Midi Olympique

Pro D2 - Petitjean : "Le plus beau des hommages à rendre à Louis serait de réussir une super saison"

Petitjean : "Le plus beau des hommages à rendre à Louis serait de réussir une super saison"

Le 11/09/2018 à 18:00

PRO D2 – Encore joueur la saison dernière à Aurillac, Maxime Petitjean est devenu entraîneur-adjoint de l’équipe cantalienne à l’intersaison. L’ex-demi d’ouverture explique notamment que les Aurillacois, handicapés par les blessures en ce début de saison, vont faire le maximum sur le terrain pour honorer au mieux la mémoire de Louis Fajfrowski, décédé le 10 août.

Rugbyrama : Le passage de joueur à entraîneur a-t-il été difficile à appréhender ?

Maxime Petitjean : Oui et non. Déjà l’année dernière quand j’étais joueur, cela m’arrivait par moments de prendre certains entraînements. J’ai toujours eu cette envie d’entraîner. C’était assez naturel pour moi. Après, est-ce que vraiment tout le monde allait me respecter dans ce que j’allais proposer ? C’était la seule chose dont j’avais un peu peur. Il y a beaucoup de joueurs avec qui j’ai joué ces dernières saisons qui sont encore là. Au final, ça se passe très bien. Je suis vraiment très satisfait.

" Il y a encore beaucoup de séquelles"

Le drame avec la mort de Louis Fajfrowski a-t-il un peu plus resserré les liens du groupe ?

M.P. : Ça a été très compliqué à gérer. Louis était un garçon apprécié de tout le monde. Ça a été vraiment une catastrophe pour le club. Ça a resserré le groupe, oui, après il y a quand même encore beaucoup de séquelles.

Pro D2 - Aurillac v Oyonnax - Tribute to Louis Fajfrowski from the Aurillac team

Pro D2 - Aurillac v Oyonnax - Tribute to Louis Fajfrowski from the Aurillac teamEurosport

Peut-on dire que cette saison vous la jouez pour lui ?

M.P. : Les joueurs se le répètent sans arrêt. Ce serait le plus beau des hommages à rendre à Louis que de réussir une super saison. Pour l’instant, c’est un peu compliqué. On essaie de composer tous les week-ends parce qu’on a dix-sept blessés depuis le début de la saison. Il nous tarde de récupérer tout le monde pour enfin démarrer comme il faut notre saison.

" Les nombreuses blessures ? C’est possible qu’on se soit trompé dans notre mode de préparation"

Ces blessures sont-elles simplement "la faute à pas de chance" ou liées à une préparation un peu trop rude ?

M.P. : C’est difficile à dire. Après, il y a beaucoup de blessures musculaires. C’est possible qu’on se soit trompé dans notre mode de préparation. Il y a aussi un peu de malchance, je pense à la fracture de la mâchoire d’Albert Valentin. Ça nous arrive à un moment où il était en pleine bourre. C’est un gros coup dur pour lui et pour l’équipe parce que c’est quelqu’un de très important.

À Angoulême, votre ailier Pierre Gaveau est resté longtemps au sol après un K.-O suivi de convulsions. Avez-vous eu peur de revivre un nouveau drame ?

M.P. : Dès qu’un joueur reste un peu au sol, on voit bien que tout le monde est marqué par ce qui s’est passé avec Louis. Bien sûr qu’on a eu peur. Après, on a quand même été vite rassurés. Quand il est parti du stade et qu’il a été évacué vers l’hôpital, Pierre avait retrouvé tous ses esprits. Il est rentré le lendemain à Aurillac. Je crois qu’il doit voir un neurochirurgien à Clermont-Ferrand dans la semaine. Il a une petite fracture derrière l’oreille. Ça nous rajoute un joueur de plus à notre longue liste des blessés.

" Je n’ai pas l’impression que les joueurs aient plus d’appréhension que ça"

Ressentez-vous désormais une appréhension chez les joueurs au moment d’entrer sur le terrain et par rapport aux contacts ?

M.P. : Non, je n’ai pas l’impression que les joueurs aient plus d’appréhension que ça. Après ce qui est arrivé à Louis, la semaine qui a suivie a, bien sûr, été très compliquée pour préparer Oyonnax. Peut-être que cela nous a permis d’avoir un petit supplément d’âme pour remporter ce match (20-19), qui était plus qu’important pour démarrer le championnat.

Maxime Petitjean

Maxime PetitjeanIcon Sport

Quel sentiment vous laissent les premiers résultats de l’équipe ?

M.P. : C’est mitigé. On voit que toutes les équipes arrivent à grappiller des points à l’extérieur et nous, pour l’instant, on en a pris 50 à Aix-en-Provence (18-48) et on ne revient avec rien du tout d’Angoulême (13-23) alors qu’on avait la possibilité de ramener un bonus défensif. C’est dommage. On a battu une grosse équipe d’Oyonnax et assuré l’essentiel contre Carcassonne (19-16).

Est-ce qu’après le deuxième bloc de matchs, vous saurez si vous pouvez viser plus que le maintien ?

M.P. Je pense, oui. On va jouer contre quatre équipes prétendantes à la montée (Nevers et Montauban à domicile, Brive et Biarritz à l’extérieur, N.D.LR.). On n’a déjà pas le droit à l’erreur à la maison et après on verra notre comportement à l’extérieur chez les grosses cylindrées, notamment lors du derby à Brive.

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