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Pro D2 - Demi-Finale - Perpignan-Agen: L'Usap favorie naturelle des phases finales ?

Perpignan favori naturel des phases finales ?

Le 17/05/2015 à 10:20Mis à jour Le 17/05/2015 à 10:27

La victoire obtenue à Agen il y a une semaine ne confère pas un nouveau statut à l'Usap. Les Catalans savent que la vérité d’un jour n’est pas celle de toujours. Ils en ont d'ailleurs trop souvent payés le prix.

Lorsque Jean-François Imbernon étreint Ali Strokosch à l’issue de l’entraînement, on comprend que l’Usap vit un moment un peu singulier. Quand l’une des figures tutélaires des Sang et Or glisse quelques mots à l’oreille d’un des soldats du club on devine que la discussion tourne autour de l’envie, de la fierté, de l’amour du maillot et de l’impérieuse nécessité de rester un et indivisible dimanche au moment du coup d’envoi. Cette effusion est d’autant plus lourde de sens qu’elle aurait pu ne jamais avoir lieu: dimanche dernier à quelques minutes du coup de sifflet final, Biarritz menait à Dax, Agen devançait Perpignan et envoyait du même coup l’Usap en congés d’été… C’était sans compter sur quelques moments de folie nés de l’orgueil landais et de la hargne catalane. Bref malgré l’adversité, Perpignan est là…

Gelez: "Aucune garantie"

Les Sang et Or ont-ils pour autant endossé le rôle de favori ? "Notre situation est peut-être plus confortable que celle d’Agen", admet François Gelez.Mais ils vont pouvoir utiliser certains leviers psychologiques que nous ne pourrons pas exploiter. Ils vont s’appuyer sur l’esprit de rébellion, le sentiment de revanche et nous serons en danger si nous croyons que ça va se faire tout seul parce que nous avons gagné la semaine dernière. Les deux équipes vont préparer ce match avec une approche et des mots différents mais encore une fois cette victoire ne nous apporte aucune garantie.

Tom Ecochard (Perpignan) face à Pau - mars 2015

Tom Ecochard (Perpignan) face à Pau - mars 2015Icon Sport

Après avoir flirté avec l’élimination jusque dans les dernières minutes de la dernière journée, l’Usap a appris que rien n’était gravé dans le marbre: "A la pause face à Agen on était mené 20-10", détaille l’entraîneur des trois-quarts, "et nous nous sommes appuyés sur le vécu collectif du groupe pour renverser la situation. Notre histoire commune doit nous permettre de ne pas retomber dans nos travers et donc de ne pas se croire arrivé. Ceux qui nous voyaient morts après Albi ne comprendraient pas qu’on perde dimanche face à Agen; pourtant c’est une possibilité."

Gérer ses émotions

Les Catalans ne sont donc pas prêts à endosser le costume de favori. Le manager Alain Hyardet prévient: "On s’est envoyé un signal à nous-même. On a eu deux matchs difficiles à Aurillac et face à Albi et nous devions inverser la tendance ; le meilleur moyen de le faire c’était de gagner un match "éliminatoire" à l’extérieur. Nous l’avons fait et ça veut dire que collectivement nous avons des ressources".

" On s’est envoyé un signal à nous-même (Hyardet)"

Et pour ne pas brûler ces ressources, il faut maintenant s’occuper de soi, gérer ses émotions et faire fi de l’effervescence naissante. Pourtant sourire aux lèvres, le capitaine Guillaume Vilaceca évoque son arrivée à l’entraînement lundi matin: "Quand vous arrivez au stade et que vous voyez la queue devant la billetterie ça veut dire que le match suivant n’est pas comme les autres. C’est à ce genre de détails qu’on sent que la pression monte..." Et c’est plein jusqu’à la garde qu’Aimé-Giral attendra Agen dimanche à 17h.

Dewaldt Duvenage (Perpignan) face à Albi - février 2015

Dewaldt Duvenage (Perpignan) face à Albi - février 2015Icon Sport

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