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Gondrand : "Se régaler et régaler nos supporters"

Gondrand : "Se régaler et régaler nos supporters"

Le 10/08/2019 à 10:24

PRO D2 - Jérémy Gondrand attaque sa quatrième saison sous le maillot d’Oyonnax. Le demi de mêlée de 29 ans sera encore l’un des atouts stratégiques dans le jeu haut-bugiste où le nouveau directeur sportif Joe El Abd amène sa patte. Avant de disputer deux matchs de préparation contre Grenoble ce samedi 10 puis le Connacht vendredi 16, Jérémy Gondrand revient sur la présaison des Oyonnaxiens.

Rugbyrama : Comment sentez-vous le groupe pendant cette préparation d’avant-saison ?

Jérémy Gondrand : Depuis le départ, cela se passe plutôt bien avec quatre semaines de prépa, plutôt basées sur le rugby. Nous n’avons pas fait de courses à vide sans ballon et cela est plutôt intéressant. Nous sommes tout de suite entrés dans les systèmes que l’on a assimilés je pense. Maintenant, nous sortons d’une semaine de coupure où nous avons vidé les têtes et entrons dans le vif du sujet avec les matchs amicaux.

Qu’attendez-vous de ces deux matchs de préparation face à Grenoble (le 10 août à 18h à Morez) puis face au Connacht (le 16 août à 20h30 à Mathon) ?

J. G. : C’est un premier test car nous n’avons pas fait d’oppositions entre nous. Nous devons appliquer ce que nous avons vu depuis quatre semaines. Commencer à mettre la notion de combat que nous n’avons pas du tout abordé depuis le début de saison. Car nous avons fait très peu de contacts sur des petits ateliers. Donc commencer à combattre collectivement.

Le jeu d’Oyonnax va-t-il beaucoup évoluer ?

J. G. : Comme il y a eu une réorganisation au niveau du staff avec Joe El Abd en manager, il y a de nouveaux systèmes en attaque et en défense, avec des placements et des attentes différentes. Cela était clair depuis le départ et c’est bien. Après, nous allons quand même jouer au rugby. S’il y a un trois contre un nous jouerons quand même les surnombres… Mais il y aura peut-être un peu plus de rigueur, de zones définies pour commencer la saison.

Le président Thierry Emin et le Manager Joe El Abd (Oyonnax)

Le président Thierry Emin et le Manager Joe El Abd (Oyonnax)Midi Olympique

Quelle est la patte El Abd ?

J. G. : La précision dans les schémas sur l’aspect stratégique. Dès le premier jour à l’entrainement cela a été cadré et nous allons être attendus sur cet aspect. A avoir chacun son rôle. Et bien le faire sans regarder à côté. Il a été très clair là-dessus.

Vous restez sur deux fins de saison avec un dénouement difficile, voire cruel (élimination en match de barrage d’accession au Top 14 à Grenoble puis élimination en demi-finale devant Bayonne). Comment le groupe a-t-il digéré cela ?

J. G. : En général, les présaisons se passent toujours bien. Il n’y a pas de compositions d’équipes, de choix d’entraîneurs. Tout le monde a la banane et cela bosse bien. Là, je crois que personne n’a reparlé du match de Bayonne ni les supporters avec nous, le staff ou les joueurs entre nous. Et ce contrairement à l’année dernière où nous avions beaucoup reparlé de Grenoble. Nous avons évacué assez vite je pense et allons repartir sur une nouvelle aventure.

Dès l’élimination face à Bayonne votre capitaine Valentin Ursache avait indiqué qu’il faudrait être plus forts mentalement à l’avenir sur ce type de match. Comment travailler cela ?

J. G. : Nous avons perdu pied sur ce match mais il y a plusieurs facteurs. Est-ce physique, stratégique, mental,… je pense qu’il y a un peu de tout. Bayonne a gagné le "momentum" comme c’est la mode de le dire. Et nous n’avons pas su renverser la tendance. Cela fait deux saisons que nous finissons sur des fausses notes et nous espérons vivre un autre dénouement cette année.

Il est énormément question du lien avec les supporters avec notamment des activités réalisées avec eux pendant la préparation. Était-ce une attente forte de leur part ?

J. G. : Je pense que nous avions perdu une partie du public après les échecs en Top 14 et la saison dernière. Nous avions réussi à créer quelque chose la première année puis avec la montée le stade était plein. Il y avait une relation de proximité. Les supporters ont été déçus et à juste titre. Le club et nous n’avons pas su faire le nécessaire pour garder ce lien. Cette année, Joe a mis un gros accent sur la proximité avec les supporters et c’est bien. L’objectif est qu’il y ait du monde au stade et que l’on se régale nous et qu’on les régale eux.

Pro D2 - Thibault Lassalle (Oyonnax)

Pro D2 - Thibault Lassalle (Oyonnax)Midi Olympique

Quelle est l’ambition que vous vous êtes fixés entre vous ?

J. G. : (Il sourit). Nous avons réunion cet après-midi (Vendredi 9 août, ndlr) pour fixer les objectifs. Nous n’allons pas nous mentir, nous allons essayer de terminer dans les 4. En étant dans les 4, il restera 3 ou 2 matchs à gagner.

Est-ce appréciable de jouer vos deux matchs de préparation dans la région ?

J. G. : Oui, en plus ce sont les 70 ans du club de Morez où nous étions allés faire un entraînement la saison passée. En parlant de proximité, c’est top. L’échange avec les clubs du Jura et de l’Ain, c’est bien. Et puis jouer dans le secteur, c’est un confort et ce n’est pas négligeable en termes de récupération.

Joe El Abd était joueur à l’époque où a été lancé le concept d’ "Oyomen". A-t-il insisté sur ce terme et ce qu’il représente ?

J. G. : Il a commencé à en reparler un petit peu. Le terme s’est un peu perdu depuis son lancement avec la génération Urios. Aujourd’hui, Joe veut le remettre au goût du jour, surtout avec les valeurs qui vont avec en termes de combat, d’humilité, de travail et de solidarité. Nous allons essayer de représenter au mieux celles-ci.

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