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Nouveautés, équipe à suivre, recrue star, pépite... La préview de la Premiership 2021-2022 !

Nouveautés, équipe à suivre, recrue star, pépite... La préview de la Premiership 2021-2022 !
Par Rugbyrama

Le 17/09/2021 à 14:50Mis à jour Le 17/09/2021 à 14:59

PREMIERSHIP - La Premiership fait son retour ce vendredi avec un alléchant Bristol Bears - Saracens en ouverture. Nouvelles règles, format inédit, joueurs et club à suivre. Voici un aperçu de ce que la Premiership nous propose cette année.

Les nouveautés :

Nouvelle saison, nouvelles règles. La France y a déjà goûté, la Premiership n’y échappe pas. D’abord, les clubs anglais devront composer avec le 50:22. Pour rappel, si l’équipe en possession du ballon tape indirectement en touche depuis son camp dans les 22 mètres adverses, elle bénéficie du lancer. La règle du renvoi sur la ligne d’en-but s’applique aussi comme les nouvelles réglementations sur les mauls pénétrants où les joueurs sont liés avant de recevoir le ballon comme le font si souvent Exeter. Maintenant, seul un joueur peut venir se lier. D’autres règles concernant le déblayage entreront en vigueur cette saison pour protéger le gratteur des déblayages ciblant le bas du corps.

Dans l’optique de protéger l’intégrité physique des joueurs, la Premiership instaure un panel de consultants spécialistes des commotions, qui décideront si, oui ou non, un joueur qui a subi un choc peut retourner sur le terrain. Un protocole commotion à l’anglaise en somme.

Premiership - Louis Lynagh après son essai en finale.

Premiership - Louis Lynagh après son essai en finale.Icon Sport

L’équipe à suivre : les Saracens

Punis en deuxième division, les Saracens ont fait les frais d’un non-respect du salary cap la saison dernière marquant leur absence du championnat anglais et de la Champions Cup. Depuis cette relégation, le club a restructuré son effectif, toujours avec ses stars telles qu’Owen Farrell, les frères Vunipola, Maro Itoje, ou encore Elliot Daly. Mais l’équipe londonienne a aussi donné du temps de jeu à plusieurs de ses jeunes et a envoyé ses éléments les plus prometteurs en prêts dans des clubs de Premiership, un gage d’expérience et de niveau comme cela a été le cas pour Ben Earl et Max Malins à Bristol, Isiekwe à Northampton et Lozowski à Montpellier. Tous sont de retour cette saison.

Le club revient dans l’élite avec cette envie dévorante de prouver. Dans les transferts, pas de grands noms. Mais plutôt des profils atypiques. Mark McCall, le manager, n’a pas hésité à brasser large pour étoffer son effectif. Ainsi, le pilier italien Marco Riccioni et l’international samoan Theo McFarland, deuxième ligne de métier, viennent renforcer le tight-five. Avec les départs de Tom Whiteley et Alex Day, il a fallu se pencher sur la rotation des demis de mêlée. D’abord, le staff accueilli Ivan Van Zyl, ex-joueur des Bulls de 26 ans, et Ruben de Haas, 22 ans, international américain passé par les Cheetahs. Son profil intéressait le club depuis déjà quelque temps : “Nous suivons les progrès de Ruben depuis plusieurs saisons et nous sommes vraiment admiratifs de son potentiel et sa manière de jouer” s'enthousiasmait McCall à l’annonce de sa signature.

Premiership - Les Saracens après leur finale de Premiership remportée face aux Ealing Trailfinders

Premiership - Les Saracens après leur finale de Premiership remportée face aux Ealing TrailfindersIcon Sport

Le joueur à suivre : Marcus Smith

Qui d’autre ? La dernière saison de Marcus Smith a de quoi ravir. Promis à un grand avenir depuis ses débuts avec les Harlequins, le jeune ouvreur n’arrivait pas à trouver la régularité requise au haut niveau, alternant entre coups de génie et match fantôme. Et puis est venu le déclic. Champion avec les Harlequins, convoqué par Eddie Jones en sélection anglaise, et même appelé avec les Lions Britanniques et Irlandais pour la tournée en Afrique du Sud, la dernière saison de Marcus Smith a tout simplement été exceptionnelle. Avec les “Quins”, le Philippin de naissance a disputé 24 rencontres sur 26, toutes en tant que titulaire. Il comptabilise aussi 290 points et 8 essais avec son club, un chiffre record pour lui.

La saison référence que l’on attendait tous est enfin arrivée. Il confirme les promesses émises au début de sa carrière par une régularité spectaculaire et les spécialistes anglo-saxons commencent à parler de lui comme un futur titulaire du XV de la Rose. Le jeu proposé par Smith apporterait une vraie bouffée d’air frais, si ce n’est une bourrasque, dans le système de jeu mis en place par Eddie Jones moins efficace qu’il ne l’était ces précédentes années. À deux ans de la Coupe du monde 2023, le sélectionneur va-t-il continuer avec sa formule Ford en 10-Farrell en 12 ou va-t-il utiliser la fougue de Smith et le savoir-faire d’un vrai 12 ? Là est la question. Et les premières réponses devraient nous parvenir lors de la Tournée d’Automne où l’Angleterre affrontera les Tonga, l’Australie et l’Afrique du Sud.

International - Marcus Smith avec le XV de la Rose

International - Marcus Smith avec le XV de la RoseIcon Sport

La recrue star : Duhan van der Merwe

Duhan van der Merwe débarque à Worcester dans une forme étincelante. Originaire d’Afrique du Sud, cet ailier robuste de 26 ans s’est révélé aux yeux du grand public en 2020/2021. Joueur d’Édimbourg depuis 2017, l’arrière a pu être sélectionné avec l’Écosse de par ses trois ans de résidence en Écosse. Avec l’Écosse, le nouveau pensionnaire de Premiership affiche des statistiques stupéfiantes. Capé à 9 reprises, il compte 8 essais dont deux doublés.

Son efficacité n’est plus à démontrer, comme sa présence dans le XV du Chardon où il utilise parfaitement sa puissance en attaque pour se défaire des défenseurs. L’été dernier, il est même convoqué par Warren Gatland pour jouer avec les Lions Britanniques et Irlandais où il dispute 4 matchs dont toute la série face aux Springboks. Recruté avec 13 autres joueurs, le transfert de van der Merwe à Worcester traduit une volonté de viser plus haut de la part du club. Avec l’ailier écossais en tête d’affiche, Worcester s’est aussi attaché les services d’un de ses coéquipiers en sélection, le pilier Rory Sutherland.

La pépite : Jack van Poortvliet

Capitaine de l’Angleterre U20 lors du Six Nations junior en juillet, Jack van Poortvliet a décroché le titre de meilleur joueur du tournoi et remporté la compétition au détriment de nos Bleuets. Le jeune demi de mêlée a apporté une manière de jouer décomplexée avec un gabarit “grande taille” pour ce poste. Du haut de ses 1m83, le joueur aux origines néerlandaises apporte une solution de choix pour Leicester en sortie de banc.

Vif, rapide, le joueur des Tigers impressionne par sa prise d’initiative et son sens du jeu. Il est aussi gâté d’un très bon jeu au pied qu’il a utilisé pour marteler le fond de terrain français en juin dernier. Le N°9 s’est installé dans la rotation de son club. Il a disputé 14 matchs la saison dernière et ne cesse de progresser avec pour modèle l’international anglais Ben Youngs. Cette année, il croisera la route de l’Union Bordeaux-Bègles en Champions Cup. L'Angleterre tient peut-être son futur titulaire pour le XV de la Rose.

Par Gauthier Baudin

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