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Bru : "Les joueurs se sont prouvés qu’ils étaient capables de renverser les meilleurs"

Bru : "Les joueurs se sont prouvés qu’ils étaient capables de renverser les meilleurs"

Le 26/05/2019 à 10:57

PRO D2 - C’est un Yannick Bru assez détendu qui s’est présenté devant les médias à J-1 de la finale de Pro D2 entre Bayonne et Brive. Le manager de l’Aviron est heureux du chemin accompli par son équipe et espère la cerise sur le gâteau dimanche au Hameau.

Rugbyrama : Après la démonstration de force à Oyonnax, peut-on voir Bayonne comme le favori de cette finale ?

Yannick Bru : C’est le petit jeu classique d’avant-match où chacun veut ajouter la pression sur l’autre. Objectivement, sur une finale, c’est du 50-50. Maintenant, au regard des moyens déployés, des effectifs sur le terrain et de la programmation de cette équipe de Brive pour monter, je vous laisse répondre à la question.

Vous y répondez un peu vous aussi…

Y.B. : Il n’y a pas besoin d’être un expert pour savoir que Brive est un club mieux structuré que le nôtre, plus près de monter en Top 14 que nous par rapport aux moyens, à la réflexion sur le club, à la rénovation du centre de formation etc. Je connais le potentiel du CAB et ce qui est réalisé par des gens de grandes compétences pour ramener ce club en Top 14. Nous, on est sur un projet plus jeune et insoucient. Cela ne veut pas dire qu’on ne veut pas y aller un joue mais il n’a jamais été coché dans notre plan de marche que cela devait se passer maintenant. C’est pour cela que la pression glisse sur nous. Mais je peux vous garantir qu’on sera présent dans cette finale.

On vous a senti très ouvert toute la semaine vis-à-vis de l’extérieur…

Y.B. : C’est toujours comme cela à Bayonne. On s’entraîne dans un stade municipal au milieu des joggers et des écoles donc on ne peut rien cacher. Et puis cela ne sert à rien de se travestir ou de s’inventer un visage. On est une équipe jeune et insouciante qui a ses qualités et ses défauts. Dès le début de la saison, j’ai demandé d’être tolérant avec elle. Les joueurs se sont prouvés qu’ils étaient capables de renverser les meilleurs.

" Certains jeunes me bluffent "

Quel est l’état de fraicheur de vos troupes ?

Y.B. : La semaine a pas mal été axée sur la récupération. La Pro D2 est quand même super longue ! D’ailleurs, je maintiens que c’est une injustice que le premier de la phase régulière ne monte pas directement en Top 14. Brive devrait déjà être en Top 14 car je considère normal que celui qui a le mieux maîtrisé la performance monter. Quant à nous, si on ne monte pas, même si on se renforce l’année prochaine, même si on aura un an de vécu en plus, je n’ai pas la garantie de pouvoir faire aussi bien sportivement. Cette Pro D2 est tellement serrée. Donc là, l’occasion se présente et il faut la saisir désormais.

Etes vous étonné du niveau atteint pas jeunes joueurs récemment ?

Y.B. : J’ai été voir jouer les Espoirs plusieurs fois l’année dernière et en début de saison donc je savais qu’il y avait du potentiel. Dernièrement, on a joué à Brive avec la ligne de trois-quarts des Espoirs du début de saison. Certains d’entre eux me bluffent en effet par leur maturité, leur gestion du stress et leurs qualités techniques. Il y a vraiment de très bons jeunes au Pays basque et j’espère que le club pourra encore longtemps capitaliser dessus.

Avez-vous transmis à vos joueurs votre expérience des finales durant la semaine ?

Y.B. : Non ! Cela me sert à moi pour maîtriser certaines choses dans le planning, l’organisation et ma gestion émotionnelle de l’événement. Les joueurs, franchement, ils s’en foutent ! J’en ai beaucoup de 20-21 ans et je ne sais même pas s’ils savent que j’ai été en finale du championnat.

" Je vis une année extraordinaire "

Vous avez été champion de France et d’Europe durant votre carrière. Quelle saveur aurait un titre de champion de Pro D2 ?

Y.B. : Une saveur très forte. Je suis franchement très content de vivre cette expérience. On retrouve une simplicité et une authenticité dans le rapport avec les joueurs que j’ai quittées il y a dix ans avec le Stade toulousain. C’est bon de le vivre. On dit que le rugby emprunte des mauvais chemins et à tous ceux qui pensent cela, je leur dit de venir voir la Pro D2. C’est un rugby sympa et le rugby qu’on aime.

Etre champion de Pro D2 en tant qu’entraîneur de Bayonne serait-il, selon vous, un exploit plus marquant que champion de Top 14 à l’époque du grand Toulouse ?

Y.B. : C’est un modèle totalement différent. À Toulouse, vous réunissez x sélections de différentes nations sur la pelouse. En tant qu’entraîneur, j’ai eu à disposition des joueurs qui étaient parmi les cinq meilleurs à leur poste. Avec ces joueurs-là, il faut essayer de créer un collectif pour gagner des trophées. À Bayonne, vous prenez quelques vieux guerriers entourés de jeunes Espoirs. C’est un boulot encore bien axé sur la formation et vous essayez de construire une équipe pour être compétitif dans le monde professionnel. J’ai donc presque envie de dire que c’est plus difficile. Mais je vis une année extraordinaire.

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