Icon Sport

Pro D2 - Soyaux-Angoulême, pourquoi ça marche ?

Soyaux-Angoulême, pourquoi ça marche ?

Le 21/09/2016 à 11:52Mis à jour Le 21/09/2016 à 11:57

PRO D2 - Promu en Pro D2, Soyaux-Angoulême effectue un début de saison remarquable avec une quatrième place après quatre journées. Avant la réception de Montauban, vendredi, Julien Laïrle a pris le temps de parler de son équipe et de lui-même, plus jeune manager de Pro D2, à 31 ans seulement.

  • L’objectif

“L’objectif que nous avons n’a pas bougé. Ça reste d’obtenir le maintien le plus tôt possible dans la saison. Nous avons vu que les saisons précédentes, il fallait entre 55 et 60 points, et entre 13 et 15 victoires pour y arriver”.

  • Le classement

“Je ne suis pas surpris tant que ça par nos résultats. Mais je vous le dit de suite, cette quatrième place, elle est anecdotique. Il reste 26 matches à jouer, qu’on va prendre les uns après les autres. C’est sûr qu’être quatrième, c’est une fierté, et qu’on préfère ce rang qu’à une quatorzième place. Si l’on regarde bien le calendrier de ce premier bloc de cinq matches, on reçoit trois fois. Sur le prochain, on va se déplacer trois fois. Donc, rien n’est fait. Et on peut très bien se retrouver avant-dernier dans cinq matches.”

  • Des joueurs venus de Fédérale 2

“Dans l’effectif actuel, on compte encore 13 joueurs de l’effectif de Fédérale 2 (champion de France lors de la saison 2013/2014). C’est la fierté du club que d’avoir pu les amener vers le plus haut niveau. Ils ne sont pas passés par des centres de formation, ont été délaissés par le monde professionnel. On a pu construire dans la continuité”.

Jean-Ric Lombard (Soyaux-Angoulême)

Jean-Ric Lombard (Soyaux-Angoulême)Icon Sport

  • Le Pro D2

“Je suis agréablement surpris par le niveau du Pro D2. C’est assez fou, avec des scores très serrés, des victoires à l’extérieur, chez des gros qui ont annoncé leur prétention. La grosse performance, on l’a fait sur le terrain de Biarritz (victoire 20-21, ndlr). Ces blocs de cinq matches, ça permet des rotations de groupes intéressantes. Ce sont des gestions différentes de la Fédérale 1, mieux séquencées, alors qu’on pouvait parfois avoir trois semaines sans match et que le problème était de motiver les gars”.

  • Un groupe qui vit bien

“Le groupe est homogène. Il y a le noyau de Fédérale 2 et les autres qui viennent d’horizons divers et variés, déjà étiquetés Pro D2. Ces disparités, c’était un peu notre crainte lors de la montée. Mais les joueurs ont vu que ce n’est pas en se tirant les uns sur les autres qu’on y arrive. Ceux avec l’expérience tirent les autres vers le haut”.

Adrien Ayestaran (Soyaux-Angoulême)

Adrien Ayestaran (Soyaux-Angoulême)Icon Sport

  • Rémy Ladauge, l’entraîneur des trois-quarts

“Avec Rémy (arrivé d’Albi, ndlr), on a eu le même parcours de joueur. Nous sommes frustrés d’avoir arrêté sur une blessure (à 19 ans seulement pour Laïrle, victime d’une fracture aux cervicales, ndlr). On s’entend très bien. Nous avons même le bagage, celui d’avoir été des joueurs stadistes (Stade toulousain, ndlr).

Avec le préparateur physique Pierre Sagot, on fonctionne en trio, sous la forme d’un staff à trois têtes même si je suis dans une position où la décision me revient. On a abordé le début de saison avec beaucoup de cohésion. Pour le moment, les résultats sont en notre faveur mais je sais que si l’on rencontre des difficultés, on se resserra encore plus. On s’est construit en se soudant”.

  • Chanzy, un public fidèle

“C’est un stade à l’anglaise avec entre 4 000 et 5 000 personnes. À chaque moment difficile, le public a su répondre présent. En montant en Pro D2, on avait un peu cette crainte pourtant, qu’après tant de victoires chez nous en Fédérale 1 et 2, que le public ne devienne intransigeant et ne montre plus son soutien en cas de défaites. Contre Béziers (victoire 21-6, ndlr), alors que le score n’était pas fait à la 70e minute, il nous a porté, propulsé avec une bronca. Ça montre son état d’esprit, et ça nous pousse”.

  • Le plus jeune manager de Pro D2

“Franchement, c’est anecdotique. Mais ça montre que l’on peut réussir dans le monde pro sans avoir eu une carrière de joueur (sourires). On sait ce que l’on doit à nos dirigeants et ça donne envie de travailler d’arrache-pied pour rester en Pro D2”.

Julien Laïrle, à droite

Julien Laïrle, à droiteIcon Sport

Pariez sur le Rugby avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313
Contenus sponsorisés
0
0