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Pro D2 - Mathieu Bélie : "Nevers est en train de devenir une terre de rugby"

Bélie : "Nevers est en train de devenir une terre de rugby"
Par Rugbyrama

Le 30/05/2018 à 22:00Mis à jour Le 30/05/2018 à 22:30

Le demi d’ouverture formé à Toulouse revient sur la bonne saison du promu nivernais achevé à la septième place. L’occasion de revenir avec lui sur les futures ambitions de l’équipe entraînée par Xavier Péméja.

Rugbyrama : Nevers termine septième du championnat en étant promu. Comment jugez-vous cette saison 2017-2018 ?

Mathieu Bélie : On a démarré difficilement. L’équipe était un peu dans l’inconnu, car le groupe a été renouvelé à 60-70% par rapport à la saison passée. Cela a mis du temps à se mettre en place et le collectif a dû se roder. Puis au fur et à mesure de la saison, il y a eu une forte concurrence qui s’est mise en place entre les joueurs, mais toujours dans une bonne ambiance. Cela fait qu’on arrive à atteindre cette septième place, qui était au-dessus de nos objectifs.

Hugo Fabregue - Nevers

Hugo Fabregue - NeversIcon Sport

Habituellement il y a toujours une appréhension pour les promus qui débarquent en Pro D2. Cela n’a pas été le cas avec Nevers ?

M.B. : Cette inquiétude est vite partie même si lors des premiers matchs il y avait de l’appréhension parce que l’on partait dans l’inconnu. La mayonnaise a bien pris grâce au recrutement de qualité à l’intersaison. Dans l’effectif, il y avait beaucoup de joueurs d’expériences, mais aussi des jeunes joueurs à fort potentiel. Sans compter les joueurs du club qui avaient connu pas mal d’années en Fédérale 1 et qui se sont révélés cette saison. On a été bien physiquement avec peu de pépins dans l’ensemble. Tout cela fait qu’on est monté crescendo au fil de la saison.

Les performances que vous avez réalisées face à certaines grosses écuries à domicile montrent que vous avez rapidement assimilé le niveau du championnat…

M.B. : Oui, clairement. À domicile, on a été serein grâce au public. On a tout fait pour que cela soit "chiant" de jouer à Nevers. L’équipe a été très performante à la maison contrairement à l’extérieur où, à part en fin de saison, on a été plutôt défaillant tout au long de la compétition.

Essai de Nevers

Essai de NeversEurosport

Justement au vu de votre fin de saison, n’êtes-vous pas déçu de ne pas accrocher les phases finales ?

M.B. : C’est sûr que quand vous faîtes cette fin de saison, vous vous dîtes que si vous n’aviez pas laissé échapper quelques matchs comme celui à domicile contre Béziers [12-19 lors de la 7e journée, ndlr] perdu assez bêtement et certains matchs à l’extérieur où l’on peut gagner et qu’on ne prend pas les points… Après il ne faut pas faire la fine bouche non plus, cette 7e place est super, car cela permet au club de continuer à se construire et à progresser d’année en année.

" Pour une première année en Pro D2, viser la 10e place c’est quelque chose de cohérent"

Nevers dispose du cinquième budget de Pro D2, l’objectif initial de terminer dans les 10 premiers n’était-il pas un peu "réducteur" ?

M.B. : Cet objectif de début de saison a été plutôt bien analysé. Pour moi cela n’est pas "réducteur", car il y a eu énormément de changement à l’intersaison. On a fait un départ qui n’était pas terrible. Il a fallu du caractère et de la persévérance pour bien travailler et ne pas s’effondrer. Après c’est sûr que sur la fin de saison, on peut dire qu’on n’a peut-être pas été assez ambitieux. Pour une première année en Pro D2, viser la 10e place c’est quelque chose de cohérent.

Quelles sont vos impressions sur le club de Nevers ?

M.B. : Nevers est en train de devenir une terre de rugby. En tout cas on fait en sorte que ça le devienne que cela soit la direction, le staff ou les joueurs. On veut que cela devienne un club sérieux du rugby français. [...] Il y a eu vraiment de grosses affluences au stade et on se sent soutenu. Après il y a plus de spectateurs que de supporters par rapport à d’autres clubs. Ce qui est normal puisque le club est novice au haut niveau.

Rudy Derrieux (Nevers)

Rudy Derrieux (Nevers)Icon Sport

Au niveau des infrastructures, tu as été surpris par la qualité des installations ?

M.B. : Oui, surpris. J’ai joué à Brive et Bayonne en Top 14, il y avait la moitié de ce que l’on a là. Perpignan, idem. C’est un club qui est très intelligemment géré qui ne se focalise pas uniquement sur les joueurs, mais aussi sur les infrastructures, sur les à-côtés ce qui est très agréable au quotidien pour un joueur.

Quel est l’objectif du club pour la saison prochaine ? La montée en Top 14 ?

M.B. : Non. De là à dire qu’on va jouer la montée je ne pense pas. Par contre, les ambitions vont bien sûr être plus hautes, cela sera certainement d’être dans les 8 premiers. Et pourquoi pas aller chercher une qualification. Si on fait un gros début de saison, on peut rêver...

" Je me suis senti à l’aise, tout n’a pas été parfait, mais j’ai donné le meilleur de moi-même"

À titre personnel, tu as vécu une saison 2016-2017 quasi blanche à Perpignan, comment c’est passé ton intégration à Nevers ?

M.B. : Au début j’ai eu du mal très clairement. J’étais en manque de rythme, en manque de repères, car je n’ai quasiment pas joué pendant un an. Mentalement cela a été un peu compliqué et physiquement il fallait que je m’y remette. Après je suis monté en puissance même si j’ai eu une blessure à l’épaule qui m’a coupé un peu dans mon élan. Je me suis senti à l’aise, tout n’a pas été parfait, mais j’ai donné le meilleur de moi-même.

Cela te donne envie de continuer avec ce club ?

M.B. : Oui bien sûr, j’ai envie de continuer avec Nevers surtout quand on voit comment évolue le club avec tout ce qui est fait autour et l’engouement qu’il commence à y avoir. Quand on voit les recrues qui arrive et le fait qu’il y ait un bon groupe, une bonne ambiance tout cela me donner envie de continuer.

Propos recueillis par Théo Combes

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