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La saison de Perpignan en chiffres

La saison de Perpignan en chiffres

Le 05/05/2018 à 16:47

À vingt-quatre heures de la finale de Pro D2 entre Perpignan et Grenoble, ce dimanche au stade Ernest-Wallon de Toulouse, retour sur la saison des Catalans en chiffres. Match à suivre en direct sur Eurosport 2 demain à 15h.

Tour d’horizon de la saison 2017/2018 de Perpignan. Leaders de la phase régulière, favoris au titre et à la remontée, les Catalans se sont distingués tout au long de cet exercice. Focus sur le parcours des Sang et Or à travers des chiffres plus ou moins anecdotiques.

105 essais inscrits au cours de la phase régulière

Voilà un premier chiffre qui met en lumière le gros point fort de l’Usap cette saison. Derrière une attaque particulièrement efficace, les Catalans ont planté 105 essais au cours de la phase régulière. Soit une moyenne de 3,5 réalisations par match. Loin devant Mont-de-Marsan, deuxième meilleure attaque du championnat (88 essais ; 2,9 en moyenne par match).

Perpignan a surtout franchi la barre symbolique des 100 essais inscrits au cours d’une saison. C’est le deuxième ligne Shahn Eru qui fut l’heureux élu lors de la dernière journée contre Carcassonne. Une performance rarissime pour le club catalan, puisque seuls Lyon à deux reprises (2013/14, 112 essais ; 2015/16, 118 essais) et Béziers (2006/07, 106 essais) furent plus efficaces au cours d’une saison de Pro D2.

Jean-Bernard Pujol, le plus décisif

Jean Bernard Pujol of Perpignan

Jean Bernard Pujol of PerpignanIcon Sport

Au coeur de cette orgie d’essais, aucun Catalan ne sort du lot au classement des meilleurs marqueurs du championnat. Ils sont trois, toutefois, à avoir planté neuf réalisations cette saison : Jean-Bernard Pujol, Mathieu Acebes et Jonathan Bousquet.

Avec deux fauteuils pour trois aux postes d’ailier, Jean-Bernard Pujol est moins utilisé que ses concurrents cette saison à Perpignan, mais n’en reste pas moins le plus efficace. Avec 23 matchs et 15 titularisations au compteur, Pujol inscrit un essai toutes les 150 minutes en moyenne, presque aussi bien que Lolagi Visinia, qui présente le meilleur ratio dans les rangs grenoblois (un essai chaque 144 minutes).

Mais muet depuis fin mars, l’ancien espoir du Stade Toulousain n’est pas sûr de retrouver la pelouse d’Ernest-Wallon, sur laquelle il n’a joué que huit minutes sous le maillot haut-garonnais, demain en finale. Pujol étant en balance avec le Belge Jens Torfs pour une place sur le banc des remplaçants. Verdict ce samedi à 18h pour la composition d’équipe.

Adrea Cocagi, le meilleur défenseur

Adrea Cocagi - Perpignan

Adrea Cocagi - PerpignanIcon Sport

Lui aussi pourrait prendre part au palmarès offensif de l’Usap cette saison. Mais Adrea Cocagi, auteur de 8 essais au cours de l’exercice, s’est surtout illustré par ses capacités défensives. Comme l’a révélé le journal L’Indépendant il y a quelques semaines, le trois-quart centre fidjien est le défenseur le plus précis de l’effectif perpignanais.

Avec 84% de plaquages réussis, celui que l’on surnomme le « maître-cube » de l’Usap a fait taire nombre de ses vis-à-vis cette saison. Dans un style surpuissant, et parfois au bord de la sanction, Adrea Cocagi est devenu l’une des coqueluches d’Aimé-Giral, dans la lignée de son prédécesseur Gavin Hume et de son compère Lifeimi Mafi.

Depuis son arrivée en Catalogne, l’ancien joueur de Tarbes a travaillé sa technique de plaquages auprès de Patrick Arlettaz. Des efforts qui ont semble-t-il payé cette année.

Sadek Deghmache, 32 feuilles de match !

