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Hewitt : "Je ne parle pas beaucoup, mais j’essaye de montrer le bon exemple"

Hewitt : "Je ne parle pas beaucoup, mais j’essaye de montrer le bon exemple"

Le 04/09/2019 à 16:25

PRO D2 - Absent des deux premiers matchs à cause d’une déchirure à la cuisse, Edwin Hewitt devrait effectuer son retour demain à Nevers. Le deuxième ligne, au club depuis 2014, revient sur les performances de ses coéquipiers et évoque le rôle de capitaine qui lui a été confié pour la saison.

Rugbyrama : Qu’avez-vous pensé des premières rencontres du championnat ?

Edwin Hewitt : Les matchs de pré-saison ont été intéressants. Nous avons beaucoup de nouveaux joueurs qui vont nous aider cette année. Les rencontres sont de plus en plus dures en Pro D2, toutes les équipes sont prêtes. Vendredi dernier, ça a été compliqué pour l’emporter. Quand on regarde les autres résultats, on voit que des équipes ont perdu à domicile, d’autres ont gagné à l’extérieur. Depuis que je suis arrivé à Biarritz en 2014, le niveau du championnat est beaucoup plus élevé.

Comment avez-vous vécu ce début de saison en étant blessé ?

E. H. : C’est délicat et un peu frustrant. Personnellement, j’avais bien bossé à l'intersaison afin d’être prêt pour le premier match. Malheureusement, je me suis fait mal à l’ischio pendant la rencontre amicale face à l’UBB. Je voulais commencer avec les mecs et partager ce moment à Aurillac avec eux. C’était une rencontre importante, mais je ne pouvais pas jouer. C’est dommage, mais c’est la vie.

Vous avez été nommé capitaine cette année. Pouvez-vous nous raconter comment ça s’est passé ?

E. H. : Honnêtement, les entraîneurs n’en ont pas beaucoup parlé avec moi. Quand nous étions à Gavarnie pour le stage, le staff a annoncé que je serai capitaine pour le premier match amical contre Angoulême. Puis, nous en avons un peu discuté. Après, comme l’a dit Nicolas Nadau, il y a beaucoup de leaders dans ce groupe. En tout cas, je suis très fier d’avoir ce rôle.

Pro D2 - Yohann Artru (Biarritz)

Pro D2 - Yohann Artru (Biarritz)Icon Sport

Comment l’appréhendez-vous ?

E. H. : Ce n’est jamais facile d’avoir ce rôle, mais il n’est pas très lourd à porter. Yohann Artru m’aide, “Toto” Synaeghel ou Ximun Lucu aussi. Avec eux, on bosse ensemble et c’est plus facile.

Il y a quand même une forme de logique que ce soit vous. Vous attaquez votre sixième saison au club…

E. H. : C’est vrai, je suis un des vieux. J’ai été à côté d’anciens leaders. Les saisons passées, j’avais déjà eu ce rôle sur certaines rencontres. C’est pour ça que le staff a eu confiance en moi.

Vous avez 31 ans. Est-ce un aboutissement dans votre carrière d’avoir ce rôle pour toute une saison ?

E. H. : Honnêtement, je suis un mec tranquille. Si ça arrive, ça arrive. Ce fut le cas là et j’en suis très heureux. Après, pour moi, le plus important est de jouer pour l’équipe. Ma fonction de capitaine viendra naturellement après. En France, c’est la première fois que ça m’arrive. En Afrique du Sud, je l’avais déjà été aux Natal Sharks. C’était en 2012, ce n’était pas en Super 15, mais pendant la Vodacom Cup. J’avais été capitaine pendant toute la saison et elle était assez courte puisqu’il n’y avait que dix matchs.

Quel genre de capitaine êtes-vous ?

E. H. : Je ne suis pas un mec avec beaucoup de mots. D’ailleurs, je ne parle pas beaucoup dans le vestiaire. J’aime bien faire mon boulot comme il faut. Je suis plutôt un mec positif, et j’essaye de montrer le bon exemple sur le terrain en donnant tout. Quand tu es désigné pour avoir le brassard, tu peux faire ce que tu veux, mais si tu ne donnes pas l’exemple, personne ne va te suivre.

Pro D2 - Edwin Hewitt (Biarritz)

Pro D2 - Edwin Hewitt (Biarritz)Other Agency

Avez-vous des modèles ?

E. H. : Oui, j’ai croisé quelques leaders dans ma carrière. L’ancien Toulonnais Juan Smith était capitaine quand j’étais avec les Cheetahs. C’était un très bon capitaine. Ensuite, il y a John Smit. Il était président aux Sharks quand j’étais là-bas. Il fut l’un des plus gros leaders du rugby en Afrique du Sud. Ce sont deux modèles que je vais essayer de suivre.

Est-ce difficile d’endosser ce rôle après Maxime Lucu ?

E. H. : C’est une question sensible. C’est dur, oui, parce que Max était très bon. J’ai beaucoup partagé avec lui, mais maintenant, c’est à nous de trouver la solution sans lui.

Vous avez beaucoup progressé sur la discipline. C’était fondamental, avant d’avoir cette responsabilité…

E. H. : Oui, bien sûr. Quand tu es capitaine, tu ne peux pas prendre un carton tous les deux matchs. J’ai essayé d’être plus calme sur le terrain et de penser avant de faire les choses. L’an dernier, j’ai été un peu mieux au niveau de la discipline qu'auparavant.

Vous affrontez Nevers demain. Vous devrez retrouver de la constance si vous voulez faire un résultat…

E. H. : À Aurillac, nous n’étions pas loin. Si nous sommes présents depuis le début et que nous gérons la rencontre comme il faut, nous pouvons faire quelque chose. Mais ça, ça ne dépend que de nous. Le début de match sera très important à Nevers. Nous savons que nous sommes forts sur les vingt dernières minutes, mais l’USON est une très bonne équipe, donc nous devrons être là pendant 80 minutes.

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