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Pro D2 - François Da Ros (Brive) : "Il y a plus d'exigence"

Da Ros : "Il y a plus d'exigence"

Le 03/08/2018 à 08:41Mis à jour Le 03/08/2018 à 11:06

PRO D2 - Doyen de l'effectif briviste pour la saison qui arrive en Pro D2, le talonneur ne sera pas présent pour cause de suspension (accumulation de trois cartons jaunes) sur la pelouse de Biars-sur-Cère ce vendredi à l'occasion du premier match amical des siens contre Mont-de-Marsan. Il se livre sur la préparation estivale, le renouveau et les défis qui attendent le CAB pour ce nouvel exercice.

Rugbyrama : Vous faites partie des joueurs au même titre que Saïd Hirèche, Petrus Hauman, Thomas Laranjeira, Arnaud Mignardi, Guillaume Namy pour ne citer qu'eux qui ont décidé de rester à Brive malgré la descente et qui ont connu la remontée directe lors de la saison 2012-2013, est-ce que cette expérience peut vous servir pour la saison qui s'annonce ?

François Da Ros : Personnellement, je n'avais pas connu la descente en 2012 car j'étais arrivé en cours de saison depuis Bayonne en tant que joker médical de Guillaume Ribes (son premier match avait eu lieu face à Oyonnax le 25 novembre 2012 N.D.L.R) mais je me souviens que certains cadres avaient vécu ça difficilement car ils avaient une belle équipe et ils avaient lutté jusqu'au bout pour se maintenir. Cela n'a pas été notre cas malheureusement lors du dernier exercice. Ce que je me souviens aussi c'est que les anciens m'avaient porté. Ils m'ont de suite dit : "on veut remonter." C'est ce qu'il s'était passé et oui, j'espère que maintenant en tant qu'"ancien" (il aura 35 ans en septembre, N.D.L.R) on va pouvoir apporter cette envie aux jeunes joueurs.

Top 14 - Francois Da Ros (Brive) contre Montpellier

Top 14 - Francois Da Ros (Brive) contre MontpellierIcon Sport

Le groupe est-il reparti sur autre chose désormais ? Le traumatisme a t-il été évacué ?

F.DR. : Je n'aime pas parler de traumatisme. Par contre cela a été une très grosse déception. Elle restera ancrée à vie et nous n'avons qu'une seule envie c'est de rattraper les erreurs du passé. Sur ce que nous faisons depuis le début de la préparation, on voit bien que les choses sont en train de prendre forme différemment par rapport aux dernières saisons. Il y a plus d'exigence , une philosophie de jeu basée sur le mouvement inculqué par un nouveau staff. Les arrivées de Jeremy Davidson et de Tristan Sharp (le manager de la performance N.D.L.R) apportent du renouveau et permettent de rebattre les cartes pour tout le monde. Le message est en train de bien passer.

Le staff ne vous ménage pas également...

F.DR. : C'est paradoxal. Beaucoup de choses ont changé cet été pendant la préparation physique : ce n'est pas la même façon de travailler, c'est une méthode plus anglo-saxonne mais personnellement, je la trouve aussi dure que l'an dernier. La différence, elle se fait à notre niveau : peut-être que l'an dernier on s'endormait sur nos lauriers, certains faisaient moins que les autres. Là, je le ressens différemment, c'est-à-dire que chacun tire l'autre vers le haut, il n'y a pas de place pour le relâchement.

Comment cela se passe t-il concrètement ?

F.DR. : Les recrues sont jeunes (entre 21 et 25 ans N.D.L.R) et nous poussent à nous surpasser. Nous, les anciens on doit faire plus, on est plus exigeants sur de nombreuses choses. Cela va du simple détail de ranger la salle de musculation à l'état d'esprit mis en avant. On avait peut-être oublié certaines choses l'an dernier...Là, tout le monde a envie de bien faire et de faire partie de cette nouvelle histoire.

Est-ce que vous ressentez une attente forte par rapport à cette nouvelle histoire ?

F.DR. : Les supporters brivistes et corréziens n'attendent que ça, comme tout le groupe. Mais je pense qu'avant de rêver il faut d'abord vivre quelques excitations sur des victoires et quelques déceptions sur des défaites. Nous devons retrouver le plaisir de réapprendre à gagner des matchs sans oublier celui de jouer et de vivre ensemble, c'est ce qui compte le plus à mes yeux.

Forcément, de par votre statut de relégué de Top 14, vous serez attendu sur tous les terrains. Comment vivez-vous cette étiquette de gros poisson ?

F.DR. : Quand je jouais en Fédérale 1 à Graulhet (entre 2006 et 2009, N.D.L.R) et qu'on rencontrait des équipes qui venaient de l'étage supérieur, nous n'avions qu'une seule envie c'était de les défoncer (sic) et leur monter que nous existions. Là, on sait très bien où nous allons mettre les pieds et on sait très bien que tout peut arriver, tout le monde peut tirer son épingle du jeu. Le Pro D2 a changé, c'est la folie...Aujourd'hui il y a des Nevers, des Soyaux-Angoulême qui ne sont pas de petites équipes. On sera attendu, c'est sûr et on s'y prépare. On ne va pas arriver les épaules en avant et la tête haute fier comme Artaban.

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