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Bayonne : comment relever la tête ?

Bayonne : comment relever la tête ?

Le 10/04/2019 à 11:07Mis à jour Le 28/08/2019 à 17:37

PRO D2 - Passée la désillusion du derby, l’Aviron a dû se remettre au travail en vue de la fin du championnat et des phases finales qui approchent. Comment, les ciel et blanc comptent-ils repartir sur une dynamique positive ?

Prendre des points...

Sur l’aspect comptable, cet avant-dernier bloc du championnat est le moins bon depuis le début de la saison. Avec une seule victoire pour trois défaites (bien que bonifiées) et sept points récoltés, l’Aviron marque le pas. Paradoxalement, ses adversaires aussi. Et ainsi, grâce à l’avance accumulée depuis le début de la saison, les ciel et blanc, qui occupaient le second rang du classement à l’aube de bloc, n’ont perdu qu’une place après la défaite dans le derby. Néanmoins, l’écart avec le cinquième, qui était de neuf points au matin de la 23e journée, n’est plus que de cinq unités. Au-delà du besoin moral de renouer avec la victoire, l’Aviron doit poursuivre sa quête aux points dès vendredi à Soyaux.

Pro D2 - Bayonne

Pro D2 - BayonneIcon Sport

"Je ne vais pas vous dire qu’on va tout défoncer, mais si on se bat à la hauteur de ce qu’on sait faire, ça sera déjà quelque chose d’important. Il faut tout faire pour ramener des points, que ce soit un, deux, quatre, parce qu’aujourd’hui, nous avons une dette envers Bayonne et nos supporters souligne Joël Rey. Nous n’avons pas été à la hauteur jeudi. À nous de nous réveiller. Je ne sais pas si on pourra gagner, mais il faut absolument ramener quelque chose et tout faire pour offrir au public et au club un match de phases finales à Bayonne."

Retrouver de la constance

Pour y parvenir, les ciel et blanc devront, dans le jeu, retrouver une certaine constance sur l’intégralité du match. À commencer par l’agressivité, qui a manqué aux yeux de Joël Rey lors du derby : "Personnellement, je suis touché. Ça me fout les boules. On n’a pas été au rendez-vous dans des choses toutes simples : le combat et l'agressivité naturelle qu’on doit avoir. Pour s’en relever, il faudra avoir un peu d’amour-propre et montrer autre chose." Il leur faudra, également, du pragmatisme pour ne pas rentrer du déplacement en Charente avec le même ressenti qu’après la défaite au Stade Montois, il y a un mois. "À Mont-de-Marsan, on l’a été une mi-temps. Contre Colomiers, dix minutes. Sur ces 4 derniers matchs, on a trop de pannes de secteur à un moment dans le match regrette l’entraîneur des avants. Il faut retrouver la cohésion et la générosité de tout le monde, qui font qu’en défense, on y arrive et qu’on marque des essais. Rapidement et pendant 80 minutes."

(Re)gagner de l’assurance en touche

Le secteur aérien, forcément, en fait partie. Avec cinq munitions perdues contre le voisin, ce fut le gros point noir du derby, et le ballon cafouillé dans les airs (45e) fut à l’origine du retour en force des Biarrots sur le second acte. Sans parler des deux lancers gâchés en fin de match dans le camp du BO. "Quand on regarde, il y a un ballon que les Biarrots viennent nous prendre. Après, les autres sont des “cadeaux Aviron”, puisqu’on sautait, on lobbait, on ne lifftait pas bien. Celui perdu sur l’essai est un manque de précision sur les lifts et le lancer. Au final, c’est plutôt un manque de précision, c’est regrettable" défend Joël Rey.

Yannick Bru et Joel Rey (Bayonne)

Yannick Bru et Joel Rey (Bayonne)Icon Sport

Deux semaines plus tôt, lors de la réception de Colomiers, ce dernier reconnaissait avoir été embêté par les contres Columérins, alors qu’à Vannes, les siens ont fait un 100% dans la conquête aérienne. Globalement, les ciel et blanc affichent un visage en demi-teinte dans les airs depuis la blessure de Guillaume Ducat. Dès lors, le staff ciel et blanc va-t-il être tenté par l’option Bergounioux ? Le jeune deuxième ligne, titulaire lors de la première journée contre Brive, s’était ensuite blessé et avait disparu du groupe. Remplaçant à Vannes, il a rendu une copie intéressante lors du derby disputé avec les espoirs samedi dernier et son double mètre est un atout non-négligeable en l’air. "Honnêtement, je pense que c’est un peu prématuré répond Rey. Vendredi, il va y avoir du combat, de la densité physique. Même si j’ai énormément de respect pour le match qu’il a fait avec les espoirs, il revient de trois ou quatre mois de blessure, donc c’est encore un peu tôt."

Ne pas, non plus, tout remettre en question

Pour autant, tout n’est pas à jeter sur les bords de la Nive. L’Aviron, toujours troisième, sera, sauf cataclysme, en phases finales. Les jeunes Héguy, Boniface ou Lestrade, pour ne citer qu’eux, accumulent une expérience précieuse pour leur première véritable saison en Pro D2. Mais comme l’expliquait fin mars Yannick Bru, "L’exigence autour de l’équipe a grandi." "On n’est pas troisièmes au classement par hasard. On se l’est gagné rappelle de son côté Rey. L'Aviron, cette année, ça a été du boulot, de la sueur, de la solidarité. On n’a pas une équipe avec un mec qui peut te transpercer le terrain. Il y a eu des matchs cette année avec une solidarité énorme. Il faut la retrouver très, très vite. Si on ne l’avait jamais eue pendant l’année, je serai inquiet. Là non. Il faut juste se faire violence dans la tête et être ambitieux."

Par Pablo Ordas

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