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Bérard : "Répondre présent sur le terrain pour raviver la flamme"

Bérard : "Répondre présent sur le terrain pour raviver la flamme"

Le 22/01/2020 à 15:26Mis à jour Le 22/01/2020 à 15:28

PRO D2 - Après trois défaites consécutives, Béziers se trouve à neuf longueurs de Vannes, dernier qualifiable. La réception de Grenoble vendredi (20h45) représente donc la dernière chance des Biterrois. Un succès les relancerait, là où un nouveau revers les plongerait dans la crise. Sans filtre, l’arrière Pierre Bérard fait le point avant ce match capital.

Rugbyrama : Touché après la claque reçue dans son antre contre Nevers, le groupe est-il ressorti encore plus marqué suite à sa défaite à zéro point à Colomiers ?

Pierre Bérard : "Le groupe s’est remis au travail de suite sans s’arrêter sur ça. On a vu le résumé de la rencontre à la vidéo et nous avons constaté que nous avions donné deux essais en contre à nos adversaires. Ça nous a mis collectivement dans le dur et après, ça devient difficile de rattraper les points. On n’a pas réussi, car on n’a pas concrétisé nos temps forts. C’est une rencontre délicate qui fait suite à une déroute à la maison. C’est sûr que dans la tête c’est un peu difficile, mais on ne lâche pas !"

C’est d’ailleurs la promesse que l’équipe s’était faite dans le vestiaire après avoir touché le fond face à Nevers….

P.B : "Oui. On commence la saison ensemble et on la finira ensemble ! Il n’y a pas besoin de s’éparpiller ou de commencer à se tirer dans les pattes. Au contraire. Nous avons fait le choix de rester tous dans la même direction et de se remettre au boulot pour faire quelque chose de cette saison."

Certes, mais après trois revers consécutifs et une dégringolade au classement, l’ASBH ne semble plus très loin de la “crise”, non ?

P.B : "Franchement, pas forcément. Nous sommes conscients que Grenoble est un match charnière qui compte “double” on va dire. Il peut soit nous relancer dans du positif, soit nous appuyer un peu plus la tête sous l’eau. Mais pour moi il n’y a pas encore de quoi s’inquiéter. On a le soutien des dirigeants. C’est sûr que ça rouspète un peu après les dernières rencontres, du côté des supporters aussi. Je pense que ça leur fait mal de voir leur club de cœur subir deux larges défaites. Sans qu’ils nous le disent, nous savons qu’ils sont tristes et un peu agacés par la situation. Mais on sait aussi qu’ils seront encore derrière nous vendredi ! A nous de répondre présent sur le terrain pour raviver la flamme."

" Notre système est fait pour nous apporter beaucoup de solutions"

Pensez-vous réellement que Béziers ait les ressorts mentaux nécessaires pour réagir vendredi face à l’ogre grenoblois ?

P.B : "Peut-être que le fait de recevoir un cador de la ProD2 va nous faire jouer avec cette boule au ventre qui va obliger chacun à élever son niveau de jeu. Je pense qu’aujourd’hui, ce qui nous fait défaut, ce sont toutes ces erreurs individuelles et ces mauvais choix que nous faisons. Il va falloir se resserrer collectivement, car je reste persuadé que notre collectif peut être performant. A nous de nous remettre la tête à l’endroit."

Comment expliquez-vous ces erreurs individuelles ? Cela vient-il d’un manque de confiance ou d’un nouveau système de jeu toujours pas maîtrisé ?

P.B : "Je ne sais pas, cela ne s’explique pas. Le plan de jeu est simple. Il est au contraire fait pour faciliter le jeu et économiser les courses. Afin que notre rugby soit structuré et que personne ne s’éparpille sur le terrain. Je le répète, cela vient de mauvais choix. Ou, quand ils sont bons, cela vient d’une mauvaise exécution sur un jeu au pied où on redonne directement le ballon dans les bras de l’adversaire. Ça peut aussi venir d’une action où on doit écarter pour jouer au large et on ne le fait pas ; ou alors, on annonce des choses et au dernier moment on change. Une multitude de détails qu’il faut régler. Et pour cela, chacun doit augmenter ses exigences personnelles."

Certes, mais on vous sent parfois sans solution offensivement, où votre jeu est souvent stéréotypé et donc, facilement lisible pour vos adversaires…

P.B : "Pourtant notre système est fait pour nous apporter beaucoup de solutions et déstabiliser les défenses adverses. Mais si on ne le fait pas à fond… C’est un jeu où il faut toujours trouver de l’avancée. Et donc, si on n’avance pas et qu’en plus, on se trompe dans les choix en bafouant le système et notre rugby, c’est certain qu’on n’y arrivera pas."

PRO D2 - Pierre Bérard (Béziers) receptionne un ballon

PRO D2 - Pierre Bérard (Béziers) receptionne un ballonIcon Sport

Avez-vous senti cette semaine, une plus grande implication du groupe aux entraînements ?

P.B : "Oui, on s’entraîne dur car nous sommes conscients de notre situation après deux défaites assez lourdes. Je ne pense pas qu’il y ait besoin de se dire trop les choses. Chacun doit rester dans son rôle, à sa place et se remettre dans le collectif. Car il n’y a que par lui qu’on pourra s’en sortir. A nous de la fermer et nous mettre au boulot sérieusement."

Quel regard portez-vous sur les Grenoblois ?

P.B : "Grenoble est une grosse équipe qui joue clairement la montée en Top14. Tout le monde connaît leurs qualités : un jeu de trois-quarts bien léché, deux joueurs comme Selponi et Taufa qui font un gros début de saison, devant c’est costaud… Il faudra donc bien jouer et surtout, éviter de commettre des erreurs qui facilitent le travail de la défense et de l’attaque adverses. Au moindre cadeau offert, il y aura immédiatement une sanction face au FCG."

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