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Champions du monde et prêts à gratter du temps du jeu

Champions du monde et prêts à gratter du temps du jeu

Le 30/06/2019 à 15:47

MONDIAL -20 ANS - Une petite fierté ! Pour la deuxième année consécutive, l’équipe de France moins de 20 ans remporte la Coupe du monde. Après le sacre à domicile à Béziers l’an passé, les jeunes coqs ont raflé la mise en Argentine. Mais quelle place ont ces jeunes champions dans leurs différents clubs et ont-ils accès à l’élite ? Tour d’horizon.

Quelques habitués du Top 14 déjà !

Sur le groupe de 28 joueurs présents pour cette Coupe du monde, ils sont 16 à avoir disputé au moins un match de Top 14 ou de Coupe d’Europe cette saison. Dans cette catégorie, il y a les "réguliers" qui grignotent déjà du temps de jeu dans leur club.

Ainsi, Louis Carbonel (16 matchs de Top 14, 4 de Champions Cup avec Toulon), Kylian Geraci (16 matchs de Top 14 et 3 de Challenge Cup avec Grenoble), Julien Delbouis (16 matchs de Top 14 et 5 de Challenge Cup avec le Stade français), Arthur Vincent (15 matchs de Top 14, 5 de Champions Cup avec Montpellier), Jean-Baptiste Gros (15 matchs de Top 14, 4 de Champions Cup avec Toulon) et Jordan Joseph (11 matchs de Top 14, 1 de Champions Cup avec le Racing 92) ont dépassé les dix feuilles de match cette saison. Loïc Hoquet (9 matchs avec Agen, 4 en Challenge Cup) et Mathis Lebel (7 matchs de Top 14 avec le Stade toulousain) approchent ce groupe de joueurs qui ont déjà un précieux temps de jeu dans leur club.

Mondial U20 2019 - Louis Carbonel (France) auteur d'un quasi sans faute contre l'Australie en finale

Mondial U20 2019 - Louis Carbonel (France) auteur d'un quasi sans faute contre l'Australie en finaleOther Agency

Gagner de l’expérience

Ils sont ensuite 8 à avoir alterné entre catégorie espoir et brèves apparitions dans l’élite. Vincent Pinto (Section paloise), Alex Burin et Gauthier Maravat (Agen), Rayne Barka (Section paloise), Quentin Delord (LOU), Mathieu Smaili, Florent Vanverberghe et Antoine Zeghdar (Toulon). Ce dernier a joué un match de Champions Cup cette saison sous le maillot varois et il a fait le choix de rejoindre Oyonnax la saison prochaine.

"Ce que je recherche, c’est le temps de jeu, confie Antoine Zeghdar. Je pars pour cela. Je pense que le plus important, c’est d’avoir du temps de jeu, que ce soit en Pro D2 ou en Top 14 pour gagner de l’expérience. Car c’est bien beau de s’entraîner avec les pros mais si on ne joue pas, on ne s’améliore pas et on ne connait pas véritablement ce niveau. Même s’il est très bon, le niveau espoir n’a rien à voir avec celui de la Pro D2 ou du Top 14. Jouer en pro permet de faire passer un pallier. Cela va plus vite et c’est plus costaud". En Pro D2, le centre espère sûrement imiter son compère Sacha Zegueur.

Tournoi des 6 Nations U20 2019 - Sacha Zegueur (France) contre le Pays de Galles (Crédit Photo : Bruno Perrel)

Tournoi des 6 Nations U20 2019 - Sacha Zegueur (France) contre le Pays de Galles (Crédit Photo : Bruno Perrel)Midi Olympique

Le 3e ligne oyonnaxien a compilé 19 matchs, tandis qu’Alexandre De Nardi (12 matchs avec le Stade montois), Mathieu Hirigoyen (8 matchs avec Biarritz) et Leo Coly (4 matchs avec Mont-de-Marsan) font aussi leurs armes dans cette deuxième division. Au nombre de 4, ils forment donc un autre petit groupe dans cet effectif de champions. Enfin, ils sont donc 7 à avoir usé leurs crampons dans le championnat espoir cette saison : Donovan Taofifenua (Clermont), Thibault Hamonou et Paul Mallez (Stade toulousain), Mathias Haddad-Victor (Stade rochelais), Théo Lachaud (Toulon), Eli Eglaine (Grenoble) et Ethan Dumortier (LOU). Et peuvent nourrir l’espoir de frapper à la porte de l’équipe 1 prochainement.

Des espoirs de jouer ?

L’obligation d’évoluer avec un effectif plus tourné vers les Joueurs Issus de la Formation Française (JIFF) ou encore la perspective de la Coupe du monde et de quelques clubs un peu déplumés pendant cette période (le Stade toulousain et Clermont par exemple) devrait permettre à ces joueurs de glaner un peu de temps de jeu dans l’élite du rugby français dans les prochains mois. S’il est important d’avoir ces pépites en magasin, il est surtout primordial qu’elles accumulent du temps de jeu, et si possible au plus haut niveau. En Argentine, les jeunes champions ont un peu échangé sur le sujet. "Tout le monde est dans le même état d’esprit dans le groupe, reprend Antoine Zeghdar.

Antoine Zeghdar

Antoine ZeghdarIcon Sport

Bien sûr, certains jouent déjà dans de grosses équipes. Mais on n’a pas tous cette chance et le plus important reste de jouer. On trouve du temps de jeu où l’on peut en avoir. Ce n’est pas qu’une question de niveau. Parfois, il y faut un peu de chance. Certains joueurs se blessent et cela libère des places. Dans le groupe, certains avaient donc du temps de jeu en Top 14 mais nous n’y attachions pas forcément de l’importance pendant la compétition. Bien sûr, ils apportaient de l’expérience et de la confiance mais tout le monde s’écoutait. Même quand des joueurs de 2001 disaient quelque chose, le groupe était aussi à l’écoute".

2023 dans le viseur

En compagnie de la génération précédente - titrée il y a un an – ces pépites auront une nouvelle occasion de se retrouver en sélection puisque le vice-président de la FFR Serge Simon a annoncé la création d’une équipe de France 23. "Pour garantir à cette génération de talents le meilleur accompagnement vers le niveau international, nous créons une deuxième équipe de France : France 23, a-t-il annoncé à l’occasion du congrès de Nantes. Cela leur permettra de poursuivre leur parcours sur la scène internationale sous les couleurs de la France. Notre objectif : devenir champion du monde en 2023".

Donovan Taofifenua (France U20 Bleuets) contre l'Afrique du Sud

Donovan Taofifenua (France U20 Bleuets) contre l'Afrique du SudOther Agency

Jouer avec cette nouvelle équipe de France et s’imposer dans le championnat professionnel pour ensuite se retrouver sous un autre maillot frappé du coq chez les A ? "Après cette aventure, tout le monde y pense, sourit Antoine Zeghdar. Sur le moment, nous ne nous rendions pas vraiment compte de ce qui se passait. En rentrant, on s’aperçoit que l’on a fait un truc de fou, exceptionnel. Et quelques discours de dirigeants de la FFR nous ont mis l’eau à la bouche en nous disant que la Coupe du monde serait notre moment. Cela nous pousse à travailler dur pour pouvoir vivre ces moments-là". De quoi motiver encore plus ces "coquelets" à gratter des minutes en professionnel les saisons prochaines.

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