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Pro D2 - Bayonne, entre gestion et ambition

Bayonne, entre gestion et ambition

Le 28/02/2019 à 11:04Mis à jour Le 28/08/2019 à 17:44

PRO D2 - À l’approche des phases finales qui tendent les bras aux Bayonnais, le staff doit composer avec deux blessures importantes chez les avants et quelques soucis physiques.

Jusqu’ici, ils avaient plutôt été épargnés. L’infirmerie de Jean-Dauger sonnait creux. Longtemps, seul Arnaud Duputs squattait ses bancs, en attendant de se remettre d’un syndrome post-commotionnel qui ne le verra reprendre la compétition que la saison prochaine. Mais depuis quelques semaines, les pépins se sont accumulés. Si on est encore loin de l’avalanche de blessures qui touche le voisin biarrot, les Bayonnais ont récemment perdu Benjamin Collet et Guillaume Ducat (croisés), Armandt Koster et Willie Du Plessis (KO) en plus de Julien Tisseron (lombalgie), Julien Jané (mollet) ou Peyo Muscarditz. Ce n’est pas l’hécatombe, mais ça a son importance chez une équipe leader du championnat.

"Pendant un mois et demi, nous avons joué sur des terrains dégueulasses à l’entraînement et en match souligne Vincent Etcheto. On a enchaîné entre du synthétique et du terrain, ce n’est pas évident pour les organismes. Là, on se retrouve avec des petits pépins accumulés, plus deux grosses blessures. On ne peut plus prendre de joker médical, on est sur un fil. Il va falloir gérer ça, mais c’est aussi excitant sur les phases finales de se dire qu’on doit faire un travail très méticuleux et pointilleux pour ne pas se tromper."

Pro D2 - Peyo Muscarditz (Bayonne)

Pro D2 - Peyo Muscarditz (Bayonne)Icon Sport

Les joueurs responsabilisés

C’est alors qu’entre en jeu l’importance de la connaissance de soi. Malgré l’approche des beaux jours et l’optique des phases finales qui arrivent, Vincent Etcheto en appelle à la prudence auprès de ses joueurs : "Il faut qu’ils soient responsables, qu’ils sachent au moindre pépin s’arrêter ! On ne peut pas s’entraîner moins."

Après une grosse journée, lundi, les ciel et blanc ont connu un programme plus léger le lendemain. Mais face aux lacunes aperçues dans les rucks face à Béziers, ils ont dû remettre le bleu de chauffe, à pleine intensité.

"Ça, tu ne peux pas le faire en demi-teinte affirme Etcheto. Les lancements aussi, tu es obligé de les travailler avec de la vitesse parce que si tu les joues à deux à l’heure, c’est facile. On ne va pas être dans l’excès, on n’est pas en préparation de début de saison, mais sur le sprint final."

Objectifs inchangés

Si le top départ de cette fin de championnat ne démarrera que dans deux semaines, avec un bloc relevé qui verra l’Aviron se déplacer trois fois (Mont de Marsan, Vannes et Soyaux) pour deux réceptions (Colomiers et Biarritz), les ambitions sont toujours les mêmes malgré les absences de Ducat et Collet. "Perdre des joueurs de qualité, c’est toujours gênant pour un collectif concède l’entraîneur des arrières, mais on a montré toute l’année qu’il y avait de l’émulation dans le groupe."

Pour remplacer le premier, le staff a déjà plusieurs options. En plus des deuxièmes lignes de métier, Battut ou Van Lill pourront dépanner si nécessaire. "On ne va pas revoir nos ambitions à la baisse annonce l’ancien ouvreur, on va simplement se dire qu’il faut continuer à bosser. Il faut qu’on calcule sans être des petits gestionnaires. Si on arrête d’être ambitieux, de jouer et de progresser, c’est sûr que c’est la plus mauvaise des préparations pour les phases finales."

Pro D2 - Vincent Etcheto (Bayonne)

Pro D2 - Vincent Etcheto (Bayonne)Rugbyrama

Continuité à Aurillac

Vendredi soir, dans le Cantal, Bayonne restera sur la ligne directrice affichée depuis le début de la saison, à savoir de la rotation et une équipe compétitive. Tandis que Johnnie Beattie en a terminé avec ses problèmes récurrents au mollet, Filimo Taofifenua, touché au genou face à Carcassonne effectuera son retour à Aurillac. Les cadres Tedder ou Battut seront mis au repos.

"Nous avons déjà perdu un leader de touche avec Guillaume Ducat. Ça va permettre d’aguerrir Baptiste Héguy et de responsabiliser Adam Jaulhac dans ce secteur" justifie le stratège. Les jeunes Tom Darlet, Manuel Ordas ou Yan Lestrade intégreront quant à eux le groupe.

"Cette rotation est obligatoire par les blessures, mais elle était voulue et calculée dans ce bloc poursuit Etcheto. On a relancé des joueurs comme Adam Jaulhac. Romain Barthélémy va passer à l’ouverture. C’est mieux d’avoir une rotation voulue qu’une rotation subie. Ça permet de donner la chance à des jeunes, c’est le lot d’une saison. On n’a pas le chat noir."

" Je pense que si on fait un résultat à Aurillac, on sera en phase finale "

Même si l’objectif comptable du bloc (13 points) est atteint, les Basques ne feront pas le voyage à vide. "On n’a pas la marge de lâcher des matchs" rappelle le coach, avant d’avancer : "Je pense que si on fait un résultat à Aurillac, on sera en phase finale." Sauf accident magistral, on imagine mal les ciel et blanc ne pas y participer. Et comme l’appétit vient en mangeant, les Bayonnais, leaders après 22 journées, se mettent-ils à rêver mieux qu’une simple place dans le top 6 ? "Arrivés en phases finales, il faut qu’on soit prêts à jouer le rugby qu’on veut répond Etcheto.

Nous avons été capables de faire un rugby assez minimaliste et de gagner à Massy, à Colomiers. Et nous sommes aussi capables d’envoyer du jeu. Il faut trouver l’équilibre entre un jeu ambitieux et réaliste. Nos ambitions sont uniquement dans les contenus et si le contenu est à la hauteur du travail qu’on fait, on pourra être inquiétant en phases finales. Pour l’instant, on ne parle pas de demi-finale, de finale ou de montée. On veut être dans les six et jouer des phases finales, pour valider tout le travail qui a commencé le 4 juin."

Pablo Ordas

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