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Match Amical - Colomiers est prêt

Colomiers est prêt
Par Rugbyrama

Le 10/08/2018 à 13:18Mis à jour Le 10/08/2018 à 17:46

MATCH AMICAL - Pour ce dernier match amical, Colomiers est allé défier Carcassonne, sur ses terres une répétition générale qui a abouti sur une victoire (18-20). l’entame de ce Pro D2. contre Aix-en-Provence, se fera avec la confiance.

Les Columérins en mode Pro D2. Face à une solide équipe carcassonnaise, les hommes d’Olivier Baragnon ont d’abord subi, puis ont pris le dessus au fil du match, toujours avec réalisme. Les premières minutes nous ont rapidement rappelé que nous étions bien à une semaine du début de ce Pro D2, tant les contacts étaient rugueux. Les Carcassonnais s’en sont donnés à coeur joie "Christian (Labit N.D.L.R.) appuie beaucoup là-dessus à l’entraînement, c’est une priorité" nous confie Andreï Ursache, capitaine de l’USC. Très indisciplinés (neuf pénalités en première mi-temps), et imprécis en conquête, c’est une première période très compliquée qu’ont vécu les Columérins. "On a fait de notre mieux, on a essayé d’être propres et d’y mettre les ingrédients" ajoute Ursache. Les ingrédients, il n’en manquait qu’un, ce fameux réalisme. Car bien que dominé, c’était Colomiers qui tournait devant à la pause (6-7).

Etcheverry, une première pleine de promesses

Si les Haut-Garonnais mènent au moment de retourner aux vestiaires, c’est notamment grâce à l’essai inscrit par Iban Etcheverry (16e). L’ailier, récent champion du Monde avec les moins de 20 ans tricolores et preté par Bordeaux, a effectué une belle première sortie. Sortie appréciée par son entraîneur, Julien Sarraute : "Iban a été fidèle à ce qu’on attendait de lui, enthousiaste en attaque, plein de bonnes intentions et attiré par la ligne."

L’essai inscrit par le joueur d’origine basque est celui d’un finisseur, il hérite d’un ballon derrière un ruck à cinq petits mètres de la ligne, et plonge entre les avants. "Ce n'est pas forcément le style d’essai que j’aime marquer, surtout que ça ne venait pas d’une action construite, un peu un essai de raccroc… Mais ça fait toujours cinq points !" avoue Etcheverry. Outre son essai, l’ailier a apprécié retrouver le rectangle vert et pouvoir prendre ses marques sous ses nouvelles couleurs : "Je n'avais pas trop de repères, je suis arrivé récemment ici, c’est tout nouveau. Mais j’avais beaucoup d’envie, je veux faire une grosse saison."

Le réveil columérin

En souffrance en première période, que ce soit sur les zones d’impact ou en mêlée fermée, les hommes d’Olivier Baragnon ont retrouvé des couleurs dans le deuxième acte. Même si c’est Pili Gaitau qui marque le premier essai de la deuxième mi-temps (44e, 11-10), ce sont bien les joueurs de Colomiers qui ont eu le dessus. Après une touche bien négociée sur les cinq mètres carcassonnais, Jaminet, autre recrue à l’aile de l’attaque columérine, concluait un mouvement initié par un ballon porté dans les 22 mètres de l’USC (47e, 11-17).

Olivier Baragnon Manager et Maxime Lafage - Colomiers

Olivier Baragnon Manager et Maxime Lafage - ColomiersIcon Sport

Quelques minutes plus tard, Girard permettait aux siens de prendre leur distance au score par une pénalité obtenue après le bon grattage de Curtis Browning, joueur phare du recrutement haut-garonnais (56e, 11-20). C’est alors au tour des Carcassonnais d’être réalistes. Deuxième incursion dans les 22 mètres adverses, et deuxième essai. C’est Thibaud Dréan, arrivé de Dax à l’intersaison qui venait récompenser le travail du paquet d’avant de l’USC après plusieurs pick and go (65e, 18-20). Il faisait bon d’être une recrue ce vendredi soir ! Au fur et à mesure que le chrono défile, la tension monte d’un cran, aussi bien sur le terrain, que dans les tribunes.

Mais en maîtrisant son sujet et sans s’affoler outre mesure, Colomiers parvenait à conserver ses deux longueurs d’avance et s’installait dans le camp carcassonnais. Score final 18-20, un succès battît sur le réalisme, clé de la réussite dans cet impitoyable Pro D2, car comme le dit Iban Etcheverry : "l’objectif cette saison, c’est le top 6 ! Enfin, c’est ce que j’ai cru comprendre en trois semaines semaines de préparation."

Par Théophile Arlet

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