Il n’est que le numéro deux dans la hiérarchie des demis-de-mêlée catalans, derrière l’indéboulonnable Tom Ecochard, mais Sadek Deghmache présente la particularité d’être le joueur de Pro D2 ayant été aligné sur le plus de feuilles de matchs cette saison. Demain en finale contre Grenoble, l’Usap disputera son 32e match de l’exercice 2017/2018, et le joueur de 22 ans devrait une nouvelle fois être présent pour cette échéance capitale.

Issu du centre de formation sang et or, et champion de France Espoirs en juin dernier, Sadek Deghmache a pris part à toutes les rencontres de l’équipe pro cette année. Titularisé à neuf reprises seulement, il a surtout assumé son rôle de doublure au poste de demi-de-mêlée. Précision toutefois : le remplaçant de Tom Ecochard, sur le banc à Carcassonne en début de saison puis à Montauban plus récemment n’était pas entré en jeu lors de ces deux rencontres.

Sept joueurs ont connu le Top 14 avec Perpignan

Si les Catalans ne sont plus qu’à quatre-vingts minutes du Top 14, certains d’entre eux l’ont déjà connu sous le maillot sang et or. Six joueurs de l’effectif actuel évoluaient déjà avec Perpignan en 2013-2014, saison de la relégation, et sont restés à l’Usap pendant ces quatre années de Pro D2. Il s’agit de Karl Chateau, Tom Ecochard, Lifeimi Mafi, Sione Piukala, Alasdair Strokosch et Jens Torfs.

Yohan Vivalda de Perpignan

Yohan Vivalda de PerpignanIcon Sport

À ceux-là s’ajoute Yohan Vivalda. Si le deuxième ligne n’était pas sous les couleurs catalanes lors de la descente, il a évolué avec l’Usap entre 2007 et 2012, avant de partir à Colomiers puis de revenir dans son club de coeur en Pro D2. Demain en finale, seuls Karl Chateau, Tom Ecochard et le capitaine Lifeimi Mafi seront titulaires pour tenter de boucler la boucle.

L’Usap a "perdu" quatorze joueurs au cours de la saison

Dire que Perpignan a traversé beaucoup d’aléas cette saison serait un euphémisme. En tout, pas moins de 14 joueurs ont été définitivement rayés de l’effectif pour la suite et fin de cette saison, voire même davantage pour les plus malheureux. Les talonneurs Brice Mach (32 ans) et Yann De Fauverge (21 ans) ont vu leur carrière stoppée en raison du même problème aux cervicales. Le jeune pilier Quentin Walcker est lui aussi passé tout proche de la catastrophe sur la pelouse de Nevers.

Le maître à jouer de Perpignan Jacques-Louis Potigeter, dont une maladie a été décelée après la réception de Grenoble, a lui aussi été contraint d’arrêter le rugby. L’ancien demi d’ouverture a par ailleurs été opéré il y a deux semaines.

Touchée, l’Usap l’a également été au poste de troisième ligne. L’Écossais Alasdair Strokosch (cervicales, fin de carrière) et le futur Aixois Christophe André (tibia-péroné) manquent à l’appel. Tout comme le jeune Lucas Bachelier (genou), qui n’a pas joué le moindre match cette saison. Et sans compter la suspension pour dopage du Tongien Sione Tau en début d’exercice. Un cran plus haut, c’est l’international français Romain Millo-Chluski, victime d’une rupture des ligaments croisés, qui se dirige vers une fin de carrière. Son compère Yohan Vivalda, touché aux cervicales contre Carcassonne, s’est vu priver de phases finales. Tout comme le centre Sione Piukala, miné par les blessures cette saison et victime d’une fracture de la main il y a peu.

Même les deux jokers médicaux Martin Garcia Veiga (8 minutes de jeu, luxation du coude) et Christopher Ruiz (21 minutes de jeu, tendon d’Achille) n’ont pu remplir leur mission. Une incroyable hécatombe qui ferait presque oublier le licenciement d’Alipate Ratini au cours de l’intersaison.

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