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Un jour, un joueur : Christophe Desassis (Massy)

Desassis : "Si un club m’appelle demain, j’y réfléchirais"
Par Rugbyrama

Le 27/05/2018 à 17:21

Suite à la saison plus qu’aboutie du club de Massy, le capitaine Christophe Desassis, revient sur le maintien de son club et se confit sur son avenir.

Rugbyrama : Comment avez-vous vécu ce retour en Pro D2 avec Massy ?

Christophe Desassis : Tout a commencé avec cette année de Fédérale 1. Cette saison était plus qu’aboutie car on finit avec pas mal d’avance et une montée assurée avant la fin du championnat. Suite à cet exercice, beaucoup de jeunes ont émergé et gagné leur place au sein du groupe donc la Pro D2 s’est déroulé dans la continuité des années précédentes. L’effectif n’a presque pas changé et on a su être au rendez-vous et se maintenir malgré un championnat long et rude.

Aviez-vous la même approche du début de saison de Pro D2 que lors de votre montée en 2014 ?

C.D. : Pour ma part, ça n’a pas changé grand chose vu que c’est la troisième fois que je monte en Pro D2 avec Massy. Mais inversement, il y a beaucoup de joueurs qui n’avaient jamais connu ce niveau là. Ce qu’il y avait de différent, c’est que nous n’avions pas de pression. Lors de la première saison, c’était l’inconnu, la deuxième année on voulait se maintenir mais nous n’avons pas réussi. Mais cette année, quand il fallait gagner les matchs importants, on arrivait à le faire et c’est ça qui a fait la différence.

Steven David, Christophe Desassis et Louis Grimoldby - Massy (Massy/Carcassonne)

Steven David, Christophe Desassis et Louis Grimoldby - Massy (Massy/Carcassonne)Icon Sport

La victoire à Carcassonne lors de la première journée vous a-t-elle donné plus de confiance pour le début de saison ?

C.D. : C’est sûr. On venait de monter et on avait beaucoup d’incertitudes avec un groupe très jeune. Quand on est venu à Carcassonne, on voulait faire un coup mais on ne pensait pas que ça se déroulerait comme ça. Ce bonus offensif nous a parfaitement lancé dans le championnat et inversement pour eux qui l’ont très mal débuté. Et dans la foulée, on a fait un match solide à Grenoble avec un point de bonus défensif même si par la suite il y un petit coup d’arrêt avec cette défaite à domicile contre Montauban. Donc certes le match de Carcassonne était un de nos matchs référence mais on savait qu’il ne fallait pas se reposer là dessus.

Pour vous, quel a été le tournant de la saison ?

C.D. : Quand nous recevions deux fois d’affilée à domicile Angoulême et Narbonne, on savait que si on remportait ces deux matchs importants, on pourrait croire au maintien. On a réussi à les gagner sans qu’ils prennent de points chez nous ce qui nous a permis de prendre l’avantage.

Pensez-vous que l’expérience de votre entraîneur, Didier Faugeron, vous a aidé à franchir ce cap ?

C.D. : Oui c’est vrai que nous avons un staff très complémentaire. Didier est un très bon tacticien, il analyse très bien le jeu de l’équipe adverse. Certes son expérience nous a apporté un petit plus mais je pense que le facteur principal de notre réussite reste la magnifique solidarité du groupe. Il y a une ambiance parfaite avec tous les joueurs, il n’y a pas de groupes dans le vestiaire. Même les mecs qui ne jouent pas sont remobilisés par le groupe. C’est important.

Christophe Desassis (Massy)

Christophe Desassis (Massy)Icon Sport

C’est votre dixième année à Massy, comptez-vous rester toute votre carrière à Massy ou évoluer et découvrir le plus haut niveau ?

C.D. : Je suis très bien à Massy. J’ai beaucoup d’attaches dans la région avec ma famille, mes amis, ma compagne avec qui je suis depuis neuf ans, donc pour partir ce n’est pas facile non plus. Maintenant, la porte n’est pas fermée. J’ai signé quatre ans au club et il me reste trois années à jouer mais mon rêve est d’évoluer au plus haut niveau. Si par chance un club de Top 14 me contacte, même si je n’y crois pas trop vu mon gabarit et mon âge, j’y réfléchirais, c’est certain. Après si c’est pour signer dans un club de Pro D2, je ne vois pas trop l’intérêt. Mais après si un club m’appelle demain, j’y réfléchirais.

Propos recueillis par Paul Stanislas.

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