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PRO D2 - Biarritz : la résilience face aux tempêtes

Biarritz : la résilience face aux tempêtes

Le 25/08/2018 à 09:18

PRO D2 - C’est dans un contexte post-crise que le BO a préparé la nouvelle saison. Menace de relégation, déchirements et luttes de pouvoir à la tête du club…finalement rien de bien nouveau pour un groupe qui s’est accoutumé aux grosses vagues.

" On a l’habitude maintenant, donc on laisse passer ". La phrase, signée Maxime Lucu, mériterait d’être la nouvelle devise du BO. Elle synthétise du moins un état d’esprit que les joueurs du club s’imposent pour éviter la noyade dans les remous. La dernière tempête de fin de saison dernière, sur fond d’énième menace de rétrogradation administrative et du feuilleton des « Hongkongais », n’a fait que rappeler de mauvais souvenirs aux joueurs. De bons soldats qui ont malgré tout été chercher une qualification en demi-finale, mais qui ont repris une claque peu après la fin de la saison avec le départ brutal de leur manager Gonzalo Quesada.

Et pourtant, il a bien fallu repartir au feu après des vacances bien méritées : " On a eu deux mois de préparation physique très intense, ce qui fait qu’on n’a pas eu le temps de trop gamberger et penser à ce qu’il s’était passé, raconte Maxime Lucu. De toute façon, ce championnat est tellement dur que si tu perds de l’énergie à te poser trop de questions, tu peux vite passer à la trappe. On fait confiance à la nouvelle présidence et on avance ".

Maxime Lucu de Biarritz

Maxime Lucu de BiarritzRugbyrama

" On dit que c’est dans la difficulté qu’un groupe se construit… "

Pour sa rentrée des classes, Biarritz a renoué avec ses bonnes habitudes à Aguiléra, avec une victoire, dans la douleur, face à Nevers (19-16). Cette saison encore, le club basque veut jouer les trouble-fête contre vents et marées : " On sait qu’on n’est pas les meilleurs au rugby ni l’équipe qui produit le plus beau jeu. On est là et on s’accroche avec nos valeurs, avec ce groupe qu’on a construit il y a deux ans quand cela allait très mal, entre les histoires de fusion et de descente en Fédérale 1. On dit que c’est dans la difficulté qu’un groupe se construit et montre qu’il est soudé. Nous, on l’a été et c’est avec ce noyau dur qu’on est allé chercher la qualification. On espère pouvoir le faire encore cette année même si on sait que ce sera très dur ".

D’autant plus sans Alban Placines, Kylan Hamdaoui et Alex Arrate, partis sous d’autres cieux. C’est sans eux que Maxime Lucu et ses partenaires essaieront de refaire un coup cette année, avec, toujours au-dessus de la tête, l’ombre d’une épée de Damoclès : " On sait que tant que Bayonne et Biarritz seront en Pro D2, cette histoire de fusion reviendra toujours sur le tapis. Nous, on est là pour jouer au rugby. Bien sûr que cela a de quoi déstabiliser, notamment pour les nouveaux, mais on essaie de se concentrer uniquement sur le rugby ". Un vœu pieu soumis à l’épreuve de l’usure du temps dans ce Biarritz et son univers impitoyable.

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