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"La France n’attend plus que l’étincelle pour s’enflammer"

"La France n’attend plus que l’étincelle pour s’enflammer"
Par Other Agency

Le 02/10/2015 à 15:26Mis à jour Le 02/10/2015 à 19:58

Celui qui a un jour vécu une Marseillaise, un jour de match dans un stage à guichets fermés, peut comprendre le frisson et l’émotion que l’on peut ressentir, en tant qu’amoureux du ballon ovale et fervent supporter des Bleus.

Inscrite au sein de la Tribune des Bleus d'Orange, une supportrice du XV de France nous explique pourquoi elle est impatiente de vibrer avec les Tricolores durant la Coupe du monde.

"Supporter de toujours, des grands moments j’en ai vécu avec le coq mais si je devais en ressortir un seul, inévitablement, le match qui me vient à l’esprit est le quart de finale face aux Blacks en 2007. Du haka jusqu’au coup de sifflet final, j’ai ressenti une tension extrême, tout en ayant toujours l’espoir de s’en sortir vivant, il y avait tout dans cette rencontre. Nous avions une équipe magnifique, le French Flair signifiait encore quelque chose, quel bonheur de sortir cette équipe à Cardiff ! Entourée d’amis, je nous revois encore exulter, la joie et le bonheur que nous avons ressenti lorsque "Titi" a planté son essai et nous a permis de croire de nouveau au miracle … Aujourd’hui encore, j’en ai des frissons, c’était géant ! A la fin du match, tout le monde était dans la rue ou au volant de sa voiture à coups de klaxon jusqu’au bout de la nuit. Et en 2011, nous retrouvons les Blacks une nouvelle fois, pour une finale que nous n’aurions jamais dû perdre … C’est aussi ça la vie de supporter, vivre des moments de déception et de frustration pour apprécier d’autant plus les grands soirs de victoire.

Frédéric Michalak - Ouvreur de l'équipe de France - France-Canada - 1 octobre 2015

Frédéric Michalak - Ouvreur de l'équipe de France - France-Canada - 1 octobre 2015Icon Sport

"Impossible n’est pas français"

Il y a quelques jours, je suis devenue comme j’imagine beaucoup de Français, une grande fan des japonais. Ils m’ont fait vibrer face aux Springboks, qui se sont fait prendre à l’envie, la première chose à mettre quand on rentre sur le terrain ! C’est pour ce genre de moments que j’aime le rugby, c’est ce genre de rencontres qui nous passionne, à tel point que vous n’en rateriez pas une seule minute ! Aujourd’hui, nous nous retrouvons quatre années plus tard en Angleterre, pays créateur de notre sport, avec l’envie de faire mieux que la précédente édition, et cette fois-ci, il n’y a qu’un seul résultat possible, si vous voyez ce que je veux dire… Après deux matches, j’ai du mal à y croire mais comme on dit "Impossible n’est pas français" ! Match poussif contre les Italiens, nos meilleurs ennemis, compliqué face à des Roumains qui ont donné le meilleur, maintenant on oublie tout et on recommence ?

Quelques satisfactions tout de même, Morgan Parra qui à mon sens mériterait plus de temps de jeu pour s’exprimer et Brice Dulin qui aura une nouvelle fois l’occasion de se démarquer à l’aile face au Canada. Jeudi et dimanche prochain, c’est là que l’on attend les hommes de PSA, c’est là qu’ils devront nous prouver que ces quelques critiques ne sont pas fondées. Certains diront que c’est facile de tirer sur l’ambulance, mais il faut bien comprendre ce sentiment de frustration ressenti par les supporters, qui veulent avant tout s’enflammer et rêver pendant les sept semaines du Mondial. Mes très chers Bleus, si vous me lisez, sachez une chose, vos supporters n’attendent qu’une seule chose : que l’on s’enflamme, comme dans les plus belles heures de notre glorieux passé. "Allez les petits !!!", faites-nous vibrer. La France n’attend plus que l’étincelle pour s’enflammer".

Audrey GRAINDORGE, supportrice et chroniqueuse d'un jour

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