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"Laporte et Simon ne m'aimaient pas, c'est une évidence": Novès revient sur son éviction des Bleus

"Laporte et Simon ne m'aimaient pas, c'est une évidence": Novès revient sur son éviction des Bleus
Par Rugbyrama

Le 03/03/2021 à 15:33Mis à jour Le 03/03/2021 à 15:36

A l'occasion de la sortie de son livre, "Tête haute" (éditions Hugo Sport), Guy Novès s'est confié à nos confrères de La Dépêche du Midi. L'ancien entraîneur du Stade toulousain et sélectionneur des Bleus y livre ses vérités. Et règle quelques comptes...

Après avoir traversé des moments compliqués dans sa vie personnelle, Guy Novès a écrit ce livre autobiographique en forme de mémoires. C'est ce qu'il confie à nos confrères de La Dépêche du Midi. "J'ai pris le temps de regarder dans le rétroviseur ce que j'avais pu vivre jusqu'à présent. C'est donc quelque part un livre de mémoires pour remercier tous ceux qui m'ont accompagné durant toute cette vie et particulièrement ceux qui m'ont soutenu lors de la dernière année". Des personnes qui l'ont accompagné notamment tout au long de son long procès contre la FFR et que l'ancien sélectionneur des Bleus voulait remercier. "J'avais peut-être besoin de l'exprimer, pour relever un petit peu la tête et regarder des gens dans les yeux et pouvoir dire : effectivement, vous ne m'avez pas soutenu pour rien." Une interview dont voici les temps forts.

"Dominici, il m'insulte, il me dit des choses incroyables"

En marge d'une soirée fêtant les 20 ans du titre du champion de France 1998, Christophe Dominici avait passé un coup de fil à Guy Novès en pleine nuit, sous l'effet de l'alcool. L'ancien entraîneur des Rouge et Noir raconte aujourd'hui cet épisode. "Christophe Dominici, il m'insulte, il me dit des choses incroyables sur mon portable. Je ne lui en veux pas du tout aujourd'hui mais c'est vrai que ce jour-là, c'est moi qui suis choqué." Avant de poursuivre et d'affirmer : " Plus tard, Alain Elias et Christophe m'ont appelé depuis la Normandie en me disant qu'ils avaient un respect immense pour moi, des choses plus gentilles pour me demander de les rejoindre sur l'aventure de Béziers. "

Chose qu'il n'avait pas très bien comprise. "C'est vrai que je me suis dis : "c'est quand même incroyable qu'ils m'aient parlé comme ils m'ont parlé et qu'ils me demandent de les rejoindre". Cela prouve qu'ils n'étaient pas dans leur état normal quand ils m'ont appelé en pleine nuit." Des insultes, mais aussi des critiques de la part d'ancien internationaux comme Vincent Moscato, qui déclarait que même le chauffeur du bus pourrait entraîner le Stade toulousain. Là encore, Guy Noves répond sobrement: "Dire cela, c'est effacer un petit peu l'image qu'on a pu faire avec Serge Laïrle au début quand on est quatre fois champions de France. Donc Moscato a sa façon de raconter les choses..." Mais il dit n'éprouver aucune rancoeur envers l'ancien première ligne du XV de France. "Quand il est en dehors des plateaux et qu'il est lui-même, c'est un type qui est complètement différent. Il n'est plus dans un rôle, il est lui même."

"Laporte et Simon n'étaient pas mon choix non plus"

L'idylle avec le XV de France s'est mal terminée pour Guy Novès. Il avait en effet contesté sa rupture de contrat devant les prud'hommes de Toulouse et le motif de son licenciement, en décembre 2017, pour "faute grave". "Quand Bernard Laporte et Serge SImon gagnent les élections, on se pose la question : est-ce que Guy va pouvoir travailler avec ces personnes-là ? Rien n'était acté. Tout cela reposait sur ce qu'on pouvait avoir entendu durant une certaine campagne, avec des mots durs vis-à-vis de moi. Un peu plus tard, des mots totalement différents. C'est déjà une immense surprise. Ensuite, j'ai rencontré Serge Simon qui ne m'avait pas choisi. Bernard Laporte et Serge Simon n'étaient pas mon choix non plus. "

Avant de poursuivre : "On est dans le cadre du travail et sans avoir été choisi, j'ai décidé de travailler avec eux en m'engageant comme vous savez que je suis capable de m'engager. Cette année a été très dure pour moi. Je n'avais jamais vécu ça, au Stade notamment. Obligé de les aimer... Eux ne m'aimaient pas, c'est une évidence. C'est quand même eux qui avaient les manettes et le jour où ils ont ouvert la trappe, je suis passé au travers."

Un retour sur les terrains ?

Après avoir quitté le XV de France en décembre 2017, Guy Novès n'a depuis jamais entraîné. Est-ce qu'un retour est prévu en tant que manager? L'intéressé répond : " Je suis vraiment très fier parce qu'il y a quelques jours, on m'a proposé un club de Top 14. Ça, c'est la cerise. Il y a encore des gens qui ont une immense confiance en moi pour l'avenir et sur ma façon d'aborder les choses. Mais aujourd'hui, entraîner ? Non, non. "

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