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Pro D2 - Bayonne - La belle ascension

La belle ascension
Par Rugbyrama

Le 25/08/2018 à 15:52Mis à jour Le 25/08/2018 à 16:01

PRO D2 - Méconnu du grand public il y a encore dix mois, tout va très vite ces derniers temps pour Peyo Muscarditz. Titulaire face à Brive, il a même été nommé vice-capitaine de l’Aviron Bayonnais.

En septembre dernier, Peyo Muscarditz n’était encore qu’un simple inconnu. Enfin pas pour tout le monde. Les fins connaisseurs et habitués des remparts de Bélascain ou des terrains de la Floride lui avaient attribué l’étiquette de l’espoir prometteur. Protégé par son casque bleu, il donnait déjà « le La» dans les équipes jeunes. Les fidèles du Pro D2, eux, n’en n’avaient probablement jamais entendu parler. Pour cause, il y a un an, l’enfant d’Arette n’avait disputé aucun match dans l’antichambre du Top 14.

Sa seule apparition officielle avec le groupe professionnel datait de début 2017, lors du déplacement à Gloucester en Challenge Cup. Mais depuis octobre dernier, tout s’est accéléré pour Muscarditz. Profitant d’une pluie de blessés, il a connu sa première à Carcassonne un soir d’octobre 2017, en tant que remplaçant. S’en est suivi son premier essai à Montauban la journée suivante, pour finalement enfiler quatorze fois le maillot de titulaire en Pro D2. Cerise sur le gâteau, le natif d’Oloron-Sainte-Marie fut même de l’aventure avec les Baby Barbarians l’été dernier, pour affronter la Géorgie.

Une ascension exponentielle. " Ça va super vite, réalise à peine l’intéressé. Je suis même surpris. J’ai essayé de m’accrocher au wagon quand j’ai pu embarquer et tout s’est enchaîné. Pour autant, je ne me pose pas trop de questions. J’essaye de ne pas trop me prendre la tête parce que si ça monte à la tête, ça peut vite nous induire en erreur. Le gouffre est proche, aussi. Il faut faire attention et je reste fidèle à ce que je suis. Avec mes proches et dans mon rugby, je ne vois pas pourquoi je changerai. "

Nouveau rôle

En plus de cette explosion aux yeux du grand public, le garçon de 22 ans a la confiance du staff qui l’a nommé vice-capitaine de l’équipe professionnelle. " Quand Yannick (Bru) me l’a annoncé, j’étais bouche bée. J’étais surpris et, sur le moment, je me suis même demandé si j’étais capable d’endosser ce rôle. J’ai accepté et c’est un challenge de plus que j’ai envie de relever ! Je veux montrer que les jeunes de l’Aviron sont capables de postuler et de s’installer dans cette équipe. " Avec Antoine Battut, le capitaine, ils représenteront un certain équilibre. D’un côté un avant, expérimenté, qui connaît sa deuxième saison à Bayonne. De l’autre, un arrière, symbole des jeunes talents issus du cru, sur lesquels l’Aviron veut s’appuyer.

" Il a été nommé vice-capitaine et ce n’est pas par hasard. Il est devenu important dans ce groupe affirme Vincent Etcheto. Peyo représente la fougue. " " Même si c’est jeune, je suis très fier parce que c’est quelqu’un qui est fédérateur, qui bosse beaucoup souligne Franck Lachaise, entraîneur des espoirs. Il inculque aussi aux autres cette envie de se dépasser et d’y arriver, comme il a pu le faire. "

L’ailier de Castres Martin Laveau, qui a quitté l’Aviron à l’intersaison, enchaîne : " C’est bien que ce soit lui, car il est performant sur le terrain et montre l’exemple ! Il mérite et va être le modèle à suivre pour toutes les jeunes générations qui rêvent, un jour, de jouer dans l’équipe professionnelle. C’est une très bonne chose, il faut que les jeunes joueurs aient des modèles ! " S’il n’a jamais endossé ce rôle dans les équipes jeunes à l’Aviron, Muscarditz a pu côtoyer certains leaders par le passé. Il fut emmené par Nathan Chaumont pendant trois ans, avec qui il remporta un titre de champion de France Gaudermen et échoua en finale Alamercery (2012-2013).

Il eut également Arnaud Duputs, désormais son coéquipier chez les pros, pendant deux ans en tant que capitaine puis David Ménage jusqu’à l’an dernier. " Forcément, ça reste... Ce sont des mecs qui ont un peu le même caractère, qui se battent. Mine de rien, je pense que si un jour, j’ai à prendre les devants, ça va fortement ressembler à ce qu’ils m’ont donné par rapport à tous les matchs que j’ai pu jouer à leurs côtés " lâche le joueur d’1m74 pour 88 kg.

Peyo Muscarditz  - Bayonne

Peyo Muscarditz - BayonneIcon Sport

Etcheto : " Il a un mental de haut niveau "

Lorsqu’il faut évoquer le personnage, tous sont unanimes et soulignent son caractère de compétiteur. Martin Laveau, son ami, commence : " Il a de belles valeurs, notamment le respect et l’humilité. En tant que coéquipier, il est à l’écoute et veut toujours bien faire. Il a cru en lui, a toujours fait partie des leaders et des joueurs avec beaucoup de talent dans chaque catégorie passée à l’Aviron." Vincent Etcheto, l’entraîneur des arrières, poursuit : " Il a encore une énorme marge de progression parce qu'il est jeune et brut de décoffrage. Sa qualité importante est qu’il a un mental de haut niveau et une envie de progresser. C’est agréable et prometteur."

Sa rigueur face au travail est reconnue de tous. " Ce n’est peut-être pas le meilleur centre de la planète, mais tout ce qu’il fait, c’est sérieux " ajoute Lachaise. Agressif en défense, Muscarditz possède une faculté à franchir souvent la ligne d’avantage. Capable d’évoluer premier ou deuxième centre, avec une préférence pour le numéro 13, il sera toutefois soumis à une rude concurrence au poste, cette année, avec la présence de Robinson, Thiéry, Barthélémy et Talebula pour ne citer qu’eux. Et après avoir bien débuté le championnat, lui et ses coéquipiers n’ont qu’une seule idée en tête : " Il faut confirmer face à Mont de Marsan. C’est le minimum syndical de gagner nos deux matchs à domicile sur ce bloc. "

Par Pablo ORDAS

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