Icon Sport

Pro D2 - Jean-Noël Spitzer (Vannes) : "Trop tôt pour être inquiet"

Spitzer : "Trop tôt pour être inquiet"
Par Rugbyrama

Le 20/09/2018 à 15:22Mis à jour Le 20/09/2018 à 15:25

PRO D2 - Pour sa troisième saison de Pro D2, le RC Vannes semble avoir gagné "en épaisseur" en enrôlant les Chalmers, Vuluvuli et autre Tuohy… Après un premier bloc mitigé, les promesses sont là. Mais Vannes devra faire mieux pour éviter de douter. (Dès ce soir face à Brive ?)

"Je suis déçu ", lâche l'expérimenté Hugh Chalmers arrivé à l'intersaison au sein du pack vannetais, avant de compléter "je n'ai pas encore vu la pluie !" et de finir dans un éclat de rire. Non, le 3e ligne arrivé de Bordeaux ne regrette pas son choix de mai dernier. Car au-delà des résultats de ce début de saison (1V, 1N, 2D, 1BD), ce sont les promesses de la modeste formation morbihannaise qui le rassurent.

"Dans le jeu, tu peux toujours progresser. Mais nous étions aussi prêts qu'espéré pour débuter le championnat. Nous ne connaitrons notre vrai potentiel que vers la fin des matches aller", prévient-il. La bonne intersaison, et la préparation qui a suivie, sont confirmées par son entraîneur, Jean-Noël Spitzer. "On a su garder nos éléments les plus performants et, pour la première fois, rajouter des joueurs d'expérience."

Outre Chalmers, le RCV a signé quatre autres pro parmi lesquels le solide Irlandais Tuohy, "grâce à nos bons rapports avec Robert Mohr du Stade français" et le Racingman fidjien Vulivuli "suite au partenariat entre nos deux clubs". Résultat, "un effectif que j'espère plus homogène, un groupe avec plus de profondeur", afin de connaître "moins de trous sur certains matches."

Pour l'heure, les prestations du premier bloc n'ont pas levé tous les doutes. Une seule mi-temps "disputée" face à Oyonnax, un collectif passé au travers à Aix-en-Provence, un nul arraché dans le money-time en ouverture chez le promu Bourg-en-Bresse, les Bretons n'ont guère que leur victoire face à Nevers pour se rassurer.

"Nevers, c'est notre match référence, même si nous avons mis le temps à nous réveiller. Ça nous a montré de quoi nous sommes capables. Nous avons réussi à mettre notre jeu et nos lancements en place. Défensivement, nous avons été généreux et avons bien communiqué. Il faudra être à ce niveau pour gagner. Ca doit être notre benchmark ", souligne Chalmers.

Car pour les autres copies, le constat est partagé : "Pour l'instant, on n'est pas forcément efficaces sur 80 minutes. Je ne crois pas que ce soit le physique qui soit en cause, mais davantage des petits problèmes de maîtrise. Et d'engagement peut-être aussi. Mais on a les bases", confirme le coach.

"On a été bons par séquence, mais on a du mal à avoir de la constance", comme face à Aix où ces sauts de concentration leur ont été dommageables. "Notre organisation est correcte, mais on manque de continuité, de gestes décisifs, de joueur qui break. Peut-être un peu aussi de prise d'initiative et d'excitation. J'attends mieux, parce que je pense qu'on peut faire mieux."

Jean Noel Spitzer de Vannes contre Colommiers

Jean Noel Spitzer de Vannes contre ColommiersIcon Sport

Comme sur ses lancements et ses premiers temps de jeu, deux chantiers aujourd'hui priorité du staff. Car les "petits bleus" connaissent les dangers d'un début de championnat raté. Avec déjà trois déplacements longue distance sur le premier bloc et neuf déplacements pour sept réceptions d'ici Noël, Vannes doit (déjà) penser à gratter des points.

"Si aujourd'hui on est en déficit en termes de victoire, on est à +3 au classement britannique. Donc, pour l'instant, le tableau de marche est respecté, même si on aimerait évidemment gagner davantage." Son capitaine de touche partage cet optimisme : "Il y a des bosseurs dans cette équipe. Nous sommes sur le bon chemin. Pour faire une bonne saison, il faut une équipe capable de comprendre les talents qu'elle a et le travail qu'elle peut faire avec".

Par Laurent Vilboux.

Contenus sponsorisés
0
0