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Grenoble construit son avenir

Grenoble construit son avenir

Le 27/06/2019 à 11:17

PRO D2 - Malgré la descente en Pro D2, le FCG ne se laisse pas abattre. Mercredi, son projet club a été présenté au stade Lesdiguières. La formation est un de ses piliers fondamentaux pour espérer installer durablement le club dans l’élite du rugby français.

"Enfin, on prend la parole. Ça y est. Je crois que tout le monde était impatient mais à Grenoble, quand on prend la parole, on essaie d’être le plus juste et fiable possibles. On s’est dit que c’était le moment de le faire aujourd’hui." Voilà comment Michel Martinez a débuté son point presse mercredi au stade Lesdiguières. Le président grenoblois était accompagné d’Éric Pilaud, à la tête du conseil de surveillance du FCG et de Franck Corrihons, directeur développement rugby du club. Les trois hommes avaient des choses à dire et à annoncer.

D’abord concernant le bilan sportif de la saison dernière. "Des regrets, il n’y en a qu’un, c’est de descendre, résume Éric Pilaud. Pour le reste, on était sur notre plan de route : intégration des jeunes, évolution de nos systèmes de jeu, progression dans les secteurs identifiés comme faibles (tels que la mêlée, Ndlr), l’état d’esprit du groupe : les joueurs n’ont jamais lâché. Implication jusqu’au bout. […] Il y avait un championnat à trois qu’on a fini deuxième. La leçon est que l’équipe qui est restée en Top 14, Agen en l’occurrence, a un léger avantage sur les équipes qui montent parce qu’elle a quelques semaines de plus pour se préparer, en termes de recrutement, etc."

" J’entends dire que le club se fait piller. Il y a eu pire comme pillage de clubs qui descendaient"

La saison prochaine, Grenoble disposera de 13 millions d’euros de budget, le deuxième de Pro D2 a priori, avec une masse salariale d’environ 4,5 millions d’euros. En termes d’effectifs, une vingtaine de départs sont enregistrés. "J’entends dire que le club se fait piller. Sur tous les départs, il n’y en a que trois (Mike Tadjer, Beka Gigashvili et Loïc Godener, Ndlr) qui ont eu lieu à la suite de la défaite à Brive. Les autres étaient planifiés.Il y a eu pire comme pillage de clubs qui descendaient", ironise Éric Pilaud.

Top 14 - Mike Tadjer (Grenoble) contre La Rochelle

Top 14 - Mike Tadjer (Grenoble) contre La RochelleIcon Sport

Il ne devrait plus y en avoir d’autres. Dans l’autre sens, neuf recrues, dont huit Jiff, rejoignent le club : les piliers Rey Alves et Simutoga, les deuxième ligne Gayraud, Demotte et Ostrikov, le troisième ligne Fourie, le demi de mêlée Escande et l’ouvreur Selponi. A noter que le FCG sera privé de Fifita, Ostrikov et peut-être Kilioni en début de saison en raison de la Coupe du monde. Par ailleurs, victime d’un AVC cette année, Antonin Berruyer est en arrêt de travail jusqu’à fin septembre, a informé Franck Corrihons, tout se montrant rassurant sur l’évolution de son état de santé.

En plus de Begon, Gengenbacher intègre lui aussi le staff

Au niveau du staff, après le départ de Dewald Senekal, on savait déjà que Sylvain Begon intégrerait le staff professionnel. Il s’occupera de la touche et aura un œil sur le mouvement général. Ce qu’on a appris est que l’ancien arrière du FCG Fabien Gengenbacher va, lui, s’occuper une fois par semaine du jeu au pied.

Les objectifs pour la nouvelle saison : "prendre du plaisir, gagner des matchs et ainsi accrocher les phases finales", dixit Michel Martinez. Ensuite, pourquoi pas rééditer le parcours d’il y a deux ans. Mais le FCG n’en est pas là. Et surtout il veut voir au-delà d’une saison et de ses possible aléas. "La finalité est à 3-5 ans de travailler afin de pérenniser le club au plus haut niveau, explique le président Michel Martinez. […] On a une stratégie et une vision qui est d’installer durablement le club dans l’élite du rugby français avec un pilier fondamental qui est la formation, l’efficacité dans le recrutement et dans le management sportif, tout en ayant un vrai ancrage territorial. Ce qui compte chez nous, c’est ce qui dure, insistele président du FCG. On essaie de bâtir quelque chose qui doit durer dans le temps."

Fabien Gengenbacher (Grenoble) - 2 avril 2016

Fabien Gengenbacher (Grenoble) - 2 avril 2016Icon Sport

Un vrai "projet club"

Un véritable "projet club" a commencé à se mettre en place. Il s’appuie sur trois piliers : le sportif, les infrastructures et le business. Au niveau sportif, il s’agit du "projet DAIFI" pour Détecter, Attirer, Intégrer, Former, Innover. Le but est notamment de "tout mettre en œuvre", selon les mots de Franck Corrihons, pour que 50 % de l’effectif professionnel soit issu de la formation grenobloise en 2021.

Il y a ensuite le pilier infrastructures, à travers le projet "Planète FCG" : "5 000 mètres carrés d’activités autour de la marque FCG", résume Michel Martinez. Un investissement de 8 à 10 millions d’euros dont le club devrait pouvoir disposer fin 2021 à Lesdiguières. Concrètement, il y aura un centre d’entraînement avec des espaces sportifs, médicaux et de soins, des bureaux au stade, des salles de réunion pour les équipes.

Mais aussi des espaces pour des séminaires d’entreprises pouvant accueillir jusqu’à 400 personnes, une offre de loisir avec un escape game et une zone de gaming ; un lieu de vie avec une brasserie avec trois espaces de restauration : un pour le grand public, un pour l’équipe pro et un pour les entreprises. Un parking de 250 places devrait aussi voir le jour à proximité.

Top 14 - Le groupe de Grenoble sur la pelouse du stade Lesdiguières

Top 14 - Le groupe de Grenoble sur la pelouse du stade LesdiguièresRugbyrama

Quant au pilier business, "on a besoin d’un actionnariat solide et solidaire", explique Éric Pilaud. L’an dernier, le FCG avait annoncé une augmentation du capital en trois tranches pour un montant total d’environ 3 millions d’euros. Le FCG est en train de terminer de réaliser la seconde qui sera autour de 950 000 euros. Le cœur de cette capitalisation du club est fait par une société holding "Sport, Passion, Promotion" constituée de neuf associés dont Michel Martinez et Éric Pilaud.

"Cette augmentation de capital permettra de répondre déjà aux exigences de la DNACG, comme chaque année, et de mettre le club dans une situation où dès la saison suivante, nous serons à l’équilibre économique, précise Eric Pilaud. Le club aura suffisamment de fonds propres et, avec en plus la troisième tranche d’augmentation, aura les reins suffisamment solides pour pouvoir continuer à investir."

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