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Grenoble : sortir de la spirale négative

Grenoble : sortir de la spirale négative

Le 03/03/2020 à 14:22

PRO D2 - Depuis quatre matchs, le FCG tourne au ralenti avec une seule victoire face à Perpignan. Les prestations des Grenoblois interrogent aussi notamment lors de leurs deux dernières sorties à Montauban et contre Biarritz. À Oyonnax jeudi (20 h 45), ils devront retrouver de la discipline et de la fluidité dans leur jeu pour tenter de ramener des points de l’Ain.

Défaite à Nevers (17-28), succès contre Perpignan (20-10), revers à Montauban (13-21) et match nul face à Biarritz (13-13). Bilan pour Grenoble : seulement six points pris sur vingt possibles lors des quatre dernières journées. Troisième, le FCG se retrouve désormais à cinq points des deux premiers, l’Usap et Colomiers. Au-delà des chiffres, l’impression laissée par les Grenoblois ces dernières semaines est plus que mitigée.

À Nevers, le FCG est passé au travers de sa première mi-temps (3-15), sa touche a été perturbée et surtout sa mêlée a été sanctionnée huit fois. Si, avec une grosse défense et une redoutable efficacité dans les rucks, la victoire a été au bout face à Perpignan, la mêlée a été pénalisée à neuf reprises en 51 minutes (mise en place ensuite de la règle de la carence avec les blessures des piliers droits catalans). À Montauban et face à Biarritz, le huit de devant isérois a réagi dans ce secteur mais ce fut bien terne dans le jeu. “Ce sont des périodes qui arrivent dans une saison, c’est dur d’être vraiment constant sur 30 matchs”, souligne Lucas Dupont. L’ailier évoque aussi l’indiscipline. À Sapiac, Grenoble a écopé de 20 pénalités et de deux jaunes et face au BO, de quinze sanctions plus un nouveau carton. "Ce qui est dommage, c’est que dans le jeu je ne nous sens pas hyper-inquiétés mais je trouve qu’on se met trop vite à la faute, analyse l’Isérois. Il va falloir qu’on soit beaucoup plus disciplinés."

Dupont : "Tout le monde est un peu plus tendu c’est normal mais c’est bon signe"

"Il faut qu’on reparte sur les basiques, sur les choses simples défensivement comme offensivement, disait Stéphane Glas après le nul face à Biarritz. Défensivement : plaquer bas, arrêter de prendre les mecs haut et donc de subir ; offensivement : retrouver nos structures et ne pas vouloir s’en sortir individuellement. C’est un sport d’équipe. Certains joueurs ne jouent pas assez en équipe en ce moment, pointait le manager du FCG. Cette semaine, il faut qu’on parle de collectif, d’animation collective, de fluidité. Essayer de retrouver ça pour sortir une autre copie jeudi (20 h 45) à Oyonnax."

"Ce n’est pas non plus la crise, cadrait le capitaine Clément Ancely après le BO. L’avantage et l’inconvénient avec ce championnat qui est très, très long, c’est que le week-end d’après on a une chance de plus. Dès jeudi, on va avoir une grosse chance de se rattraper."

Cette mauvaise passe a-t-elle une incidence sur l’ambiance au sein du groupe ? "Non, assure Lucas Dupont avant de compléter :“tout le monde est un peu plus tendu c’est normal mais c’est bon signe. Si on n’était pas impactés, ça voudrait dire qu’on n’en a rien à faire.”

Des supporters qui s’interrogent

Du côté des supporters, on s’interroge sur les difficultés actuelles, à l’image de Pascal, 64 ans. “Ce n’est pas terrible du tout. Moi je suis un peu inquiet pour la fin de la saison. Je ne sais pas ce qui se passe, je n’arrive pas à comprendre qu’on puisse faire le yo-yo comme ça. On est complètement irréguliers : on est capables du pire comme du meilleur. On est même capables d’aller gagner à “Oyo”, si ça se trouve, dans deux jours. Je ne sais plus trop quoi en penser.”Ce membre du groupe Les Alpins ajoute :“Les incertitudes avec des bruits comme quoi les joueurs partent à droite, à gauche, j’ai l’impression que ça déstabilise le groupe.”

Benoît, “70 balais”, est aussi dans le questionnement : “C’est une période difficile, après le pourquoi je n’en sais rien. La difficulté, c’est que les équipes qui nous ont mis en difficulté n’ont pas mieux joué que nous. C’est ce qui m’inquiète. Est-ce que c’est une histoire d’état d’esprit ?”[…] “Le pire c’est qu’on a eu des périodes comme ça, je dirais presque chaque année, où l’hiver se passe mal. Les joueurs d’ici ont pourtant l’habitude (des conditions climatiques, Ndlr).”

Le retour des guerriers ?

Pour sortir de cette spirale négative et ne pas se laisser (trop) distancer par les deux premiers, un résultat à Oyonnax, quatrième, un peu dans la même situation que Grenoble, serait le bienvenu. "Si on ne prend pas de points à Oyonnax et que Colomiers et Perpignan en prennent, l’écart va se creuser. Pour autant, il restera sept matchs après et donc encore 35 points à prendre. Tout ne sera pas fini, estime Lucas Dupont. Peut-être que Colomiers va finir par avoir un trou d’air, peut-être que ce sera Perpignan, comme nous un peu en ce moment ?" L’ailier confirme que l’USO et le FCG auront la pression jeudi mais que "pour nous elle est plutôt positive : si on fait un résultat, cela va nous faire beaucoup de bien".

Malgré cette période délicate, Benoît, le supporter, termine sur une note positive : “Moi j’aurai confiance jusqu’au bout. Je ne pense pas qu’on refera comme sous l’ère (Bernard) Jackman où à la fin les joueurs anglo-saxons avaient baissé les bras parce que les six derniers matchs de cette année-là (2017, Ndlr) on aurait pu les gagner et rester en Top 14. Je ne le sens pas comme ça. Maintenant, à un moment donné, il faut qu’ils redeviennent un peu des guerriers.”

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