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Arthur Bonneval: "Marquer l’histoire comme la génération des champions du monde moins de 21 ans"

Bonneval: "Marquer l’histoire comme la génération des champions du monde moins de 21 ans"

Le 11/06/2015 à 17:06Mis à jour Le 11/06/2015 à 17:12

Avec l’ailier de l’équipe de France moins de 20 ans et de Toulouse, Arthur Bonneval, nous sommes revenus sur la très belle victoire des Bleuets contre l’Angleterre qui leur permet de se hisser en demi-finale du Mondial contre la Nouvelle-Zélande.

Les Tricolores ne sont plus "qu’à" deux matchs de pouvoir être titrés comme avant eux la génération 2006 des Médard, Mermoz, Tillous-Borde, Beauxis, Chouly, Ouedraogo, Guirado, Domingo... en moins de 21 ans.

Le succès contre les Anglais

Je pense qu’on a réussi à nos concrétiser nos temps forts. Dès le début du match, on a pris les Anglais à la gorge. Ils ont vu qu’on était présents. Ils se sont dit que le match n’allait pas être facile comparé au Tournoi (défaite 24-11, ndlr), où on avait fait un bon match mais où on n’avait pas été aussi bien qu'hier (mercredi) dans les temps faibles. A chaque fois qu’on était dans leur camp, on a marqué des points, sur une chandelle, une interception (les deux premiers essais de Damian Penaud, ndlr). Je pense que ça leur a fait assez mal. Quand on est devant les Anglais, on n’a pas envie de lâcher le morceau et on l’a bien fait. On a vu qu’au début de la deuxième mi-temps, ils étaient à bloc et tentaient le tout pour le tout car ils avaient pas mal de points de retard (12, ndlr). On a réussi à rester bien soudés, à fermer leur attaque et ils n’ont pas eu trop d’occasions près de notre ligne d’en-but (victoire 30-18 au final).

Ecrire une grande page du rugby français chez les jeunes

On avait vu que depuis 2011, l’équipe de France moins de 20 ans n’avait pas réussi à se qualifier pour les demi-finales. On est tous très contents, on est encore plus motivés pour la fin de la compétition. C’est sûr que quand tu perds et que tu joues des matchs de classement, tu es forcément moins dans le truc. Là, on sent que tout le monde est à fond. Notre objectif, c’est de marquer l’histoire des moins de 20 ans. On aimerait bien que notre génération marque l’histoire comme la génération des champions du monde moins de 21 ans (en 2006, ndlr), où il y avait Médard, Mermoz... Il reste deux matchs. On joue contre la Nouvelle-Zélande (lundi à 18h30 en demi-finale).

Arthur Bonneval avec le Stade toulousain en décembre 2014

Arthur Bonneval avec le Stade toulousain en décembre 2014Icon Sport

La Nouvelle-Zélande, un adversaire de prestige mais pas injouable

Dans notre poule, hormis le Japon, on n’avait que des équipes européennes (pays de Galles et Angleterre), là on va jouer une nation du Sud. On se confronte à ce qu’il y a de mieux, c’est bien pour l’expérience de tous les joueurs. […] C’est un rêve pour tout le monde de jouer les Baby Blacks, de voir le Haka, tout ça. Mais il ne pas falloir trop les regarder longtemps car eux aussi font un bon début de Coupe du monde. Je pense qu’ils sont moins impressionnants que les années précédentes mais ils sont quand même toujours là. Ils ont des individualités comme leurs ailiers, leurs troisièmes lignes. Ce sont des bons joueurs qui évoluent en Super Rugby. On a vu que les Argentins (lors du deuxième match de poule) les avaient quand même tenus (victoire néo-zélandaise 32-29 sur une pénalité à la 78e minute, ndlr). Si on est demi-finale nous aussi c’est, je pense, qu’on le mérite et qu’il y a quelque chose à faire.

Une Coupe du monde ouverte

Les Sud-Africains sont les plus impressionnants avec leur densité physique. On a vu hier (mercredi) qu’ils ont vraiment broyé les Australiens (46-13), pourtant une superbe équipe. Après, sur les matchs comme ça, tout le monde peut battre tout le monde. Il fait chaud. Si les Anglais arrivent à les déplacer, ils peuvent aussi gagner. Le tournoi est plus ouvert que jamais.

Eliott Roudil face au pays de Galles

Eliott Roudil face au pays de GallesIcon Sport

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