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PRO D2 - À Bayonne, on va forcément beaucoup miser sur les jeunes

À Bayonne, on va forcément beaucoup miser sur les jeunes

Le 18/08/2017 à 14:34Mis à jour Le 18/08/2017 à 14:37

PRO D2 - Obligé de s'appuyer sur son centre de formation, l'Aviron bayonnais va presque tout miser sur ses jeunes pousses cette saison.

L’Aviron Bayonnais est parti sur un nouveau projet. Le refrain est connu à Bayonne, où le club ne cesse de se reconstruire. La dernière aventure a duré deux saisons, le temps d’une montée en Top 14, puis d’une descente en Pro D2. En cours de saison dernière, les Bayonnais ont défini les contours de leur avenir avec la formation comme axe principal de développement pour assurer leur destin dans le rugby professionnel.

Les présidents Salagoity et Devèze ont été chercher Pierre Berbizier avec pour mission de structurer l’ensemble. Mais pour l’instant, c’est bien de l’équipe professionnelle dont s’occupe en priorité l’ancien entraîneur du XV de France et du Racing, avec pour objectif de terminer dans les six premiers pour participer aux phases finales.

Pierre Berbizier nouveau manager de Bayonne

Pierre Berbizier nouveau manager de BayonneIcon Sport

Pour la formation à long terme, on verra plus tard. Mis en avant comme la pierre angulaire du projet, le centre de performance qui doit sortir de terre ressemble de plus en plus à une Arlésienne tant Salagoity et Devèze mettent tout leur talent en langue de bois pour éviter de répondre aux questions simples comme Où ? Quand ? Combien ? Qui paye ? Thomas Darracq, le directeur du centre de formation a également été remercié en ce début de saison et n’a pas encore été remplacé. Depuis quatre ans à la tête de la formation bayonnaise, le technicien a pourtant eu de bons résultats si l’on en juge par le nombre de jeunes Bayonnais qui ont aujourd’hui des contrats professionnels.

Le charme du bricoleur

La volonté de mettre en avant sa jeunesse a du charme. Mais, à Bayonne comme ailleurs, c’est la politique de ceux qui doivent bricoler. Par le passé, l’Aviron a déjà été obligé de miser sur ses talents. Le club n’a pas pu ou n’a pas voulu les retenir par la suite. Où sont-ils désormais ? Toulon pour Ollivon et Etrillard, Brive pour Ugalde, le Racing pour Chouzenoux, Mont-de-Marsan pour Otazo et Loustalot, Montauban pour Sayerse... Le prochain risque d’être le prometteur ailier Martin Laveau, qui n’a toujours pas été renouvelé alors qu’il ne lui reste qu’une année de contrat.

Martin Laveau (Bayonne)

Martin Laveau (Bayonne)Icon Sport

Bayonne compte sur sa formation, à court terme, pour le Pro D2. Dumain, Boniface, Taufa, Zabala, Ducat, Loiret, Polutele, Duputs, Heguy et Muscarditz sont les nouveaux noms de cette Aviron bayonnais, outre ceux que l’on connaît déjà un peu comme Tisseron, Labouyrie et donc Laveau. "On fait une totale confiance à nos jeunes et on ne verrait pas pourquoi on ne réussirait pas avec eux", juge Joël Rey, le nouvel entraîneur des avants bayonnais. "Ce sont des garçons qui sont depuis quelques années quart de finalistes ou demi-finalistes dans leur championnat. Il y a du potentiel. Le championnat de Pro D2 fait que l’on peut. En Top 14, c’est un peu plus tendu".

Premier de la bande à découvrir le Pro D2 dans la peau d’un titulaire, Makatuki Polutele (21 ans ; 1,92m ; 120 kg). Le joueur originaire de Nouvelle-Calédonie et arrivé en juniors à Bayonne va débuter en troisième ligne centre à Perpignan en raison des blessures de Van Lill, Davis et Beattie. "Ça commence plein fer pour Maka", sourit Joël Rey. "Il va de suite se frotter à du rude. C’est une super occasion de le lancer. On l’a dit en début de saison, on compte sur les jeunes. Il a une belle opportunité à lui de la saisir comme je l’espère beaucoup d’autres jeunes le feront tout au long de l’année". C’est l’une des conditions pour voir Bayonne atteindre son objectif de terminer dans les six.

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