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Carcassonne, l’ambition nouvelle

Carcassonne, l’ambition nouvelle

Le 14/08/2019 à 17:04

PRO D2 - Onzième la saison dernière, l’USC souhaite franchir un palier et se rapprocher un peu plus du haut du tableau. Malgré deux défaites en amical, la qualité de son recrutement, notamment devant, laisse augurer un bel horizon pour cette année.

À l’image de ses fameux remparts, Carcassonne est devenue un incontournable de cette Pro D2, elle qui va entamer une dixième saison d’affilée dans l’antichambre de l’élite. Cette année encore, le club audois travaillera dans la discrétion, loin des phares médiatiques que peuvent être Perpignan ou Biarritz. L’USC pourrait pourtant bien faire parler d’elle dans ce championnat 2019-2020. Onzième l’an dernier, elle s’est donnée les moyens de franchir un cap avec un recrutement de qualité, notamment devant où elle a engagé des valeurs ajoutées débarquées du Top 14 comme Alexandre Dardet (Grenoble), Denis Coulson (Stade français) ou Xérom Civil (Agen). L’expérimenté Claude Dry (ex-Montauban) est également venu garnir les rangs carcassonnais cet été.

"Les avants qui sont arrivés pigent le jeu, savent aussi faire des passes et on peut dire qu’on a un meilleur groupe que l’an dernier. Cela se voit aux entraînements" se réjouit le prolifique ailier Benoît Jasmin, qui entame sa troisième saison à Carcassonne. Une USC renforcée devant, et qui a su conserver ses actifs derrière, son artilleur Gilles Bosch en tête. Elle comptera, en plus, l’ancien Briviste Felix Le Bourhis (31 ans), qui a fait son retour au club cet été. Si on ne prend en compte que le poste de centre, l’entraîneur Christian Labit aura à sa disposition, en plus de Le Bourhis, Julien Rey, Louis Marrou, Fabien Grammatico et, à partir de janvier, José Lima (suspendu), soit, sur le papier, un des panels les plus riches de la Pro D2.

Félix Le Bourhis (Brive) contre Colomiers

Félix Le Bourhis (Brive) contre ColomiersIcon Sport

Titiller le top 6

De l’avis des joueurs, l’accent a été mis sur la préparation physique depuis le 17 juin, date de la reprise, et les organismes ont été soumis à rude épreuve. Cela a notamment été le cas lors du stage de cohésion d’une semaine à Gruissan en juillet, où le groupe a vécu dans des conditions "spartiates", dixit Benoît Jasmin, dormant dans des tentes sur des matelas gonflables en pleine canicule. Un début d’explication aux deux défaites en amical, contre Béziers (21-17) et Provence Rugby (33-19) :

"Cela s’est à peu près bien passé contre Béziers mais on sentait déjà un peu la fatigue, confirme Jasmin. On a continué à tirer sur la corde jusqu’au match contre Provence où, là, on a senti que le groupe était vraiment usé. On a donc fini sur une mauvaise note ce bloc de huit semaines de préparation. Il n’y a pas grand-chose à retenir, on a lâché mentalement du fait de la fatigue. Cela fait un peu mal à la tête mais il faut aussi relativiser et se dire qu’on sera prêt le jour J".

Malgré ces deux échecs, l’ancien Narbonnais et Grenoblois regarde les prochains mois avec optimisme et appétit : "Cette année, le staff et le président ont revu les objectifs à la hausse et ce serait bien d’aller titiller le top 6. Ils nous ont demandé d’être ambitieux : jusqu’ici, on partait avec la crainte de descendre et le maintien en ligne de mire. Du coup, on n’envisageait pas autre chose. Quitte à être déçu, fixons-nous des objectifs plus hauts et on pourra au moins se dire qu’on a tout tenté pour les atteindre. Si on peut réussir un coup cette année, ce serait vraiment bien".

Vannes, Grenoble, Mont-de-Marsan et Perpignan sont au programme lors des quatre premières journées. Quatre gros tests qui en diront forcément un peu plus sur les capacités de l’USC à aller chatouiller les cadors.

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