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Laulhé : "Soyaux leader ? On va « screenshoter » le classement Rugbyrama"

Laulhé : "Soyaux leader ? On va « screenshoter » le classement Rugbyrama"

Le 24/09/2019 à 15:29Mis à jour Le 24/09/2019 à 19:18

Pro D2 - Leader du championnat pour la première fois de son histoire, Soyaux-Angoulême est la seule équipe encore invaincue après quatre journées (3V, 1N). Avant d’entamer un bloc solide avec la réception du Biarritz Olympique dimanche, l’emblématique troisième ligne du SA XV Sébastien Laulhé savoure humblement. Mais l’humilité n’empêche pas l’ambition.

Rugbyrama : Passer une semaine de repos dans la peau du leader, ça fait quoi Sébastien ?

On est parti en vacances sereinement, avec la tête reposée, sans se préoccuper du classement. être premier à ce stade de la compétition, c’est assez anecdotique même si c’est très, très bien. Surtout après ce bloc de trois déplacements. On revient à l’entraînement en ayant la banane et surtout de la confiance.

Ce statut de leader est une découverte pour beaucoup d’entre vous.

Moi le premier. C’est la première fois. Tu le prends d’une manière un peu étonnante. On avait ce projet de monter en Fédérale 1, on l’a fait. Puis de monter et de perdurer en Pro D2. De là à être premier quatre ans après, c’est sûr que je ne m’y attendais pas ! On va "screenshoter" le classement Rugbyrama (rires). On nous aurait dit, en ayant trois matches à l’extérieur : "deux victoires sur quatre", on aurait tout de suite signé. Un peu surpris de notre position mais quand on voit le contenu, c’est top.

Quand on n’a pas l’occasion d’y goûter tous les jours à cette 1ère place, ça se savoure d’une manière particulière ?

Un peu, forcément. Quand on rentre à la maison, tout le monde te dit : "vous êtes premiers !". C’est toujours plaisant à entendre. On a été se le chercher, on va essayer de rester le maximum en haut du tableau. Mais comme je dis, il faut rester humble. On n’est à l’abri de rien, on va prendre les matches les uns après les autres sans se voir trop beau, ce serait la grosse connerie à faire. On va d’abord viser le maintien, ça c’est sûr. Certes on est confiant, mais on va faire très attention. Sur le prochain bloc, tu peux vite basculer derrière.

Avec un peu de recul, comment expliquez-vous ce début de saison canon ? Un déclic à l’intersaison avec le changement de staff ? Une addition de plusieurs choses ?

La progression est particulièrement marquée ces dernières semaines.

On a pris de la maturité sur la concrétisation et la conduite des matches. Les recrues nous ont apporté une vraie plus-value, certains joueurs étaient sur le niveau au-dessus à des postes importants. On a un système de jeu peut-être un peu plus planifié, plus clair, qui nous permet de prendre du plaisir sur le terrain.

Pourtant, ces quatre matches, vous auriez tout aussi bien pu les perdre. Vous étiez menés avant de terminer en boulet de canon.

On a cet état d’esprit de rien lâcher. Mais si dans la tête tu veux et que les jambes ne suivent pas, tu n’y arriveras pas. On a fait un gros boulot à l’intersaison. On continue à peaufiner notre prépa physique, on ne la coupe pas dès que l’on attaque le rugby. Sur les 20 dernières minutes, notre gros banc fait la différence.

" Le fait de marquer les équipes à l’extérieur, ça envoie un message fort aux autres [...] Là, je pense que l’on est pris au sérieux "

Soyaux impressionne à l’extérieur en ce début de saison, avec deux victoires à Nevers et Colomiers, et un nul face à Montauban. Quelle capacité à voyager par rapport aux saisons précédentes !

On savait que notre défaillance, c’était nos points à l’extérieur. Pour viser le Top 6, il faut des points à l’extérieur. On a eu des réunions, on s’est dit les choses pendant l’intersaison et toute la prépa, on avait à cœur de bien figurer à l’extérieur. On a peut-être une façon différente d’aborder les matches à l’extérieur, on ne se déplace pas juste pour faire de la figuration mais vraiment pour se rassurer et ramener des points.

Le fait de marquer les équipes à l’extérieur, ça envoie un message fort aux autres. Si tu te déplaces très bien, c’est donnant-donnant, tu vas être regardé différemment. On était vu, pendant les trois dernières années, comme une équipe qui se déplaçait peut-être sans trop d’intention, avec des turnovers. Là, je pense que l’on est pris en sérieux.

Vous allez croiser la route de poids lourds d’ici la mi-octobre (Biarritz, Perpignan, Grenoble). L’occasion de passer encore un peu plus au révélateur.

On a le privilège de recevoir trois fois sur le second bloc. Donc si on peut confirmer avec minimum trois victoires à domicile, ça serait le top. Mais ce n’est pas facile à gérer, peut-être même plus dur. C’est nous qui avons la pression de recevoir.

Vous avez d’ailleurs vécu une première pénible à Chanzy face à Rouen, avec une victoire 17-16 à l’arrachée.

On a commencé très fort le match. Mais est-ce qu’il a eu un péché de vouloir jouer un peu trop les ballons ? C’était cata, il n’y avait pas de jeu. Match compliqué mais il faut savoir aussi les gagner. Si on l’aurait perdu par le passé ? Oui, je pense.

On vous sait proche de votre ancien manager Julien Laïrle. Lui aussi tutoie les sommets avec sa nouvelle équipe de l’UBB, en Top 14.

Bordeaux est premier aussi (co-leader avec le LOU, NDRL), donc on va dire que l’on est 50-50 (rires). Je suis très content pour lui. Si j’en suis là aussi, c’est grâce à lui. C’est lui qui m’avait convié à cette aventure. Sans faire le lèche-botte, car je ne suis pas comme ça, il le mérite. Il est parti de loin, il n’a rien lâché. Je mets au défi quiconque de faire ce qu’il a fait avec ce qu’il avait niveau infrastructures : deux montées en trois ans et perdurer en Pro D2. Il nous suit, bien sûr. Il est très content pour nous.

Soyaux-Angoulême est leader sur tous les terrains puisque le maillot que vous portez a été élu le plus beau de Pro D2 par les lecteurs de Rugbyrama.fr. Voilà en fait ce qui vous donne des ailes, non ?

(rires) J’ai vu ça ! Alors, après, je ne sais pas ce que ça nous apporte, on va dire. En tout cas, on va essayer de bien le porter.

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