Midi Olympique

Les amicaux, ce vent de fraîcheur

Les amicaux, ce vent de fraîcheur
Par Rugbyrama

Le 31/07/2018 à 17:54Mis à jour Le 01/08/2018 à 12:12

LE STAGIAIRE MIDOL - Enfin mon heure de gloire, la chance de ma vie. J’écris. Fini de servir les cafés, terminé les heures à chercher sur la toile le résultat de la 4e division du championnat bulgare… Oui, j’écris sur Rugbyrama et j’ai une rubrique à moi pour vous faire vivre mon actu : c’est la semaine du stagiaire du Midol !

A Toulouse, sous un soleil de plomb et une chaleur suffocante, il y a comme un air de reprise qui souffle au sein de la rédaction du Midol. Chacun le sait, dès qu'août approche, ce sont toutes les équipes des championnats professionnels qui entrent en ébullition. La rédac' avec elles. Les matchs amicaux toquent à la porte et nous voilà déjà aux prémices d'un retour du "meilleur championnat du monde".

"Ici, ici, ici, moi aussi je veux toucher le Bouclier"

"Ici, ici, ici, moi aussi je veux toucher le Bouclier"Icon Sport

Souvenirs de la semaine dernière : alors que le midi, les amateurs de cyclisme s'extasiaient devant la télé à chaque attaque d'un Français ou de Quintana sur le Tour de France, les plus sérieux, eux, devaient téléphoner à je-ne-sais-combien de numéros pour dénicher la compo de Provence Rugby. Enfin, "les plus sérieux", les stagiaires quoi ! Tous désireux de se faire bien voir aux yeux des "anciens", toujours à l'affût d'un bon point marqué en coulisses. Et comme partout, le travail paie !

Pour ma première sortie, j'étais l'heureux élu : je suis parti accompagner un plus ancien couvrir le match du Stade Toulousain. Le club qui m'a fait découvrir le ballon ovale à l'époque où il dominait encore le rugby européen. Quel pied ! Tout le monde voulait être envoyé sur Colomiers-Toulouse. Les raisons sont simples : de la rédac', le stade Michel-Bendichou est à 15 minutes de voiture à peine, quand les autres envoyés spéciaux devaient se coltiner plus d'une heure de route après la journée de travail pour aller sur les pelouses de Carcassonne ou Agen. Pas évident de rentrer à minuit passé, lorsque l'on commence à 9h le lendemain matin...

"Toi mon petit stagiaire, tu mets même pas les pieds chez nous à Agen"

"Toi mon petit stagiaire, tu mets même pas les pieds chez nous à Agen"Icon Sport

L'autre raison, c'est évidemment que, sans faire offense à nos voisins du Lot-et-Garonne, un Colomiers-Toulouse en clôture du Derby est plus attrayant qu'un Agen-Soyaux devant 2000 personnes... Les souvenirs évoqués des anciennes gloires des deux clubs coulent à flot, comme les boissons euphorisantes. Le derby, un tremplin pour les jeunes à qui on donne leur chance, une bien belle journée clôturée par le match des stars, le tout embelli par la ferveur des supporters et les nombreux hot-dogs engloutis autour du stade. Tout ce que nous procurent les matchs amicaux et dont le Top 14 n'est aujourd'hui plus capable. La faute à la pression, à la concurrence et aux partenariats juteux mais contraignants. Me voilà presque nostalgique...

Mais pas le temps de rêvasser. Le passé, c'est le passé. Et cette semaine, c'est déjà reparti. Chacun se renseigne sur les matches à venir tout en espérant couvrir la rencontre de son choix. "Qui vient avec moi sur Brive face à Mont-de-Marsan ?" ; "moi je vous propose Béziers face à Agen". Les journalistes aguerris vendent chacun leur match pour emmener avec eux un stagiaire. On se croirait sur un marché provençal, tant ils semblent avoir des arguments tous plus farfelus les uns que les autres pour nous attirer dans leurs filets. Toujours plus facile d'avoir un novice sous la main quand il s'agit de faire les tâches ingrates.

"Yes les gars, c'est moi qui bouge ce week-end"

"Yes les gars, c'est moi qui bouge ce week-end"Icon Sport

Les jeux ne sont pas encore faits mais il semblerait que mon déplacement du week-end se fasse à Sauclières, dans le temple biterrois des années 80, cette année principale terre d'accueil du Challenge Vaquerin. Un honneur pour moi de pouvoir couvrir une rencontre du plus célèbre tournoi de France et, par ailleurs, de fouler la pelouse qui fut, un temps, le jardin d'Armand Vaquerin. Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître... "Le temple" vous livrera ses nouveaux secrets dès la semaine prochaine.

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