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Taieb : "On n’a plus le droit aux regrets"

Taieb : "On n’a plus le droit aux regrets"

Le 18/02/2020 à 16:52Mis à jour Le 18/02/2020 à 19:35

PRO D2 - À froid, quatre jours après la défaite concédée à Charles-Mathon face à Rouen, Bilel Taieb a accepté de s’exprimer sur cette claque reçue à domicile par Oyonnax. Un discours sincère, tourné vers la révolte et cette envie de montrer qu’"Oyo" veut rectifier le tir dès ce dimanche, devant ses supporters, avec la réception de Béziers.

Rugbyrama : Cette défaite, la première de la saison à domicile, n’est-elle pas le meilleur moyen de rebondir alors qu’Oyonnax est sur une série compliquée ces dernières semaines (5 défaites sur les 7 derniers matchs, ndlr) ?

Bilel Taieb : Pour moi c’est une révolte ! Il faut vite passer à autre chose, se servir du contexte pour nous faire grandir et continuer ce bloc de la meilleure des manières.

Comment l’avez-vous vécue ?

B.T. : On peut tout mélanger. Il y a eu de la nervosité, de la tristesse à la fin du match parce que tu te dis : pourquoi il ne reste pas quelques minutes de plus ? Personnellement, j’ai eu du mal à réaliser que le match était terminé et que l’on avait perdu. Ça fout les boules. C’est aussi une motivation. C’est un avertissement. Il reste des matchs et on n’a plus le droit à l’erreur. Il faut avancer.

Dans ce type de moment, on serait tenté de changer des choses ?

B.T. : Non ! Il ne faut pas lâcher et accentuer ce que l’on sait déjà faire. Que ce soit dans le jeu, dans le combat, dans l’état d’esprit. Il n’y a rien à changer. Il faut juste que l’on passe à la vitesse supérieure et on sait que l’on est capable de le faire. Sauf qu’il faut rester régulier. Il peut y avoir des coups de mou mais il faut que l’on ait aussi le truc qui nous permette de basculer et d’être dans le positif. Je pense que ce qu’il nous a manqué contre Rouen, c’est de pouvoir basculer pour reprendre le momentum. Ce sont des choses que l’on travaille. Je pense que ça va le faire. On est confiant. On se parle entre nous et on sait que l’on n’a plus le droit à l’erreur. On sait ce qu’il reste à faire et on n’a plus le droit aux regrets.

Ce mardi, c’était la première séance collective depuis le dernier match. Comment cela s’est passé entre vous ?

B.T. : Il y a eu pas mal de choses avant ce premier collectif. On voulait se voir entre joueurs pour recadrer, pour dire comment on se sentait et essayer de trouver des réponses aux questions, aux doutes, à la frustration que l’on a eu après le match. On s’est dit les choses et je pense qu’il faut s’en servir pour basculer. Il ne faut pas que l’on reste là-dessus et tomber dans un cercle vicieux.

" Les gens pensent que l’on est en période de crise, mais pas du tout !"

Béziers se présente à vous dimanche, après donc Rouen déjà à la maison. Plus que jamais, c’est le moment de se faire pardonner face à un adversaire qui regarde, sans nul doute, encore plus haut au classement que les Rouennais…

B.T. : C’est ça. Je l’avais dit à l’époque. Ce n’est pas parce que tu es dernier ou avant-dernier que tu n’as pas ta place ici, donc tout le monde se bagarre, que ce soit au plus haut niveau, en Pro D2 ou dans les catégories en dessous. Si tu y es, c’est que tu la capacité et surtout l’envie d’y rester. Chacun à sa place. Après les objectifs ne sont peut-être pas les mêmes et, nous, il faut vite que l’on bascule pour gagner des matchs. Cela fait un moment… J’ai envie de gagner des matchs. J’ai envie de retrouver le sourire et c’est tout le monde pareil. Tout le monde est dans la même dynamique que moi. On a des choses à se faire pardonner et on va commencer par la réception de Béziers. Donc à voir ce que l’on est capable de faire.

Car on peut imaginer que Béziers peut venir avec d’autres idées, au regard de ce qu’a fait Rouen. Il va vite falloir montrer que "non", ce n’est plus possible ?

B.T. : C’est ce qu’il faut que l’on fasse ! Tu envoies un signal dans le sens où n’importe qui est capable de venir gagner à Oyonnax mais, nous, on sait que l’on a fait une erreur et qu’il ne faut plus que cela se reproduise. Donc on les laisse penser ce qu’ils veulent penser, on s’en tape. Nous, notre objectif c’est de gagner.

La semaine qui a précédé le match contre Rouen, votre président Thierry Emin avait fait une sortie remarquée sur le site du club, espérant un peu plus « d’acharnement » sur le terrain. Comment avez-vous vécu cela ?

B.T. : C’est le rôle d’un président. On sait que c’est le chef. Comme tout chef, il attend des résultats et attend un comportement de ses employés, donc des joueurs. Après, les gens pensent que l’on est peut-être en période de crise mais pas du tout ! On se met dans notre bulle. On sait que l’on ne peut compter que sur nous. Le regard des autres, tant mieux s’il est avec nous, tant pis s’il est contre nous. On va avancer pour dire aux gens : vous vous trompez ! On sait que l’on doit être irréprochable dans ce que l’on fait et surtout dans l’état d’esprit. À partir de là, on aura déjà répondu à certaines questions. Ce que disent les présidents… il y a eu pire dans d’autres clubs. À nous de grandir avec et de montrer aux gens ce que l’on est capable de faire.

D’autant que l’on voit encore aujourd’hui depuis le bord du terrain, la bonne humeur est là dans le groupe, et ça bosse !

B.T. : C’est ce que je dis. Il ne faut pas que l’on tombe dans un cercle vicieux et que tout le monde se fasse la tronche. Si on tombe là-dedans, on se perd. C’est sûr et certain. Il faut que l’on gagne en tant qu’équipe et une équipe il faut qu’elle sache vivre ensemble. Rester positif ! Il y a des erreurs, c’est sûr que ça va faire mal à la tête mais si tu ne restes pas positif, tu vas passer une sale fin de saison. On sait ce que l’on doit faire et on essaie de le faire avec plaisir et envie.

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