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Ngwenya (Biarritz): "On doit réagir, je n’ai pas envie de rejouer en Pro D2 l’année prochaine"

Ngwenya: "On doit réagir, je n’ai pas envie de rejouer en Pro D2 l’année prochaine"

Le 30/10/2014 à 17:16Mis à jour Le 30/10/2014 à 17:28

Tout comme le Biarritz olympique, Takudzwa Ngwenya découvre avec difficulté la Pro D2. Forts des premiers mois d’adaptation, le Biarrot qui "ne veut pas rejouer en Pro D2 l'année prochaine" juge qu’il faut "jouer ensemble, être motivé, respecter toutes les équipes" pour rejoindre le Top 14. L’ailier américain s’attend à un mois de novembre décisif pour son équipe.

Il y a beaucoup de pression sur ce match contre Perpignan à Biarritz ?

Takudzwa NGWENYA: Oui, beaucoup de pression. Ça me rappelle un peu un match de Top 14. C’est presque la même équipe que celle qu’ils avaient en Top 14, un peu comme nous. J’espère qu’on va retrouver le même jeu qu’en Top 14 ou qu'on pourra enchaîner un peu de vitesse. Parce qu’en ce moment, en Pro D2, on trouve difficile d’enchaîner le jeu avec de la vitesse, notamment à l’extérieur. Moi qui aime jouer des matchs de ce genre, ça me manque beaucoup. On a aussi beaucoup de pression car avec ce match on commence un mois de novembre qui va nous dire si on est capable de faire de belles choses ou si on sera juste moyen toute la saison.

Inconsciemment, êtes-vous plus motivé lorsque vous jouez contre les grosses équipes ?

T.G.: C’est ça le problème. Moi j’ai été Montauban et j’ai vu le match. On a cru que : "voilà c’est Montauban, ils viennent de Fédérale 1, ça va aller". Mais ce n’est pas comme ça et on n’a pas trop respecté l’adversaire. C’est le problème. Chaque fois que l’on joue contre les grosses équipes, même si on perd, ça se voit qu’il y a de l’engagement. Même moi j’ai ce défaut et je peux me dire, "ouais c’est bon ça va aller, on va gagner facilement". Alors qu’en face ça enchaîne, ça enchaîne. On doit réagir et nous les anciens d’abord, parce que je n’ai pas envie de rejouer en Pro D2 l’année prochaine. On doit jouer ensemble, être motivé, et respecter toutes les équipe et après ça va passer.

" Si on laisse aller et que l’on ne dit rien, ça va vraiment arriver comme l’an dernier"

Ce mois de novembre est donc crucial ?

T.G.: C’est sûr. On a trois matchs à la maison et on pourra essayer de rattraper d’autres équipes. On joue contre Perpignan, Agen, Massy et on va à Pau. Pau, c’est la meilleure équipe en ce moment. Perpignan, on est à bloc car on ne peut pas rater ce match. Mais je pense aussi que contre Pau ce sera un vrai challenge car quand on jouera contre eux ils devraient être à neuf sur neuf (victoires ndlr). Personnellement, j’aime les challenges pour savoir où on en est. Pau c’est une machine. Après ces quatre matchs, on saura si on va faire quelque chose, si on va remonter ou si on va rester moyen. Ce mois de novembre va tout nous dire.

Comment le groupe a réagi devant l’ultimatum du président Serge Blanco ?

T.G.: On s’est dit de rester ensemble et de ne pas commencer à dire "c’est de ta faute", sinon ça va mal finir. On sait que si un joueur a un défaut on va l’aider ou si moi j’ai un défaut quelqu’un va m’aider. On va s’entraider car je suis convaincu que si on fait les choses ensemble ça va bien se passer.

Trouvez-vous des ressemblances avec la saison dernière, celle de la descente en Pro D2 ?

T.G.: Si on laisse aller et que l’on ne dit rien, ça va vraiment arriver comme l’an dernier. C’est pour ça que les anciens comme moi - qui ont vécu les deux saisons - on a essayé de régler les choses en disant : "on sait, le président est énervé parce qu’on n’a pas de résultat et avec l’équipe que l’on a on doit faire quelque chose de bien normalement. Mais on doit rester ensemble et s’entraider. Si chacun fait son truc pendant le match, ça se voit et ça ne marchera pas".

L'ailier de Biarritz, Takudzwa Ngwenya, tente de s'arracher face à la défense d'Albi (aout 2014)

L'ailier de Biarritz, Takudzwa Ngwenya, tente de s'arracher face à la défense d'Albi (aout 2014)Icon Sport

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