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Pro D2 - Cédric Beal (Provence Rugby) : "On ne risque pas grand-chose"

Beal : "On ne risque pas grand-chose"
Par Rugbyrama

Le 27/07/2018 à 15:36Mis à jour Le 27/07/2018 à 16:03

Promu en Pro D2 et habitué des allers-retours entre Fédérale 1 et rugby professionnel, le club d’Aix-en-Provence foulera pour la première de la saison la pelouse de Camarés ce samedi à 16 heures. L’ancien capitaine et troisième ligne, Cédric Beal, s’impatiente de retrouver le monde du rugby professionnel.

Rugbyrama : Comment se sent le groupe à quelques jours du match amical ?

Cédric Beal : On est excité on a hâte d’y être, ça va être le premier match avec cette nouvelle équipe, on n’a pas eu d’oppositions réelles, donc on ne sait pas du tout où on en est. Il faut vraiment qu’on jauge le travail fait depuis un mois et demi, avant la première journée. Lorsqu’il y a la pression des résultats, ce n’est pas la même chose, ça sera une bonne indication, au moins au niveau de la forme physique. Ce week-end tout le monde sera concerné puisqu’on aura toute notre chance, c’est très important dans ce championnat, on l’a déjà vu une saison ne se gagne pas seulement à 25 ou 26.

Que redoutez-vous chez cette équipe d’Aurillac ?

C.B. : Ils connaissent très bien la Pro D2, c’est une équipe qui joue beaucoup et qui véhicule beaucoup de valeurs notamment dans le combat. Du coup ça va être un premier test pour savoir où on en est nous aussi sur tous ces points-là. Voir si on est à la rue physiquement aussi. On a beaucoup de chance de jouer une belle équipe de Pro D2, pour ce premier match amical. Il ne peut y avoir que du positif.

Êtes-vous plus fort cette saison après votre recrutement ?

C.B. : Je ne sais pas si on est plus forts, on le saura après quelques rencontres. Mais ce recrutement nous a apporté beaucoup d’expériences et de la sérénité. On sent que le club franchit un palier au niveau professionnel, le but étant d’y rester. Depuis plusieurs années on fait l’ascenseur, on ne parvient pas à rester dans le championnat.

En tant que promu vous pensez que vous êtes sur la sellette ?

C.B. : C’est toujours difficile pour les petits nouveaux de se maintenir, mais on va tenter de suivre l’exemple des clubs comme Massy et Nevers, qui ont réussi leur pari. L’important c’est le maintien, on ne vise que ça, mais pour y parvenir ça prend du temps, petit à petit on construit pour l’avenir.

Provence Rugby c’est avant tout un projet sur le long terme ?

C.B. : Exactement. Je pense que le club s’est trompé dans les années précédentes en voulant faire les choses rapidement. Maintenant les dirigeants ont changé leur fusil d’épaule, et regardent plus loin, ils cherchent une progression équilibrée, plutôt que de tout faire dans la vitesse, et dans la précipitation. Il faut bâtir une équipe cohérente avec des jeunes et des joueurs plus expérimentés qui vont pouvoir donner le cap. On cherche vraiment à durer en Pro D2.

Vous faites partie de ces joueurs d’expérience, que pensez-vous de ce nouveau départ ?

C.B. : Je pense que le rugby est un sport de valeurs, c’est aussi une question d’humanité. Donc avant de demander des résultats il faut apprendre à se connaître, pour avoir envie de rentrer sur le terrain en portant le maillot et de se donner pour les autres. C’est aussi ça que j’espère apporter à ce collectif.

Quels sont les points forts et les points faibles des Aixois ?

C.B. : Je dirais qu’on est une équipe en construction, donc on doit apprendre à se connaître et créer des automatismes. Et puis être le promu c’est aussi un point faible parce qu’on n’a pas une réelle idée du niveau actuel de la Pro D2. Et en qualité c’est le fait qu’on a une page blanche donc ça ne peut être que du positif, de créer quelque chose. On ne risque pas grand-chose.

Propos recueillis par Fanny Roustan

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