Midi Olympique

Pro D2 - Bayonne : le nouveau rôle de Yannick Bru

Le nouveau rôle de Bru
Par Rugbyrama

Le 30/06/2018 à 10:54Mis à jour Le 30/06/2018 à 11:01

Nommé responsable du secteur sportif le 24 avril, Yannick Bru s’est rapidement mis au travail pour préparer la saison de l’Aviron.

En mai dernier, lorsque Yannick Bru s’est présenté pour la première fois face à la presse dans l’espace VIP de la brasserie du club, il fut rapidement interrogé sur les objectifs sportifs de l’Aviron. Sans éviter la question, à laquelle il répondit "rentrer dans les six premiers", il préféra s’attarder sur ses attentes en termes de comportement : "Moi, ce que je vous promets, c’est du travail et une attitude de l’ensemble des joueurs et du staff. Les résultats seront la conséquence de cette implication au travail". Après avoir rencontré un à un les joueurs (professionnels et espoirs) avant la reprise, l’ancien entraîneur des avants du XV de France a pu commencer à bâtir les premières pièces de son édifice.

Yannick Bru - Bayonne (Crédit : Aviron Bayonnais Rugby Pro)

Yannick Bru - Bayonne (Crédit : Aviron Bayonnais Rugby Pro)Midi Olympique

Il a d’abord voulu s’entourer de personnes complémentaires tout en gardant des bases solides dans l’organisation du secteur sportif. "J’avais le souhait d’avoir un staff étoffé, que ce soit en quantité et en qualité, dans la préparation physique, technique, médical ou logistique. Je trouve qu’il fonctionne très bien et que cela répond à ce que je souhaitais dans l’attitude, dans l’approche et dans la quantité de travail fourni. C’est une grande satisfaction car pour construire un projet qui se tienne, il faut des joueurs mais aussi des encadrants de qualité. Franchement, je remercie la direction d’avoir accepté ça. Je crois que c’est nécessaire pour évoluer dans de bonnes conditions. Je pense qu’on va donner aux joueurs un maximum de chance d’être performants".

D’adjoint à manager

Adjoint de Guy Novès au Stade toulousain entre 2007 et 2012, puis entraîneur des avants de l’équipe de France jusqu’en 2017, il endosse, cette saison, pour la première fois, le costume de manager. "Avoir les pleins pouvoirs ne fait rien, sourit l’Auscitain. J’ai côtoyé de grands managers, j’ai eu pas mal d’échanges avec eux, donc j’ai appris beaucoup de choses. Comme j’ai été dix ans adjoint, je sais ce que ressentent les miens aujourd’hui. J’essaye de me mettre à leur niveau et de garder mes convictions. Oui, j’ai le dernier mot mais j’essaye de ne pas me placer au-dessus des autres".

"Il a amené ses compétences, son expertise, note Aretz Iguiniz. Venant de l’équipe de France, il a certainement plus de spécificités, plus de détails du rugby de haut niveau. Tout est neuf, tout est beau donc, nous sommes tous à l’écoute. Tout se passe très bien mais on sait que les résultats seront déterminants". Pour mettre toutes les chances de leurs côtés, les Ciel et Blanc se baseront sur la rigueur imposée par leur manager. "Ma méthode, c’est d’essayer d’être le plus professionnel possible, d’être à l’écoute des joueurs, mais pas trop, et de garder le cap fixé avec le staff. Je veux avoir une très bonne attitude face au travail. Je ne souhaite pas chercher d’excuses. Je préfère regarder devant. On verra ce que ça donne mais pour l’instant, je suis plutôt content de l’implication de tous".

En termes de philosophie de jeu, Bru et son équipe opteront pour l’intensité. "Dans tout ce qu’on fait", précise-t-il avant de rappeler : "On tentera de récupérer un maximum de ballons. Dans le rugby moderne, ces munitions sont souvent les meilleures à exploiter". La formation fait également partie de son programme, en cette intersaison. Alors qu’une quinzaine d’espoirs effectuent la préparation physique avec le groupe professionnel, il a rencontré, à plusieurs reprises, Jean-Paul Champres (président de l’Association), Franck Lachaise et Jean-Baptiste Lartigot (entraîneurs des espoirs) pour construire "un maximum de passerelles entre les deux structures" avec "un langage commun". Un planning bien chargé pour Yannick Bru, dans son nouveau rôle de manager.

Par Pablo Ordas

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