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Coly, itinéraire d'un surdoué

Coly, itinéraire d'un surdoué
Par Rugbyrama

Le 19/02/2020 à 13:28Mis à jour Le 19/02/2020 à 13:29

PRO D2 - Arrivé de Rennes en terres landaises très jeune, Léo Coly a connu une ascension fulgurante. Déjà auteur d'une saison 2018/2019 prometteuse sous le maillot de Mont-de-Marsan, ainsi que d'une aventure prodigieuse avec les U20 du XV de France, conclue par un titre de champion du monde, le jeune demi de mêlée n'a pas tardé à confirmer les attentes placées en lui.

Malgré le fait que Léo Coly ai connu de très belles réussites récemment, il n'était pas prédestiné à entamer une carrière de haut niveau. Arrivé, dans la petite commune de Biscarrosse étant petit, il s'est d'abord intéressé au foot. Mais c'est lorsque sa bande de potes a opté pour le rugby, qu'il a décidé de leur emboîter le pas. Il débute ce sport à l'âge de 13 ans, fait ses classes de jeune au Biscarrosse Olympique Rugby, où il s'éclate. Le club montois le repère en dernière année de Crabos et prend contact avec lui pour qu'il rejoigne le centre de formation. "Au début, je n'étais pas trop partant, ce n'était pas mon objectif". Il nous explique, par ailleurs, que sa signature est fortement due à un homme : "J'ai failli ne pas signer à Mont-de-Marsan, j'étais bien avec mes copains à Biscarrosse mais Joan Caudullo, le manager du centre de formation, m'a fait changé d'avis".

Tout de suite avec les pros

C'est alors que son histoire avec les jaune et noir débute. Et quel départ canon. Profitant de la blessure d'un joueur, à son poste, dès le début de la saison, il intègre le groupe pro à ses 18 ans, en septembre 2018, pour ne plus jamais le quitter. Il participe à tous les entraînements. Enchaînant 4 bouts de matchs de PRO D2, entre décembre et février, il a l'heureuse surprise d'être convoqué pour participer au Tournoi des 6 Nations U20. Il nous a fait part de son ressenti à l'idée de goûter aux Bleuets pour la première fois : "Beaucoup d'émotions et une grande fierté, je voulais profiter de tous les moments que j'allais passer, jamais je n'aurais pensé que ça allait continuer avec la Coupe du monde." Après cette parenthèse enchantée, il a fini la saison 2018/2019 en jouant principalement avec l'équipe B des Bleuets, il a participé à des stages en Géorgie ou encore en Espagne.

" La Coupe du monde, ça n'était même pas un objectif, c'était inimaginable ! "

S'il était plus qu'heureux lorsqu'il a évolué pour la première fois sous le maillot frappé du coq, que dire de sa réaction quand il a appris qu'il faisait partie du groupe pour disputer la Coupe du monde U20 2019, en Argentine. Il était dans la pré-liste aux côtés de deux autres demi de mêlée, mais seul deux ont eu la chance de s'envoler pour l'Amérique du Sud, dont lui. Il était l'un des seuls à ne pas avoir connu les autres catégories de jeune en Équipe de France. Mais comme il le dit si bien, il est arrivé au bon moment : "Je suis arrivé à la dernière année où je pouvais être pris chez les jeunes, et ça a été la meilleure". Il n'était pas totalement seul puisqu'il pouvait compter sur son partenaire, Alexandre De Nardi qui, lui, avait l'habitude de prendre part aux rassemblements. "D'avoir Alexandre avec moi, c'était un plus. Moi, je n'ai pas connu le parcours typique avec les sélections de jeunes, j'étais un peu le petit nouveau. Il m'a bien aidé à intégrer le groupe." Auteur de son premier essai contre les Fidjiens en phase de poule, il se retrouve titulaire en demi et en finale de la compétition. Il participe grandement au beau parcours de l'équipe.

Des promesses confirmées cette saison

Au sortir de cette superbe expérience, le joueur nous a tout de même confié que le retour à la réalité était délicat : "J'étais très content de retourner en club, j'avais un gros appétit et je voulais enchaîner les matchs, mais le début de saison a été compliqué à titre personnel comme à titre collectif". Le jeune Coly a paraphé un contrat qui se terminera en 2022, il veut s'inscrire dans la durée dans le club qui lui a fait confiance. Il est maintenant intégré pleinement au groupe et son coach, David Darricarrère, lui fait de plus en plus confiance. Preuve en est, il a consécutivement débuté 3 matchs titulaires, en ce début d'année 2020, pour autant de victoires. "Mon objectif individuel est de continuer de jouer le plus possible et de faire de bonnes prestations".

À court terme, la réception de Colomiers est un bon test pour savoir où les Montois se situent réellement. Même si l'USC reste sur 9 victoires d'affilées, Léo Coly espère l'emporter pour bonifier le bon bloc réalisé avec notamment le carton contre l'USAP (34-14). "On reste sur un bloc où on a tout le temps pris des points, donc il faudra confirmer contre Colomiers ce week-end. Perpignan est aussi arrivé en forme il y a quelques semaines, et on l'a quand même emporté. On espère réitérer la même performance". À moyen terme, même si les Montois sont encore loin des places qualificatives, l'ambition de les jouer reste intacte. "Faut qu'on prenne match après match, il faut arrêter de tout programmer pour voir ce qu'on peut gagner, on fera les comptes à la fin. Les phases finales restent dans notre viseur."

Des anciens aux bons conseils

Si Léo Coly commence à connaître les ficelles du métier, les joueurs les plus expérimentés ne sont pas avares de bonnes recommandations à son égard : "Les joueurs d'expériences m'aident dans la gestion du jeu, sur mon positionnement ou encore sur le jeu au pied d'occupation. Ils sont présents et m'épaulent. Concernant les tirs au but, je travaille depuis longtemps à ma façon, j'ai une méthode qui m'est spécifique." Il est d'ailleurs revenu sur la hiérarchie relative aux tirs aux buts : "Quand un buteur n'est pas en réussite, on peut le changer en cours de match. À Oyonnax, par exemple, c'est Yo (Yoann Laousse Azpiazu,NDLR) qui butait. Il était en difficulté et du coup, c'est moi qui ai pris les pénalités". Sa constance dans cet exercice lui a permis de rentrer dans la rotation des buteurs, que sont habituellement Danré Gerber ou Yoann Laousse.

Pour conclure, le joueur landais, nous a parlé de la façon dont il voyait le futur, avec toujours autant d'insouciance et de fraîcheur : "À terme, je veux continuer à jouer au rugby, créer des pu***** de liens avec les coéquipiers et aller le plus haut possible. Je vis saison après saison, je ne sais pas si je jouerai en Top 14 ou de Fédérale 1 plus tard, je ne me pose pas encore la question".

Pro D2 - Léo Coly (Mont-de-Marsan) contre Colomiers

Pro D2 - Léo Coly (Mont-de-Marsan) contre ColomiersIcon Sport

Par Thibaud Gouazé

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