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L'antisèche : Brive comme qui rigole face à Vannes

L'antisèche : Brive comme qui rigole face à Vannes

Le 19/05/2019 à 17:39Mis à jour Le 19/05/2019 à 18:11

PRO D2 - Bousculé par Vannes pendant une grosse demi-heure, le CA Brive a ensuite déroulé pour rejoindre l'Aviron Bayonnais en finale de Pro D2 (40-20). Le RCV, sans doute un peu cramé par sa fantastique fin de saison, est tombé sur un os.

Le match : Pas photo en seconde période

L'énorme ambiance au Stadium de Brive donne le ton avant le coup d'envoi. C'est du 50-50 au porte-voix dans les tribunes. Sur la pelouse aussi. Gros round d'observation dans cette entame de match indécise. Aucune des deux équipes ne s'expose. Même si Vannes concède l'ouverture du score dès la première minute pour un en-avant repris devant, Hilsenbeck bonifie le travail de sa mêlée dans la foulée (3e).

Brive tente de mettre du rythme au quart d'heure de jeu. Les Bretons contiennent les déferlantes adverses et font preuve de pragmatisme sur leur première occasion. Mourot plante le premier (6-10, 22e), après un gros travail de sa première ligne. Réalisme total, même si Hilsenbeck manque une pénalité dans la foulée (26e). Brive, en souffrance en conquête avec notamment quatre lancers perdus en touche en moins de 30 minutes, va finalement être remis en selle par le carton jaune d'Axel Muller (36e). A 14, les Coujoux profitent de nombreuses errances de la défense bretonne pour reprendre l'avantage avant la pause, grâce à un essai transformé signé Voisin (16-13).

La rencontre, assez fermée, va alors totalement se débrider au retour des vestiaires. Et il n'y a plus qu'une équipe sur le terrain ! Le CAB fait des choix forts et enfonce le clou avant le retour d'Axel Muller (46e). Même si Marques offre deux dégagements directs en touche, Vannes est en panne et commet trop de fautes. A l'image des deux cartons jaunes brandis contre Mourot (50e) et Bouthier (59e). Brive prend clairement l'ascendant dans tous les secteurs de jeu et notamment les phases au sol. L'essai de Scholes (61e), imité ensuite par Galala (70e), a déjà plié définitivement le suspense. Bouthier adoucit la note dans le money-time mais, une semaine après avoir étrillé Mont-de-Marsan en barrages, le RCV est tout simplement tombé sur plus fort en ½.

Le fait du match : les deux essais de Brive en infériorité numérique

C'est réduit à 14, après le jaune de Muller (36e), que Brive a donné un coup de massue à une équipe bretonne en passe de regagner les vestiaires avec l'avantage au score. A la faveur, tout d'abord, d'une énorme séquence sur laquelle Vannes commet faute sur faute. Sur son deuxième ballon touché, Matthieu Voisin, entré en jeu après la sortie sur blessure de Retief Marais, marque en force (39e) entre Holder et Neparidze pour redonner l'avantage aux siens.

Brive, galvanisé, reproduit le même schéma en début de seconde période. Au lieu de prendre les points, Laranjeira va en touche dans les 22m. Toujours à un de moins, les locaux font parler leur puissance pour infliger un 14-0 au RCV. Giorgadze s'écroule dans l'en-but (46e) et Vannes ne s'en relèvera jamais.

Les meilleurs

L'homme du match est peut-être à chercher du côté de la seconde ligne briviste. Peet Marais, impérial au contest, a donné la marche à suivre à ses coéquipiers. Décisif au sol dans ces 22m (43e) sur la première pénalité à l'origine de l'essai de Giorgadze, Marais a remis ça notamment dix minutes plus tard. Brive a ensuite systématiquement gagné la guerre des rucks.

Otari Giorgadze (Brive)

Otari Giorgadze (Brive)Icon Sport

Thomas Laranjeira est aussi à créditer d'une solide prestation. Le poteau rentrant sur sa première tentative face aux perches (1e) était-il un signe du destin ? En tout cas, le meilleur réalisateur du championnat a marqué 15 des 40 points de son équipe. Si Stuart Olding a régné au centre de l'attaque briviste en distribuant deux caviars (61e,70e), Rory Scholes s'est avéré tout aussi précieux. Auteur de la première percée du match (14e) et du troisième essai de son équipe (61e), l'arrière s'est aussi distingué en défense comme sur cette bonne couverture défensive devant sa ligne (34e), malgré un rebond plus que défavorable.

La stat' : Le RCV muet pendant 40 minutes

Aucun point entre la 36e et la 76e minute. Ce gros trou d'air, Vannes l'a payé cher. Très cher. Hasard ou coïncidence, la sortie du futur briviste Kamikamica, auteur d'une saison de haut vol, est intervenue à cette fameuse 36e minute. Jamais en situation de créer le danger pendant l'essentiel du second acte et beaucoup trop indiscipliné, le RCV a donc dû attendre quarante minutes pour ajouter des points à son compteur. Sur un essai de Bouthier. Mais la messe était déjà dite depuis fort longtemps dans cette ½ finale.

La décla : Anthony Bouthier (arrière de Vannes, au micro d'Eurosport)

"A chaud, on va être déçu. 40-20, ça fait un peu lourd. Brive était en forme. On a fait trop de fautes. On n'a pas su bien gérer nos temps forts. Quand on ne reparlera ce soir, on sera content de notre saison. On va tous se féliciter avec les supporters. C'était une saison de folie, on ne s'attendait pas à être qualifié. On vient ici à Brive dans un stade plein, c'est que du bonheur parce qu'on est nombreux de ne pas avoir joué ces matches-là."

Pro D2 - Anthony Bouthier (Vannes)

Pro D2 - Anthony Bouthier (Vannes)Icon Sport

La question :

Le facteur fraîcheur sera-t-il la clé principale de la finale ?

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Le centre Arnaud Mignardi l'a aisément reconnu, au coup de sifflet final : "Ils nous ont tenu le crachoir en première mi-temps. On s'est même fait peur." Pour autant, les Brivistes n'ont finalement pas dû puiser dans leurs retranchements pour passer l'obstacle breton. Contrairement à l'Aviron Bayonnais, vainqueur, la veille, d'une demie dantesque sur la pelouse d'Oyonnax. A une semaine de la finale au Hameau de Pau, avantage net à Brive côté fraîcheur physique. Leader du championnat à l'issue de la phase régulière, le club corrézien a aussi disputé un match de moins que son futur adversaire dans ce long marathon qu'est la Pro D2.

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