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"Le XV de France et moi, c’est un peu comme un mariage..."

"Le XV de France et moi, c’est un peu comme un mariage..."
Par Other Agency

Le 15/10/2015 à 14:31

Inscrite au sein de la Tribune des Bleus d'Orange, une supportrice du XV de France nous explique pourquoi elle vibre devant les matches de la Coupe du monde.

Le rugby, je suis tombée dedans par hasard grâce à mon oncle en 1999. Je me suis vite passionnée pour ce sport viril mais correct, et je suis devenue accro. J’ai épousé un rugbyman amateur, et j’ai très vite chaussé moi aussi les crampons. Autant dire que le rugby c’est ma religion. Je peux dire à quelques détails près où je me trouvais, et avec qui, lors des matchs historiques du XV de France.

Il n’y a que le rugby pour me mettre dans un état pareil ! A chaque match du XV de France je passe par toutes les émotions possibles et imaginables. Lors des grandes rencontres, je ne tiens pas en place. Je tourne, je vire, je bondis, je crie. Il faudrait que je compte le nombre de "allez" que je peux non pas dire, mais hurler à chaque mi-temps. Un match comme France-Nouvelle-Zélande 1999 ou 2007… J’étais à deux doigts de demander un défibrillateur tellement mon rythme cardiaque était élevé. Eh oui, moi les matchs de l’équipe de France, je les vis comme les miens, les courbatures en moins !

" Je veux voir des cannes de feu comme celles de Dominici en 1999, des regards qui tuent comme celui de Chabal en 2007..."

Pour cette Coupe du monde, j’attends de revivre des sensations identiques. Je veux voir des cannes de feu comme celles de Dominici en 1999, des regards qui tuent comme celui de Chabal en 2007, je veux voir de l’envie comme en 2011. Je veux tout simplement que l’équipe, mon équipe de France, se réveille et joue avec ses tripes comme elle sait si bien le faire.

Le Haka lors de France-Nouvelle-Zélande en 2007

Le Haka lors de France-Nouvelle-Zélande en 2007AFP

Depuis le début de la Coupe du monde 2015, j’ai un peu de mal à cerner le XV de France. Sur le papier, nous avons une des meilleures équipes du monde… Mais dans la réalité, on n’y est pas tout à fait. Bon, les matchs de poule sont finis, on efface tout et on recommence. Aucun autre choix possible: les gars, on ne se pose pas de questions, on y va. Oui ça va faire mal, et oui ce sera compliqué. Mais aucune montagne n’est infranchissable. Et puis moi j’y crois, parce que l’équipe de France n’a jamais été aussi vaillante et incroyable que contre les Néo-Zélandais.

" Je veux encore une fois sentir mon cœur s’emballer et retenir mon souffle jusqu’au coup de sifflet final"

Samedi je serai là, dans l’enceinte de ce superbe Millennium Stadium, je vais frissonner en chantant la Marseillaise, je vais trembler devant le Haka (vont-ils nous faire le Ka Mate ou le Kapa o Pango ?), je vais crier à ne plus pouvoir parler pour vous encourager ou pour pester suite à un en-avant ou une passe dans les chaussettes. Je veux me crisper à chaque départ d’un All Black vers nos 22 (attention toutefois à l’arrêter avant l’en-but !). Je veux voir des actions de folie qui se terminent en terre promise. Je veux encore une fois sentir mon cœur s’emballer et retenir mon souffle jusqu’au coup de sifflet final.

Mais quoi qu’il en soit, même si l’aventure doit s’arrêter samedi soir, je serais toujours derrière vous. Le XV de France et moi, c’est un peu comme un mariage : unis pour le meilleur, ou pour le pire !

Vanessa MADROLLE, supportrice et chroniqueuse d'un jour

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