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Glas : "Les joueurs sont excités et prêts"

Glas : "Les joueurs sont excités et prêts"

Le 03/05/2018 à 16:22

En confiance après six victoires de rang dont la dernière à Montauban, Grenoble espère déjouer les pronostics en finale face à Perpignan. Même s’il sait que cela peut ne pas suffire pour l’emporter, Stéphane Glas, l’entraîneur des trois-quarts isérois, pense que le FCG répondra présent face à l’Usap. Match à suivre en direct sur Eurosport 2 dimanche à 15h.

Rugbyrama : Votre équipe vous surprend-elle encore avec ce succès (22-15) en demi-finale à Montauban qui n’était pas forcément attendu ?

Stéphane Glas : Oui et non. Je trouve qu’on avait la capacité à faire des matchs comme ça. Un match de rugby est un grand puzzle. Il faut que toutes les pièces s’assemblent. Cela n’a pas été toujours le cas. J’ai senti avant Biarritz (33-26 en barrage, Ndlr) qu’on était bien. Après cette rencontre, j’avais quelques regrets sur ce qu’on avait pu proposer. Je trouve qu’à Montauban, on a rectifié le tir. Il faut rester dans ce que l’on a fait là-bas. Perpignan est une équipe qui joue beaucoup, certainement plus que Montauban. Notre défense sera encore mise à rude épreuve ce week-end, mais si on montre de la présence à ce niveau-là on aura peut-être des bons coups à jouer.

franck Pourteau de Grenoble vs Montauban

franck Pourteau de Grenoble vs MontaubanRugbyrama

Avec votre série de six victoires, la confiance est-elle à son apogée ?

S.G. : Oui, la confiance est là, c’est certain. Il y a la série de victoires et la manière aussi. Gagner à Montauban de cette façon-là, ce n’est pas rien. Tout cela booste l’équipe. Cela donne énormément de confiance et d’énergie aux mecs. Ils sont excités et prêts. Après, ce n’est pas parce qu’on sera prêts dimanche qu'on va l’emporter. Les Catalans seront prêts aussi. Les matchs où tu es prêt et que tu perds, tu en fais aussi dans la saison. L’important est de se donner une chance de gagner.

" Je ne crois pas que physiquement on sera trop à la peine"

Vous allez disputer une troisième rencontre de phase finale de suite. Le facteur "fatigue physique" va-t-il plus entrer en ligne de compte cette fois-ci ?

S.G. : Je ne crois pas parce qu’on fait très attention. Les mecs ont bien récupéré. Je ne les vois pas fatigués du tout. La bonne dynamique fait que mentalement ils sont très présents. Depuis trois semaines, nos semaines sont très légères. On fait le même nombre d’entraînements qu’habituellement mais par contre on réduit le temps passé sur le terrain. Ils gardent beaucoup de jus et d’énergie. Très honnêtement, je ne crois pas que physiquement on sera trop à la peine dimanche.

À quel type de match vous attendez-vous face à Perpignan ?

S.G. : On s’attend à un match plutôt ouvert. Après, prévoir le scénario avant est toujours difficile surtout sur des rencontres de phase finale. Parfois, il y a la pression mentale qui entre en jeu. Quand mentalement on est un peu plus sous pression, parfois, on peut déjouer, jouer différemment.

Enzo Forletta, USAP (2016/2017)

Enzo Forletta, USAP (2016/2017)Icon Sport

L’approche de la rencontre est importante. On imagine que vous insistez beaucoup sur ce point…

S.G. : Oui, c’est important. Il ne faut pas être inhibé par l’enjeu, c’est évident. C’est parfois là que ça se gagne sur des matchs comme ça. On en a parlé, on en parle aussi beaucoup entre nous. C’est le troisième match à élimination directe. Mine de rien, en trois semaines, cela permet d’emmagasiner de l’expérience pour les gars.

"Passer une saison avec un groupe et un staff et terminer sur un titre, c’est ce qu’il y a de plus beau"

Est-ce que vous portez une attention toute particulière à la jeunesse, qui a éclos au sein du club cette année, au moment où il y a beaucoup de tension et d’enjeux, ce dont elle n’a pas forcément l’habitude ?

S.G. : On en parle collectivement. On voit bien évidemment les mecs individuellement mais ce n’est pas spécialement à propos de cette pression-là. Une fois qu’ils sont sur le terrain, c’est aussi les leaders de jeu qui doivent prendre les choses en main et les aider. Après, je trouve que sur les jeunes joueurs, quand on prend Étienne Fourcade, Franck Pourteau, Bastien Guillemin, sur les matchs de Biarritz et Montauban, il n’y a pas grand-chose à dire si ce n’est les féliciter. Je pense qu’ils sont prêts pour ces rendez-vous-là. L’âge, l’expérience, ce ne sont pas des excuses. Quand tu es un bon joueur de rugby, tu n’attends pas d’avoir 28 ans et de l’expérience pour le démontrer. Tu es bon à 20 ans, c’est tout.

Etienne Fourcade (Grenoble)

Etienne Fourcade (Grenoble)Icon Sport

Personnellement, vous êtes champion de France en titre de Pro D2, vous pouvez encore le rester…

S.G. : (sourires) Oui, effectivement. J’aimerais bien ! Ce serait une belle satisfaction personnelle mais avant tout cela nous permettrait de valider la saison, de pouvoir faire remonter le club en Top 14. Et puis, au-delà de mon cas personnel, passer une saison avec un groupe et un staff et terminer sur un titre, c’est ce qu’il y a de plus beau.

Avez-vous une formule magique ?

S.G. : Oui, bien sûr (rires). Il n’y a pas de recette miracle. Il faut être au bon endroit au bon moment avec de bons joueurs. C’est le cas à Grenoble. Cela nous permet de jouer le titre.

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