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Élections à la LNR : Merling et Bouscatel dos à dos

Élections à la LNR : Merling et Bouscatel dos à dos
Par Marc Duzan via Midi Olympique

Le 23/03/2021 à 09:57Mis à jour Le 23/03/2021 à 12:11

Hier soir, à l'hôtel Pullman de Paris-Bercy, vingt-huit présidents, sur les trente que compte le rugby professionnel (le patron d'Aix en Provence était retenu par des funérailles, celui de Montauban touché par le Covid 19) ont procédé à un vote à blanc afin d'anticiper le scrutin d'aujourd'hui, qui donnera le nom du successeur de Paul Goze à la tête de la Ligue Nationale de Rugby.

Selon nos informations, Vincent Merling a recueilli quatorze voix et René Bouscatel, tout autant. Ce vote à bulletin secret n'a ici qu'une valeur symbolique et traditionnellement, permet aux présidents de connaître le nom du président avant un scrutin pouvant être renversé, quelques heures plus tard, par les voix des syndicats (Tech 15, UPCR et Provale) et de la fédération. Dans l'histoire de la Ligue, c'est donc la première fois que l'élection n'est pas jouée un jour avant le scrutin.

Merling réunit son camp en urgence

Ce matin, à 8h30 et dans un salon de l'hôtel Pullman, Vincent Merling a réuni ses proches pour un ultime meeting et espère pouvoir rallier à sa cause les indécis que demeurent Bernard Pontneau (Section paloise), Jean-Claude Maillard (Montauban), Denis Philipon (Provence rugby) ou encore Jean-Baptiste Aldigé (Biarritz).

Les issues possibles

Le vote aura lieu en fin de matinée au Pullman de Bercy. Si le comité directeur choisi au préalable par les trente présidents vote pour Vincent Merling, la formule du championnat d'élite restera inchangée (Top 14), la Pro D2 restant aussi figée à seize clubs. Il est probable, aussi, que le projet de championnat du monde des clubs s'accélère et voie le jour en 2022. Si René Bouscatel est élu tout à l'heure, l'élite du rugby professionnel peut-elle passer à douze clubs ? L'ancien président du Stade toulousain fut très longtemps un défenseur du Top 12 mais dans l'interview qu'il nous accordait hier dans Midi Olympique, il disait avoir revu sa position par rapport à un resserrement de l'élite qui conduirait à une Pro D2 « mollassonne » et faite de 18 clubs. Ce pourrait être l'enjeu majeur et même la clé de l'élection : souvent dans l'ombre du Top 14, les présidents de Pro D2 ont un poid décisif dans le choix de la future composition d'équipe qui va diriger leur avenir. Et à travers eux, ils doivent deviner le futur de leur compétiition.

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