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Castaignède élu, la LNR à l’heure de la cohabitation

Castaignède élu, la LNR à l’heure de la cohabitation
Par Arnaud Beurdeley via Midi Olympique

Le 08/07/2021 à 11:01Mis à jour Le 08/07/2021 à 14:15

LIGUE - Au cours de sa traditionnelle Assemblée Générale de fin de saison, qui s’est tenue ce jeudi à Paris, la Ligue Nationale de Rugby a enregistré des changements importants au sein de son comité directeur. Explications.

Après la FFR samedi dernier, c’était au tour de la Ligue Nationale de Rugby de tenir sa traditionnelle Assemblée Générale de fin de saison. Rendez-vous avait été pris jeudi au Pullman de Bercy, dans l’est de la capitale. Au cœur de l’ordre du jour, les élections partielles au Comité Directeur avaient une importance toute particulière. Et pour cause. Quatre postes étaient à pourvoir. Quatre places très convoitées qui, selon le résultats des urnes, pouvaient faire basculer la majorité du Comité Directeur jusque-là acquise au président René Bouscatel, élu en mars dernier à la tête de l’institution. Et pour le coup, les résultats de ce jeudi plaident plutôt en faveur de l’opposition.

Au titre du collège des représentants de Top 14, c’est Simon Gillham qui a été élu au détriment de Jessica Casanova (MHR), François Rivière (Usap) s’étant retiré en amont du vote. Le président du CA Brive s’inscrit plutôt dans le camp de l’ancienne équipe dirigeante de Paul Goze, soutenu entre-autres par Pierre-Yves Revol (Castres) et Jacky Lorenzetti (Racing 92). Le deuxième poste à pourvoir l’était au titre des personnalités qualifiées extérieures. Et c’est Thomas Castaignède, ancien international qui a récolté le plus de suffrages (32 contre 26) face au président de Valence-Romans Laurent Beaugiraud, dont le club relégué en Nationale, ne lui permettait plus de postuler au Comité Directeur autrement que par ce biais. Là encore, c’est un coup dur pour la gouvernance actuelle puisque Thomas Castaignède, qui n’a plus de fonction officielle au Stade toulousain, apparaît bien plus proche de Pierre-Yves Revol que de son ancien président au Stade toulousain René Bouscatel. On le dit même en froid avec l’actuel président du champion de France en titre Didier Lacroix, actuel vice-président de la LNR.

Castaignède, Millette et Gillham élus au Comité Directeur, l’opposition sera plus forte

Enfin, dans le collège des représentants des clubs de Pro D2, quatre personnalités se faisaient face : Jean-François Fonteneau (Agen), Jean-Pierre Humbert (Bourg en Bresse), François Coville (Vannes) et Christian Millette (Aurillac). Les deux premiers figuraient dans le camp des dirigeants actuels, les deux suivants plus proches de l’opposition. Au final, ce sont Jean-François Fonteneau et Christian Millette qui siégeront au Comité Directeur.

Evidemment, force est de s’interroger sur les conséquences de ces élections partielles. Quel sera l’impact dans la gestion au quotidien de l’institution ? Sur les quatre postes à pourvoir au Comité Directeur, trois ont donc été remportés par des personnalités (Gillham, Castaignède, Millette) dont on dit qu’elles ne sont pas acquises à la présidence de René Bouscatel et de sa gouvernance. L’ancien patron du Stade toulousain va donc être contraint à une forme de cohabitation dans les mois à venir et devra faire preuve de diplomatie dans la gestion des dossiers sensibles, notamment dans les relations avec la FFR.

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