Rugbyrama

Les messages d'hommages à Jacques Verdier ne cessent d'affluer...

Les messages d'hommages à Jacques Verdier ne cessent d'affluer...
Par Midi Olympique

Le 17/12/2018 à 17:24Mis à jour Le 18/12/2018 à 09:30

Les messages à l'égard de Jacques Verdier, ancien directeur du Midi olympique qui nous a amèrement quittés ce samedi, n'ont cessé d'affluer de la part de lecteurs fidèles, de confrères journalistes ou de collaborateurs externes.

"Le rugby vit des heures sombres en ce moment et notamment avec la disparition de Jacques Verdier. Je vous présente, à toutes et à tous, mes plus sincères condoléances.Jacques était dans la lignée des grandes plumes d'Ovalie. Plus jeune, je m'étais régalé des écrits d'Henry Garcia, de Denis Lalanne et de Pierre-Michel Bonnot, dans L'Équipe. Ceux de Jacques étaient de la même encre. Surtout, chacun de ses éditoriaux était une mine d'or pour qui voulait bien s'enrichir de son vocabulaire chatoyant et de cette plume inimitable."

Antoine Deschamps, correspondant Midi Olympique (Nevers)

"J’avais pensé à vous, l’autre jour, au moment où un coach de Top 14 me disait tout le mal qu’il pensait de mes articles. Je vous revoyais, dressé derrière ce grand bureau blanc où vous étaliez tout un foutoir de livres et de feuilles orphelines, me dire, mi-amusé, mi-paternaliste : "Marco, un journaliste qui n’a pas d’ennemis est un hémiplégique. Dors tranquille.” Je vous dois beaucoup, Jacques. Et je vous le promets : je continuerai à leur faire la guerre, à tous ces clichetons doucereux que vous aviez en horreur, ces raccourcis propres au jargon sportif qui vous foutaient tellement en rogne, les soirs de relecture. Oui, c’est promis, Jacques. On n’ira pas à "dame”, on n’aplatira pas sans votre permission en "terre promise”, on fera barrage à tous ceux qui "s’y filent"”, on boycottera les "ça pique” du monde entier et, mieux encore, on fera fi des anglicismes du rugby pro. Car je vous entends d’ici, boss : Ruck ? Ça te plaît pas ou quoi, mêlée ouverte  ? Et tu crois que ça lui parle, au coiffeur de Mazamet, un "offload?” Moi, je crois surtout que vous les auriez tous étripés un par un, ces gougnafiers qui terminaient samedi votre oraison funèbre par ces quelques mots : "Rest in Peace”."

Marc DUZAN, Journaliste

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