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Comment Nevers est revenu dans le bon wagon

Comment Nevers est revenu dans le bon wagon

Le 31/01/2020 à 11:20Mis à jour Le 31/01/2020 à 11:23

PRO D2- Après un début de saison difficile, l’USON semble avoir trouvé la bonne carburation. Depuis début janvier, le club de la Nièvre s’invite dans le wagon des places qualificatives pour les phases finales. Derrière les quatre locomotives de la division, Nevers s’est remis sur de bons rails. Un statut qui mérite malgré tout confirmation, surtout à l’heure de défier le leader, Grenoble.

Départ raté, remontée au classement amorcée

Jusqu’ici, la courbe d’évolution de la place de Nevers au classement est à l’inverse de celle de l’exercice précédent. Le club de la Nièvre s’était hissé à la première place en début 2019 avant de chuter vertigineusement jusqu’à devoir batailler pour accrocher les phases finales au printemps. L’exercice 2019-2020 s’inscrit sur une dynamique inverse. Minée par les blessures puis par l’épisode staphylocoque, l’USON a manqué son entame de saison. Bousculés dès la première journée à domicile par Soyaux-Angoulême (18-24), fessés la semaine suivante à Oyonnax (54-16), les Neversois naviguaient en deuxième partie de tableau. "Nous avons eu des blessures et un enchaînement difficile, se souvient Coenie Basson, entraîneur de la défense. Dès que cela tourne comme cela, tu tombes dans le doute".

L’équipe bourguignonne a dû affronter un tunnel de 8 rencontres consécutives. Avec 6 victoires en 8 matchs, cette série a permis de remonter de la 14e à la 8e place. "Je pense que le match à Mont-de-Marsan (6-11) a été un déclic, reprend le technicien. Nous avions perdu à domicile face à Colomiers et il fallait réagir". A ce moment-là, le manager Xavier Péméja s’agaçait de voir son équipe réagir plutôt qu’agir : "C’est un pas en avant et un pas en arrière". Mais après la défaite face à Colomiers et donc un nouveau pas en arrière, le club bourguignon réussissait à enclencher trois pas en avant (victoire à Mont-de-Marsan donc, devant Aurillac puis à Béziers). Avec ce coup sur la pelouse de l’ASBH (17-44) début janvier, l’USON s’est invitée pour la première fois dans le top 6. Elle a su confirmer face à Provence Rugby (43-13). Ce qui lui permet d’occuper le 5e rang avant cette 19e journée. "Nous avons trouvé plus de confiance, apprécie Coenie Basson. Nous marquons de beaux essais qui correspondent à notre jeu. Mentalement, nous sommes un peu plus fort qu’avant, nos joueurs sont libérés".

Lumière au bout du tunnel

Alors qu’il aurait pu faire sombrer Nevers, le tunnel de 8 rencontres a donc été l’occasion de se replacer. "Nous avons gagné 6 fois même s’il y a eu un accroc à domicile contre Colomiers et une victoire poussive contre Aurillac, compte le demi de mêlée Joris Cazenave. Mais nous nous sommes bien débrouillés sur un enchaînement que nous n’avons pas l’habitude de faire". La profondeur de l’effectif a servi. "Nous avons un gros effectif avec de grosses qualités, explique Coenie Basson. Et puis parfois dans la vie de sportif, tu dois vivre un passage un peu compliqué et savoir prendre du recul et regarder où tu en es. Je pense que c’est quelque chose qui peut ensuite aider une équipe".

Être dans le dur a même sûrement contribuer à forger le caractère du collectif bourguignon. Certains joueurs comme Derrieux se sont affirmés. Et avec les blessures à long terme de Roelofse, Naqiri, Paris ou encore Raisuque, d’autres comme Blanc ou Zebango ont su saisir l’occasion de se relancer. L’émulation est présente. "Nous avons désormais de bons problèmes avec plusieurs joueurs bons au même poste et on se demande qui on prend, convient Coenie Basson. Cette concurrence augmente le niveau de tout le monde".

Dans le jeu, certains progrès de l’équipe sont notables. "Sur l’animation offensive, nous avons pas mal progressé analyse Joris Cazenave. En ce moment, nous avons des avants très conquérants". Avec une attaque plus tranchante et une conquête plus solide, l’USON retrouve certains de ses atouts. "Il nous manque un peu de maturité dans le fait d’enchaîner les rencontres avec de bons résultats, note toutefois Coenie Basson. Le groupe est en train de progresser sur ce plan-là". "Nous avons trouvé la bonne carburation mais il nous reste un match important pour bien finir ce bloc, nuance à son tour le n°9 neversois. Dans le suivant, nous nous déplacerons trois fois pour une seule réception. Le top 6, nous y sommes. Il va falloir que l’on y reste. Cela nécessite un gros mental, être forts et marquer notre territoire".

Un gros test face à Grenoble

La chose ne sera pas aisée ce dimanche vu le calibre de l’adversaire. Grenoble est l’équipe la plus performante en déplacement (avec 5 victoires). Au match aller, les Bourguignons avaient subi (46-21) sous les coups de boutoirs grenoblois. "Nous laissons ce match un peu dans le passé car c’était catastrophique, grimace Coenie Basson. En tant qu’entraîneur de la défense, je n’étais vraiment pas content de la performance. Ce n’était pas nous. Là, Grenoble est en pleine confiance. C’est un gros test face à une équipe référence".

Joris Cazenave se veut pragmatique : "Actuellement, je pense que Grenoble est l’équipe la plus forte du championnat. Peut-être qu’ils iront plus vite que nous mais nous aurons nos points forts aussi..." Même face à l’une des locomotives du championnat, l’équipe neversoise ne peut se permettre de dérailler à nouveau au Pré Fleuri.

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