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Pro D2 - Narbonne : "Highway to Hell"

Narbonne : "Highway to Hell"
Par Rugbyrama

Le 03/06/2018 à 11:27Mis à jour Le 03/06/2018 à 11:55

Après 111 ans passés dans l’élite du rugby français le RCNM a payé une saison noire tant au niveau sportif qu’administratif qui l’envoie en Fédérale 1. Une claque pour un club qui se présentait avec des ambitions à l’aube de la saison 2017-2018.

Le chiffre : 21

Un chiffre terrible. Les Audois ont subi 21 défaites cette saison pour 7 petites victoires. Le bilan est famélique et on ne compte plus les gifles reçues par les "Orange et Noir" tout au long du championnat. Dernier depuis la 21e journée, le club qui aura connu une incroyable série de 11 matchs sans victoires entre le 12 janvier et le 6 avril. Trois staffs différents se sont succédés sur le banc du RCNM sans pouvoir enrayer une chute inexorable. Un des derniers bastions historiques du monde de l’ovalie est tombé comme tant d’autres avant lui.

La déception : La charnière introuvable

Avec 4 demis d’ouverture (Pescetto, Dut, Brett, Fournil) et 3 demis de mêlée (Rouet, Aziza, Nova) de métier sur le papier, le staff narbonnais avait l’embarras du choix. Un problème de "riche" qui s’est transformé en problème tout court tant l’instabilité à ces postes essentiels a pesé sur la saison du RCNM. C’est plus de 7 charnières différentes qui ont été testées par le club de l’Aude et aucune ne s’est vraiment imposée aux yeux des différents entraîneurs ayant défilé sur le banc de touche.

Pierre Alexandre Dut de Narbonne

Pierre Alexandre Dut de NarbonneIcon Sport

Le tournant de la saison : Le départ de Christian Labit

Christian Labit n’a pas réalisé le début de saison espéré avec un bilan plus que mitigé (2 victoires, 6 défaites, 1 nul) avant son éviction au bout de la 9e journée. Mais son arrivée à Carcassonne et l’exploit qu’il a réalisé en maintenant les joueurs de la Cité grâce à un parcours héroïque en deuxième partie de saison à fait taire les critiques. Le problème ne venait pas des qualités de Christian Labit, coach rodé aux équipes de bas de tableaux et aux opérations maintiens. D’autant plus que ses successeurs n’ont pas fait mieux puisqu’ils n’ont obtenu sur le reste du championnat que 5 victoires pour 15 défaites et 1 nul.

Christian Labit (Narbonne) - 3 mars 2017

Christian Labit (Narbonne) - 3 mars 2017Icon Sport

La décla : "La présidence de Rocky Elsom a fait du mal aux finances du club", Paul Belzons

Si Narbonne est aujourd’hui en Fédérale 1, les racines de cet échec retentissant sont sans aucun doute à chercher du côté de la présidence chaotique de l’ancien international wallaby (75 sélections) Rocky Elsom. Trois années passées à la tête du club qui resteront pour le moins opaque tant l’Australien a cultivé le secret autour de ses décisions. Une expérience qui s’est très mal finie puisque le club a dû éponger en juin 2016 un trou de près de 750 000 euros liés aux errements financiers d’Elsom. Le club ne s’est jamais vraiment relevé de cet épisode, frôlant la descente par deux fois avant de sombrer définitivement cette saison.

Bilan de la saison

À force de jouer avec le feu, Narbonne a fini par se brûler. En difficulté financière depuis la présidence calamiteuse de Rocky Elsom (2013-2016), le club audois auteur d’un recrutement prometteur n’a jamais trouvé la solution adéquate. Les "Orange et Noir" ont filé droit en enfer au cours de la pire saison que n’ait jamais connu ce club 2 fois champion de France (1936, 1979). Une descente à l’échelon inférieur qui permettra peut-être à ce bastion historique de repartir du bon pied.

Par Théo Combes

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