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Labit : "Ma priorité est de mener l'équipe de Carcassonne à la victoire ce week-end"

Labit : "Ma priorité est de mener l'équipe de Carcassonne à la victoire ce week-end"

Le 16/03/2018 à 08:52Mis à jour Le 16/03/2018 à 09:16

Limogé par Narbonne en octobre et appelé à la rescousse un mois plus tard par Carcassonne pour sauver le club de la relégation, Christian Labit vit une saison un peu particulière. Opposé à Narbonne ce week-end, l'ancien troisième ligne pourrait réussir sa mission au détriment de son club de cœur...

Rugbyrama : Comment s'est passé la reprise avec le groupe en début de semaine après la victoire à Dax (13-18) ?

Christian LABIT : Normalement. On n'a pas changé nos habitudes. On reste dans la même philosophie. On ne va pas rendre le match qui arrive plus important que ce qu'il est. Il n'y a pas eu de changements. Pour nous, cela a plutôt été une semaine agréable et studieuse.

Le succès du week-end dernier sur la pelouse de Dax a-t-il libéré vos joueurs ?

C.L. : Obligatoirement. Quand les victoires s'enchainent, c'est quand même beaucoup plus facile. Le groupe vit les choses différemment. Rien ne vaut la victoire pour être heureux et enthousiaste. Il n'y a que la victoire qui est bonne. Il n'y a pas de belles défaites. C'est ce que j'ai essayé d'amener à ce groupe. Je déteste perdre et on ne peut pas accepter la défaite. Après, il y a forcément des défaites surtout quand on est un des plus petits budgets du championnat. On est vulnérable en termes d'approche de match mais cela n'est pas grave. On n'est pas pour autant obligé d'accepter la défaite.

Est-ce cela que vous avez principalement amené à cette équipe lors de votre arrivée ?

C.L. : Il y a beaucoup de ça mais pas que cela non plus. On ne peut pas gagner à Montauban où Vannes avec cela uniquement. Il faut aussi autre chose et peut-être un peu de manière. J'ai amené une manière de faire qui correspondait aux qualités de ce groupe. Je ne suis pas venu avec un système de jeu. Au contraire, j'ai adapté le système de jeu aux joueurs présents. J'ai un peu adapté la manière de jouer. J'ai appuyé sur les points forts tout en essayant de redresser les points faibles. C'est un tout. C'est une manière de faire qui correspondait à cette équipe.

" Cette victoire à Dax nous donne désormais le droit de croire réellement au maintien"

Le plus dur a-t-il été fait pour Carcassonne en allant gagner à Dax ?

C.L. : Bien sûr que la victoire à Dax est déterminante. C'était une étape extrêmement importante. Mais il a fallu aller à Vannes et à Montauban pour rendre cette victoire importante. Depuis mon arrivée, on n'a presque jamais eu le droit à l'erreur. On a bataillé tous les week-ends pour grappiller des points. Autrement, cette victoire à Dax n'aurait servi à rien. Ce match à Dax est un tremplin qui permet aujourd'hui à Carcassonne de respirer un peu plus. Cette victoire à Dax nous donne désormais le droit de croire réellement au maintien.

Quel est désormais le danger pour vos joueurs ?

C.L. : Celui de retomber dans nos travers et de passer à coté à cause d'un peu de suffisance. Celui aussi de connaître une certaine usure. Le système est quand même usant et fatiguant pour les joueurs. On n'a pas l'effectif d'une grosse cylindrée. Il ne faut pas de relâchement de notre part. On doit être à fond tous les week-ends.

Christian Labit (Narbonne) - 3 mars 2017

Christian Labit (Narbonne) - 3 mars 2017Icon Sport

Est-ce un peu particulier pour vous de vous retrouver face à Narbonne ?

C.L. : C'est un match atypique. Il y a six mois, j'étais encore à Narbonne. On pourrait presque penser qu'on est dans le foot. Narbonne est mon club. j'ai tout connu avec à Narbonne. Ce club m'a beaucoup appris et beaucoup donné. Et aujourd'hui, je peux être son bourreau même si cela fait un moment que le contexte est difficile. Mais désormais, j'en fait abstraction, les problèmes de Narbonne ne sont plus mes problèmes. C'est le problème des Narbonnais et des dirigeants qui sont à la tête de ce club. De mon côté, ma priorité est de mener l'équipe de Carcassonne à la victoire ce week-end. Elle serait presque synonyme de maintien. Je ne me préoccupe que de mon équipe. Malgré tout, on est conscient que cela reste un derby. Il ne faut pas le gagner avant mais sur le terrain. On ne doit pas être suffisant parce que cette équipe est toujours capable de se révéler, surtout contre nous. On doit jouer cette équipe avec tout le respect qu'elle mérite.

" J'ai énormément de peine de voir ce groupe et ce club dans cette situation"

Y-a-t-il un sentiment de revanche ?

C.L. : En toute honnêteté, le passé est le passé. Je n'ai aucun sentiment de revanche envers Narbonne. Ce club a longtemps été le mien. Narbonne restera toujours mon club de cœur. Il m'a permis d'être je joueur que j'ai été dans ma carrière. Je ne pourrais jamais l'oublier. En plus, j'ai vécu la saison dernière avec les joueurs du RCNM ce que je suis en train de vivre actuellement avec les joueurs de Carcassonne. Il ne faut pas l'oublier. Pour moi, c'est terrible parce que je me suis battu avec eux l'an passé. J'ai vécu des moments formidables avec ce groupe. J'ai énormément de peine de voir ce groupe et ce club dans cette situation. Il y avait le potentiel pour faire mieux. C'est un peu du gâchis. Je suis en partie responsable mais je suis loin d'être le seul. Malheureusement, aujourd'hui, je suis Carcassonnais. Ce n'est pas évident mais c'est comme cela.

Avez -vous des projets concernant votre avenir ?

C.L. : Pour le moment, je ne sais pas trop. J'avais des propositions avec le Stade toulousain mais cela n'est plus d'actualité. C'est dommage parce que j'avais vraiment envie de m'investir à Toulouse. J'aurais donné le maximum pour ce club. J'ai quelques propositions mais je ne veux pas me presser. Ma priorité est de sauver Carcassonne et j'aviserais par la suite. Sincèrement, je ne me prends pas trop la tête. Pour l'instant, ma priorité est le match de vendredi.

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