Midi Olympique

Brive : la colère comme levier de remobilisation

Brive : la colère comme levier de remobilisation

Le 27/05/2019 à 10:30

PRO D2 - Le CABCL a raté d’un rien le titre de champion de France de Pro D2 et la montée en Top 14 qui l’accompagne. Plusieurs fois pénalisés, notamment en mêlée, les Coujoux n’ont pas toujours compris ce qui leur était reproché. Ils doivent désormais vite tourner la page.

Les Corréziens n’ont pas encore dit adieu à leurs rêves de Top 14 et auront, ce dimanche à Amédée-Domenech face à Grenoble, une deuxième chance d’y accéder. Mais le coup est rude. Comment pourrait-il en être autrement après avoir perdu sur le fil une finale que les Corréziens semblaient tenir, le tout sans avoir encaissé le moindre essai ? Maître de leur ligne d’en-but mais moins de leur discipline, avec treize pénalités concédées dont sept tentées et réussies par les Bayonnais. Certaines d’entre elles ont laissé un goût amer à leur entraîneur Jeremy Davidson, à commencer par la dernière qui offre la balle de match à Martin Bustos Moyano.

"Il y a cette interprétation du maul écroulé que je ne comprends pas. Quand les Bayonnais défendaient en touche, ils venaient en permanence sur le côté et n’ont été pénalisés qu’une fois. Cette dernière décision est dure mais c’est comme ça". Dure, tout comme d’autres coups de sifflet en amont d’Adrien Descottes, l’arbitre de la finale, qui ont laissé l’Irlandais dubitatif : "Je n’ai pas trop compris l’arbitrage en mêlée, a-t-il poursuivi. On a été pénalisé quatre fois et eux, seulement une fois. En deuxième mi-temps, j’ai pourtant trouvé qu’on était plus dominant qu’en difficulté. J’ai demandé des explications à l’arbitre à la fin du match mais il n’a pas souhaité trop parler".

" Il faut que cette rage nous transcende et nous motive"

Au cœur de la première ligne briviste, le talonneur François Da Ros a préféré botter en touche, visiblement agacé : "Je crois que je ne vais même pas en parler et laisser les spécialistes le faire". "Je n’ai pas compris n’ont plus, a renchéri le capitaine Saïd Hirèche. Mon sentiment est assez mitigé mais les arbitres sont des professionnels, ce sont eux qui prennent les décisions, normalement les bonnes, et je ne vais pas parler de l’arbitre car ce n’est pas lui qui nous fait perdre le match". Aussi digne dans la défaite qu’une nouvelle fois exemplaire dans les zones d’affrontement au Hameau, Hirèche en a appelé à la remobilisation en utilisant toute la frustration accumulée lors de cette finale pour rebondir face au FCG.

"On avait une chance d’être champion de France et de monter en Top 14. On ne peut plus être champion mais on a encore une balle pour monter. Aujourd’hui, de voir les Bayonnais sauter partout, je ne cache pas que j’ai les boules car j’aurais aimé être à leur place. Je vais me servir de cette rage et essayer de la transmettre à tous mes coéquipiers. Il faut que cela nous transcende et nous motive, et qu’on utilise toute cette colère, quand ce sera dur dimanche, pour avancer". Où la promesse d’un combat épique qui n’attend plus que d’être tenue.

Pro D2 - Saïd Hirèche (Brive) contre Bayonne

Pro D2 - Saïd Hirèche (Brive) contre BayonneIcon Sport

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