Midi Olympique

Pro D2 - Joël Rey (Bayonne) : "En tant que père, il y a beaucoup de fierté"

Rey : "En tant que père, il y a beaucoup de fierté"

Le 08/08/2018 à 10:36Mis à jour Le 28/08/2019 à 18:06

PRO D2 - Pour la première fois de sa carrière, Joël Rey va croiser, mercredi soir, la route de son ancien club, la Section, et de son fils, Lucas…

Rugbyrama : Quels enseignements tirez-vous de la défaite de vos joueurs face à Soyaux, jeudi dernier ?

Joël Rey : Il faut être prêt dès le début du match. On a été un peu hésitants sur l’entame, donc on a pris un essai sur interception. Après, on reprend le score, mais les joueurs n’ont pas été assez tueurs. Sur la première mi-temps, on a deux ou trois occasions pour aggraver le score et après, avec nos changements, on a été un peu moins rigoureux dans certains secteurs. À nous de continuer de travailler. Il y a eu beaucoup de ballons tombés, mais c’est un peu le lot de tout le monde en ce moment. J’ai surtout envie qu’on arrive à conserver les ballons, pour faire du jeu. Il faut que la défense soit un peu plus efficace, car on a encore pris quatre essais.

Est-ce que cette défaite, face à un club de Pro D2, est de nature à vous inquiéter avant de recevoir une écurie de Top 14 ?

J.R. : Non. L’an dernier, on a battu le Racing. Ça ne nous a servi à rien, à part se faire du bien pendant 8 jours. Là, le plus important, c’est d’être prêts sur des choses simples qui sont la conquête et la défense. Il faut essayer de se rassurer sur ça contre Pau, même si on sait que l’opposition sera solide et rapide. Si on voit des choses propres et bien préparées, on aura quelques certitudes avant notre premier match.

Justement, avec quelles ambitions abordez-vous ce match contre les Palois ?

J.R. : On veut avoir des ballons et les avoir longtemps. En terme offensif, c’est vraiment très, très important. Défensivement, il faudra se rassurer parce que c’est nécessaire. On a besoin, contre une grosse cylindrée, de montrer qu’on est prêts. Brive, ce sera aussi solide. Je ne dis pas qu’on est inquiets, il faut avoir des confirmations de tout le travail qui a été fait sur le début de saison.

Joël Rey - Entraîneur - Bayonne

Joël Rey - Entraîneur - BayonneMidi Olympique

Vous avez joué, puis entraîné la Section. Ce sera un match particulier…

J.R. : Je n’ai jamais joué contre Pau. Quand tu y es de dix à cinquante ans, ça fait bizarre. Mais pour moi, ça sera un match amical, rien d’autre. Le plus important, c’est d’arriver et d’être au niveau de la Section rapidement. Si on en a les moyens, il faut le faire.

Votre fils, Lucas, sera dans l’équipe en face…

J.R. : Au moins, un Rey gagnera mercredi soir (rires).

Vous aviez quitté la Section, à l’époque, car il arrivait en équipe première ?

J.R. : Je l’ai entraîné la dernière année pendant six mois puisqu’il était jeune, très jeune. Personnellement, je pense que j’avais fait tout ce que j’avais à faire à Pau. Il fallait passer à autre chose et l’Aviron me l’a permis. J’en suis très, très heureux. Vraiment. Pour moi, c’est une chance inespérée. Ça va me faire bizarre quand je vais voir Lucas courir en face avec un maillot différent du mien, mais ce n’est pas grave.

Quel regard portez-vous sur son évolution ?

J.R. : Honnêtement, en tant que père, il y a beaucoup de fierté. À son âge, personnellement, je n’étais pas au niveau où lui est. Il a joué très jeune. Il évolue à un très haut niveau. En tant qu'entraîneur, je vois sa progression et c’est très bien. Pour moi, la plus grande fierté est de pouvoir jouer au sein du club dans lequel tu es né. Jouer dans l’équipe fanion de ton club quand tu as été élevé là, c’est beau.

Propos recueillis par Pablo Ordas

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