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"Pour les clubs landais, l'heure est venue de se donner les moyens d'exister au haut niveau"

"Pour les clubs landais, l'heure est venue de se donner les moyens d'exister au haut niveau"

Le 06/05/2016 à 14:36Mis à jour Le 06/05/2016 à 14:43

PRO D2 - Le derby des Landes ne sera pas seulement un match pour la suprématie départementale. Cette fois, l'opposition entre l'US Dax et le Stade montois sera nourrie d'enjeux divers. D'un côté, les Dacquois ne peuvent pas perdre pour ne pas compromettre leur chance de maintien. De l'autre, les Montois doivent l'emporter pour rester en position de se qualifier à deux journées du terme.

Un derby des Landes qui opposera deux équipes en forme. Mont-de-Marsan restant sur huit matches sans défaite et Dax sur deux succès, l'un bonifié contre Aurillac et surtout le dernier acquis sur la pelouse de Béziers. Mais parler du derby des Landes, c'est aussi évoquer ce rugby à la croisée des chemins, entre tradition et modernité. À l’instar des Basques de Bayonne et de Biarritz, les Landes se posent la question de leur avenir rugbystique au plus haut niveau. Du moins du côté de l'US Dax et de son président Jean-Christophe Goussebaire.

Comment expliquez-vous les bons résultats de votre club malgré une intersaison très compliquée ?

Jean-Christophe GOUSSEBAIRE: Cette Pro D2 est un marathon auquel on a été invité au dernier moment et après les autres. Jusqu'au bout, l'US Dax ne lâchera rien. On a forgé notre état d'esprit dans ces moments d'incertitudes en début de saison. Il y a aussi la qualité du travail accompli par les entraîneurs et tout ce qu'on a mis en place avec Jérôme Daret au niveau du fonctionnement de l'équipe. Comme la venue de Marc Dal Maso qui est venu donner ce petit coup de boost. Ça paye. On est satisfait du travail accompli, de ce que l'on fait. C'est beaucoup de travail, d'énergie.

Julien Peyrelongue (Dax)

Julien Peyrelongue (Dax)Icon Sport

Marc Dal Maso à Dax pour un match face à Mont-de-Marsan, c'est l'une des images de ce derby...

J-C.G: Il a la particularité d'avoir été pendant très longtemps à la base de la réussite du Stade montois. On a la chance d'avoir l'un des meilleurs techniciens au monde au chevet de notre équipe. Le fait qu'il soit entre les deux clubs est un symbole pour nous. Et qui sait si ça peut ouvrir des perspectives d'avenir.

Vous parlez de fusion entre Dax et Mont-de-Marsan ?

J-C.G: Je ne prononcerai jamais le mot fusion. C'est une union de l'ensemble des forces vives du territoire. Il n'y a pas que Mont-de-Marsan et Dax. Il y a Peyrehorade, Souston, Tyrosse, Mimizan, Biscarosse,... Notre département à beaucoup d'atouts et mériterait de pouvoir pérenniser son rugby coincé qu'il est entre l'UBB, la Section paloise et nos voisins basques, qui très certainement un jour passeront le cap de cette union. L'avenir du rugby est là. On parle de développer le rugby dans toute la France. Je suis convaincu qu'il faut du rugby à Lille, à Strasbourg mais il faut aussi que les places fortes demeures. Pour nous, clubs landais, l'heure est venue de se donner les moyens d'avoir la capacité d'exister dans le haut niveau.

" Les gens auraient besoin d'une équipe avec des jeunes formés du territoire en laquelle ils pourraient s'identifier "

Que voulez-vous dire par "l'heure est venue" ?

J-C.G: Nous sommes dans une période propice à ce genre de réflexion car le rugby français a besoin de réforme à tous les niveaux. On doit profiter de cette période de réflexion. Rassurez-vous, dès lundi matin, les Dacquois et les Montois seront dans les perspectives de leurs fins de saison. Mais le dire ouvertement aujourd'hui n'est pas tabou. C'est une réflexion qui doit être capable d'être menée avec l'ensemble des acteurs du rugby landais.

Pensez-vous les supporters prêts pour le grand saut ?

J-C.G: Les gens sont aujourd'hui conscients des contraintes économiques, des difficultés de tous les clubs à boucler leur budget. Les gens auraient besoin d'une équipe avec des jeunes formés du territoire en laquelle ils pourraient s'identifier et sur laquelle nous pourrions véhiculer nos valeurs. Le public pourrait facilement se réunir autour d'un projet comme celui-là. Sachant que les championnats domestiques permettraient à nos clubs respectifs de continuer à exister sous des formes purement amateurs. Mais au moins avoir une belle équipe landaise qui pourrait être en adéquation avec les valeurs d'hier, d'aujourd'hui et surtout de demain. Il faut bâtir le rugby de demain.

Avez-vous un petit mot pour les Montois avant ce match ?

J-C.G: Bienvenue chez vous à Dax. C'est d'abord le rendez-vous des Landais. Que le meilleur gagne. Nous seront faire honneur à leur statut de favoris. J'ai hâte d'y être parce qu'il y aura près de 800 partenaires présents, une belle fréquentation, la télévision. Tout est là pour montrer que dans les Landes, il y a de quoi faire avec des équipes qui veulent montrer que les traditions perdurent mais aussi deux équipes pour qui l'avenir est ouvert et qui veulent aller de l'avant. Ce sera une belle journée.

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