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PRO D2 - Comme chaque année, Dax veut repousser l'évidence de la relégation

Comme chaque année, Dax veut repousser l'évidence de la relégation

Le 17/08/2017 à 17:49Mis à jour Le 17/08/2017 à 18:28

PRO D2 - Promis à la relégation depuis plusieurs saison, Dax est toujours bel et bien présent en Pro D2. Avec des moyens limités, les Dacquois composent comme ils le peuvent, avec le maintien en ligne de mire.

Que dire de l’US Dax avant le début d’une nouvelle saison de Pro D2 si ce n’est qu’ils font partie des favoris à la relégation. Budget, effectif, structure, l’évidence est là, et tout pousse à croire que les Landais seront du voyage vers la Fédérale 1 en fin de saison. Dax, le dernier bastion en date du rugby du Sud Ouest à vaciller devant l’arrivée des nouvelles villes du rugby professionnel. Auch, Tarbes, Albi sont passés à la trappe peu de temps avant… Dax sera le prochain. Mais l’affirmation est peut-être un peu rapide car cela fait quelques saisons maintenant que les Dacquois sont promis au monde amateur. Pourtant, ils sont toujours là. Alors pourquoi pas une année supplémentaire.

Un manque de densité

"Tout le monde en est conscient", soupire Adrien Bau. "On sait qu’on a signé dans un club ou depuis quelques années la descente est promise. C’est bien d’être encore à ce niveau-là et on essaie de pérenniser le club en Pro D2. La suite on verra, on ne sait jamais ce qu’il peut se passer. C’est une division quand même assez homogène." En matière de budget, Dax est l’un des plus petits de la division avec 4,5 millions d’euros, le même que la saison dernière. Une stagnation comme une baisse quand les promus débarquent avec des budgets de 9 millions d’euros comme c’est le cas de Nevers.

Adrien Bau - Dax

Adrien Bau - DaxIcon Sport

La saison dernière les deux promus Soyaux Angoulême et Vannes avaient réussi à se maintenir. Face à ces nouveaux concurrents armés, l’US Dax compte sur la continuité pour prendre quelques points d’avance en début de saison comme ce fut le cas l’an dernier : "On a fait un super début de saison en étant quatrième au bout de huit journées", rappelle le demi de mêlée. "Derrière on s’est écroulé l’hiver. On manque de densité par rapport à certaines équipes." Le manque de moyens se fait sentir au niveau de l’effectif. La première économie a été de ne pas dépenser pour remplacer le départ du directeur sportif Jérôme Daret parti s’occuper de l’équipe de France à 7. Raphaël Saint André a désormais la double casquette de manager et entraîneur.

" On a une équipe qui est un peu moins costaude que les autres alors on essaie de déplacer nos adversaires"

Côté joueur, les 13 départs (10 pros et 3 espoirs) ont été compensés par 9 arrivées seulement (5 pros et 4 espoirs). "On tourne à 33-34 joueurs sur une saison quand les autres tournent à 45-46", note Saint André qui devra encore une fois puiser chez les Espoirs pour faire la saison. Une formation Dacquoise qui, si elle ne donne plus d’internationaux, donne encore de bons joueurs pouvant permettre au club de se maintenir. Le jeune centre Olivier Klemenczak est de ceux-là.

Les Fêtes de Dax interdites

Avec des moyens limités pour la division, Dax ne voit son salut que par le jeu. "On a une équipe qui est un peu moins costaude que les autres alors on essaie de déplacer nos adversaires. Ce sera notre salut", affirme Saint-André. "Ça fait deux ans que les coachs présents essaient d’instaurer cette dynamique de jeu, de prendre les espaces", poursuit Adrien Bau. "On n’a pas une équipe pour casser les lignes facilement et on est obligé de déplacer le ballon. Au final on s’y retrouve dans ce jeu-là. C’est ma troisième saison ici et je prends du plaisir à jouer et c’est pour moi le plus important."

Raphaël Saint-André et Patrick Furet (Dax)

Raphaël Saint-André et Patrick Furet (Dax)Icon Sport

Contre Mont-de-Marsan (21-21) et Biarritz (défaite 33-24) en match de préparation, Dax a déjà démontré sa qualité de jeu et l’équipe semble bien en place dans son rugby. Logique lorsqu’on entend à quel point les Dacquois ont fixé comme objectif ce premier match contre Grenoble à domicile. "J’ai le sentiment que l’on est au niveau, souligne Saint-André. On a vu celui de Biarritz, maintenant, on va voir ce que la machine grenobloise est capable de faire. On s’est donné comme objectif ce premier match et on se focalise dessus. Pour une équipe comme nous avec des blocs de six matchs cette année, ça va être important de bien débuter. Quand on va arriver au creux de l’hiver, qu’il y aura des blessés, de la lassitude, on sera dans le dur."

Avant ce premier match à domicile, les Dacquois se sont éloigné de leur ville de Dax, en fête cette semaine. À l’écart, ils ont insisté sur le rugby et essayé "de gagner de la fraîcheur" dixit leur manager. "On est obligé de partir car à cinq jours d’un match aussi important que Grenoble, on ne peut pas laisser les joueurs au milieu des Fêtes de Dax. Certains joueurs vivent en centre-ville et n’auraient pas pu dormir. Et puis on essaie de ne pas trop les tenter." La fête peut bien attendre quelques heures, si dimanche, Grenoble apprend à ses dépens que Dax est bien décidé à repousser une nouvelle fois l’évidence.

Sakiusa Bureitakiyaca (Dax) - 4 novembre 2016

Sakiusa Bureitakiyaca (Dax) - 4 novembre 2016Icon Sport

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