sera, maintenant, de parvenir à renouveler l’exploit. Ils n’y étaient pas parvenus à Vannes, qu’en sera-t-il à Brive ? Premiers éléments de réponse ce soir, aux alentours de 20h45…

Pablo Ordas

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